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A l’origine, en Espagne, les férias du cheval étaient de véritables foires d’échanges commerciaux, de vente et d’achat de chevaux. Les affaires se concluaient dans
des casetas, baraques en bois où l’on buvait, mangeait en musique et en danse. On voit au musée des Beaux Arts de Séville des scènes de genre du XIXème siècle montrant ces Casetas animées
d’andalouses et de musiciens. Au fil du temps, la fête a pris le dessus sur la foire marchande et la fréquentation des casetas est devenue un des buts majeurs de l’événement, un lieu de
sociabilité où les familles et les amis se retrouvent chaque année. A Jerez, l’une des principales Férias espagnoles, les casetas sont publiques, ce qui fait le charme de cette manifestation. Il
y a la caseta de la CGT, du parti PP, du PSOE, celle de la municipalité de Jerez, du Corte Ingles ou du Royal Club de Jerez. Les quotidiens, les radios et les télévisions ont aussi leurs
casetas. Chaque année un concours distingue la casetas la plus joliment décorée. L’avant-scène de la caseta avec
vue sur les allées cavalières est réservée aux membres, tandis que l’intérieur est ouvert à tous. On y boit du Sherry ou Xeres, produit localement et coupé avec de l’eau gazeuse. Protégé du
soleil, on papote en regardant le défilé des chevaux et des attelages. Le soir, place à la danse.
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Après la semaine sainte et la feria de Séville, la Feria del Caballo attire les espagnols de toutes les régions qui se rassemblent pour la parade du 10 au 17 mai, à
Jerez de la Frontera. C’est une impressionnante parade qui se déroule dans le parc réservé à cet usage à la sortie de la ville : celle des magnifiques chevaux andalous, des fiers cavaliers
et des belles andalouses. Une vraie fête populaire qui mêle les gens de toutes conditions dans une convivialité et une exubérance de couleurs, de musique et de joie rarement rencontrée dans un
autre pays européen. Étonnant aussi le contraste entre cette tradition complètement vivante, l’élégance des attelages, des cavaliers et des harnachements et l’environnement urbain un peu
« zone ». La foire est prise entre des barres d’immeubles, le train, un Luna Park et la bretelle d’accès à l’autoroute ! un contexte tout à fait normal et que l’on retrouve dans la Féria de Dos Harmanas, plus proche de Séville et qui avait lieu en même
temps. Mais c’est ainsi en Espagne, les abords des villes ont renoncé depuis longtemps à faire carte postale.
La parade des chevaux dans les allées de la féria:
Un petit air de Nadia Vodianova, l'allure fière en plus:
Harmonie de rouge très gitane:
Tout est dans l'art de la pose: la main sur les hanches, la tête haute:
Attelage aux habits rappelant le XVIIIème siècle:
Une cavalière âgée de huit ans, sanglée dans son costume à rayures roses et blanches. Chaque jour de l'année, à la sortie de l'école, elle court rejoindre son cheval pour l'entraînement:
Harmonie de beige, caramel et marron:
Démonstration de pas de danse:
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Samedi dernier, il fallait être au vernissage de l’exposition « Elusive Dreams », une bonne occasion de sortir du centre de Paris et de découvrir les
charmes du Montreuil cool. Les avantages d’être à Montreuil, que beaucoup d’artistes ont compris voilà quelques années déjà, sont importants : les vastes
espaces abordables et les jardins, aux portes de Paris. Dans un beau bâtiment qui sert habituellement de studio de tournage, Anne Israel et Xavier Gellier présentaient l’exposition conçue par
Blandine Gwizdala « Elusive dreams ». Une exposition de groupe rassemblant des œuvres d’une douzaine
d’artistes, rafraîchissante, gaie, à l’opposé des sujets sombres présentés sur les écrans de Cannes. A noter : le dispositif d’écoute de Marie Chartron, qui convie le visiteur à suivre un
parcours dans la ville et à en écouter les sons amplifiés. Les œuvres de Fabrice Langlade et Vuk Vidor et la très ludique installation de Mihael Miluvonic, un char d’assaut dont l’habitacle
intérieur est transformé en une douillette matrice maternelle.
Jusqu’au 7 mai 2009. Les Hauts du Ru. 51 rue de Vincennes. Montreuil. Métro Croix de Chavaux. Contact : Anne Israel : 06 11 78 71 01.
Mihael Miluvonic. « Mothership », 2008-2009 :
Mihael Miluvonic. Intérieure de « Mothership », 2008-2009 :
Détail de l'oeuvre de Fabrice Langlade :
Vuk Vidor, « Every little piece of your life... », 1999-2006 :
Marie Charon. « Dommage collatéral », dispositif d’écoute pour audio-parcours, avce micros stéréo, 2008 :
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Dans le cycle de renouvellement de la présentation de ses collections permanentes Le Centre Pompidou a choisi un sujet qui tranche avec un exercice à priori classique qui consiste à sortir des œuvres des réserves. Ce nouvel accrochage
« permanent » se découvre davantage comme une exposition majeure consacrée à la contribution des artistes femmes à l’histoire de l’art. Avec évidemment en fond de décor une
polémique : encore une forme de ghetto ? …à l’image des cycles de cinéma de réalisatrices ou des prix littéraire au féminin. Mais finalement ce n’est pas cet aspect
« délicat » du sujet que l’on retient. Ce parcours passionnant raconte justement comment les femmes artistes ont contribué très activement à la remise en question de leur statut, à
l’interrogation sur la condition des sexes et du leur en particulier, aux rapport entre les êtres en société, et ont finalement joué un rôle « majeur » dans l’histoire récente. Il y a
dans ce parcours gigantesque, de 8 000 m2, des œuvres qui ne laissent pas indifférent, des choses violentes ou touchantes, des choses « engagées » qui reflètent le courage, la passion,
la vie ! Même si, en 2009, comme le rappellent les Guérilla girl la cote des « Elles » est loin
d’égaler celle de leurs confrères masculins.
Centre Pompidou. Paris.
Guerilla Girls :
Charlotte Moorman. « New television workshop performance, 1971 :
Orlan. Le Baiser de l’artiste, 1977 :
Agnès Thurnauer, "Six portraits grandeur nature, 2007-2009:
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Comme chaque année une compétition de mode se tient en parallèle du cinéma. Cette année Dior est vraiment en très bonne position pour remporter le prix de l’élégance, tout simplement ! Avec un style qui met en valeur la beauté des actrices, tout
simplement ! Avec des coupes et des drapés avantageux, beaucoup de bustiers, des couleurs efficaces, rouge, noir, blanc. La plus sensuelle : Monica Bellucci qui n’a pas son pareil pour
assumer la robe sirène et puis THE star Sharon Stone et aussi Du-Na-Bae, Michelle Ye, Ana Sherbibina… Juste un petit doute concernant Dita Von Teese, pas assez grande pour supporter la jupe
courte à crinoline.
Monica Bellucci:
Sharon stone:
Du-Na Bae:
Ana Sherbibina:
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C’est le deuxième volet de l’exposition double organisée par le Musée de la Renaissance et le Musée de Cluny. La commissaire de l’exposition Michèle Bimbenet-Privat
a rassemblé, à partir de prestigieux prêts consentis par des musées européens, 130 objets et œuvres d’art qui suggèrent le raffinement des pratiques de Beauté de la Renaissance. Elle a su
traduire dans un langage contemporain les recherches passionnantes et les découvertes faites à cette occasion et traduire toute la sensualité et la quête de plaisir symbolisé par ce sujet. Les
pratiques de Beauté des « renaissants » confinent à un véritable art dans lequel la simple hygiène corporelle joue un rôle secondaire. C’est à ce moment-là que s’invente le rituel de la
« Toilette », véritable cérémonie de cour qui se conçoit comme une théâtralisation de la mise en beauté de la femme. Maquillage, coiffure et ajustement du costume et des accessoires en
forment les divers actes. Les objets qui prennent part à cet art de la toilette que l’on accomplit en public deviennent de véritables œuvres d’art. Nombre de ces objets et scène de toilette
s’inspirent de la pratique des bains romains que l’on redécouvre alors. On peut notamment admirer un très délicat tapis de table de toilette, en lin fin brodé, objet qui a donné son nom à
l’ensemble du cérémonial. Et puis, des miroirs, des boules de senteurs, des petites fioles et récipients à onguents… Des tableaux précisent les usages et replacent dans un contexte réel chaque
objet. En point d’orgue de l’exposition : l’ouverture exceptionnelle de l’appartement des bains du Connétable Anne de Montmorency, témoignage architectural rare des soins du corps pendant la
Renaissance. Il se compose de deux parties principales : une étuve sèche pouvant accueillir plusieurs personnes et permettant la sudation du corps et une grande salle de bains.
Alors que l'époque contemporaine promeut la quête de "Bien-être", autant dans le design que dans la mode du Spa et de la Thalassothérapie (sans compter l'abondance de nouveautés
cosmétiques), une exposition à voir absolument ainsi que son pendant du Musée de Cluny.
Jusq'au 21 septembre 2009. Musée de la Renaissance. Château d'Ecouen.
Une des salles de l'exposition "Le Bain et le miroir":
La grande salle de bains du Château d'Ecouen:
L'étuve du Château d'Ecouen:
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C’est une double exposition organisée par Le Musée de Cluny et le Musée de la Renaissance-Château d’Ecouen et consacrée
à 2000 ans d’histoire de la beauté, des soins du corps et des cosmétiques qui a été inaugurée hier soir. Il convient de commencer cette double visite par le Musée de Cluny qui traite de la
première partie allant de l’Antiquité jusqu’au Moyen-âge. Les rites funéraires de l’Antiquité permettent de sa faire une idée très complète des pratiques de beauté de nos ancêtres gallo-romains.
De très nombreux objets évoquent la fréquentation des thermes et la délicatesse du maquillage ou de la coiffure. Les hommes ne sont pas oubliés : une section est consacrée aux objets
utilisés par la gent masculine. On peut se représenter comment ces messieurs s’enduisaient le corps d’huile avant de fréquenter le gymnasium, puis de passer dans le caldarium et enfin le
frigidarium afin de se purifier le corps. Pièce maîtresse de l’exposition : le frigidarium des thermes de Cluny, dont la restauration vient de s’achever, est ouvert au public à cette
occasion. C’est dans cet espace majestueux, plus impressionnant d’une certaine façon que les thermes d’Herculanum, que se tient la plus grande partie de l’exposition. Autre élément
impressionnant : les analyses menées à l’occasion de l’exposition des produits contenus dans diverses fioles et qui permettent de comprendre les recettes de produits de beauté de
l’antiquité.
Jusqu’au 21 septembre 2009. Musée de Cluny. 6 place Paul-Painlevé. 75005. Paris.
Le frigidarium du Musée des Thermes de Cluny:
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