Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /2008 08:00

La soirée d'inauguration de l'exposition "Dior et les artistes chinois" à la Fondation Ullens suggérait le miroir animé des visions arty du monde de la haute couture créées pour l'événement. Une sorte de défilé de robes de John Galliano portées par les invités formait comme un dialogue entre la mode "appropriée" par  les artistes et le spectacle de créations de podium réellement portées... par de vraies femmes, mais des stars et parmi les plus ravissantes: Charlize Theron, Eva Green, Marion Cotillard, Michelle Yeoh, Maggie Cheung...et une dizaine d'actrices célèbres en Extrême-Orient. Et puis aussi la foule des 350 invités, artistes, critiques, gens de la mode, gens de l'art, journalistes, photographes... Après la visite guidée par un audio guide siglé Dior, un cocktail et un dîner étaient servis dans une immense ancienne usine transfigurée par le thème rouge du décor. Dans une ambiance très animée: les chinois ne tiennent pas en place et dès le deuxième plat servi changent de table, animés d'un vif désir de communiquer !

Monsieur et Madame Ullens, Monsieur et Madame Arnault:

Eva Green:

Maggie Cheung et Marion Cotillard:

Michelle Yeoh:

En compagnie de Carrie Perrodo:






Par Florence Muller - Publié dans : Soirées
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 08:00

C'était une belle aventure que de participer à la préparation de l'exposition "Dior et les artistes Chinois" à la fondation Ullens à Pékin (en tant que consultante Mode, en compagnie de Bérénice Angremy, Consultante Art, avec Dior Haute Couture, Dior Héritage, Le Bureau Betak...). En seulement cinq mois, les équipes de Dior à Paris et de l'UCCA ont composé une exposition qui se visite comme un dialogue entre l'univers de la maison Dior dans ses aspects historiques et actuels et celui de l'art contemporain chinois. Une sorte d'exposition "d'art haute couture" selon le mot de Jérôme Sans, le commissaire et directeur artistique de l' Ullens Center for Contemporary Art. 22 artistes ont répondu au défi lancé par Bernard Arnault de livrer leur vision personnelle d'un des plus brillants symboles de la culture française et de la haute couture parisienne. L'exposition se découvre comme un voyage qui se déroule au fil d'un ruban-passerelle de bois suspendu au-dessus d'un jardin créé par Tim Yip. Les espaces dédiés à chaque artiste rassemblent leurs oeuvres face à des créations de Christian Dior, John Galliano ou Kris Van Assche. La plupart des oeuvres ont été créées pour l'exposition par les artistes appartenant aux différentes générations apparues depuis les années 80: Wang Du, Huang Rui, Zhang Huan, Zhang Xiaogang, Yan Lei, Zheng Guogu, Li Songsong, Zhang Dali, Xu Zhongmin, Lu Hao, Rongrong & Inri, Shi Jinsong, Wang Qingson, Wen Fang, Liu Jianhua, Liu Wei, Qiu Zhijie, Ma Yansong, Quentin Shi, Wang Gongxin. Le catalogue, écrit par mes soins, est publié par Dior en trois langues, français, chinois, anglais.

Jusqu'au 15 janvier 2008. Ullens Center for Contemporary Art. 798 Art District, N°4 Jiuxianqiao Lu. P.O. Box 8503. Chaoyang District. Beijing. P.R. China 100015

www.ucca.org.cn

Robe de mariée "fidélité" Christian Dior de l'hiver 1949:

Les révolutions-évolutions du tailleur "Bar" dans la ronde sans fin conçue par Xu Zhongmin, inspiré par les cycles du Samsara:

Le Géant de Zhang Huan et le portrait de John Galliano par Zhang Dali:

La Cène de Léonard de Vinci revue par Wang Qingsong:

Le thème de la Parisienne, illustré avec des robes de Christian Dior, dans la pièce conçue par Lu Hao évoquant l'hôtel particulier de l'Avenue Montaigne, siège de la maison de Haute Couture:

Une armée de silhouettes de Kris Van Assche pour Dior Homme:

Face aux hommes de Kris Van Assche, les personnages énigmatiques de Zhang Xiaogang:

L'atelier de Haute Couture de Liu Jianhua:


 

 

 

 

 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 25 novembre 2008 2 25 /11 /2008 08:00

Yohji Yamamoto a choisi la mythique rue Cambon et son voisinage de mode illustre (Chanel) pour y installer la boutique phare parisienne de sa marque. Formant l'angle de la rue du Mont Thabor, elle est aussi voisine d'un autre haut lieu Fashion, la boutique de Maria Luisa. Le blanc domine l'espace animé de panneaux d'esprit "acoustique". Ces panneaux obstruent les vitrines sur la rue, protégeant l'anonymat des clients, et conférant à l'espace une forte identité graphique. Les différentes lignes se répartissent sur trois niveaux: l'homme en bas, les bijoux en haut, la femme entre le rez-de-chaussée et le premier étage... Une soirée parisienne pleines de bulles et de belles femmes en noir, à l'image des modèles du créateur, maître de l'ombre et de la lumière.

Façade de nuit sur la rue du Mont Thabor:

Panneaux intérieurs courant le long des vitrines: 

Escalier principal menant au premier étage:

Nathalie Ours et Stéphanie Coutens:

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 24 novembre 2008 1 24 /11 /2008 08:00

Il faut faire une fois le tour du 798 Art District de Pékin pour prendre la mesure de l'ampleur de l'art chinois contemporain dans le monde. Dans tous les sens du terme: cette "friche " industrielle s'étend sur plusieurs hectares et comprend d'innombrables galeries installées dans de vastes anciennes usines. La taille des oeuvres est à la mesure du gigantisme de l'endroit, à la mesure aussi d'un pays aux proportions d'un continent. La côte des artistes chinois est également proportionnée à leur renommée sur le marché de l'art contemporain international, elle-même en proportion de leur importance sur le marché intérieur des collectionneurs chinois... ces collectionneurs achètent avant tout les oeuvres de leurs compatriotes. Des expositions intéressantes à visiter, mais aussi beaucoup de galeries très commerciales. Les artistes, qui découvert le 798, ont depuis déménagé devant la montée du prix du terrain !




Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 21 novembre 2008 5 21 /11 /2008 08:00

Stéphane Ashpool, avec la complicité du collectif PainOchocolat, a ouvert la Boutique Pigalle lors de la dernière Semaine de la Mode Parisienne, sur une très jolie place à deux pas de l'Hôtel Amour. L'univers du groupe est présenté dans un très accueillant écrin aux murs brossés au béton alternant avec des surfaces capitonnées de velours rouge. Un décor créé par le père de Stéphane en hommage aux intérieurs des "maisons" de l'ancien Pigalle. Un choix de marques créateur-streetwear, Wood Wood, North Face Tokyo, les vestes composites d'uniformes anciens remontées par Dr. Romanelli, Swagger, des Nike introuvables, des pièces dénichées à Tokyo et Berlin, les bijoux de François, l'associé de Marc Le Bihan... des choses rares qui n'ont pas manqué de séduire quelques stars du rap. La partie en façade de la boutique s'adresse aux garçons et aux hommes. La partie plus discrète au fond s'adresse aux filles et aux femmes. Avec une sélection de pièces de défilés de créateurs qui fait fi des tendances par leurs aspects avant-garde que Dushka Langhaufer, la chorégraphe bien connue des défilés de mode, a choisi grâce à son réseau professionnel et amical. C'est aussi accessoirement la mère de Stéphane. Une belle histoire de famille transgénérationelle ! 

Boutique Pigalle. 7 rue Henry Monnier. 75009 Paris. www.pigalleparis.com







 

 
Par Florence Muller - Publié dans : Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 20 novembre 2008 4 20 /11 /2008 08:00

Ce n'est pas parce que Claudia Huidobro a été une des icônes de la mode des années 80 et l'égérie de Jean Paul Gaultier qu'elle a intitulé son exposition "Juste au corps"... un mot qui pourrait rappeler le vêtement stretch qui sévissait alors. On est loin ici du monde de la mode et de ses effets de surface. Ses oeuvres récentes portent plutôt sur le décryptage du corps, le catalogage de tous ses éléments, la focalisation sur son expressivité, une analyse qui conduirait à envisager un monde intérieur dans l'intimité du corps-âme. Un corps qui souffre ou fait souffrir alternativement, dont les membres se prolongent par des pointes aigües. Ma préférence va justement à ces délicats dessins à la mine de plomb de corps à corps dangereux, de luttes dont personne ne sort gagnant. Peintures, vidéo, dessins, sculptures composent une exposition qui révèle un riche univers artistique. Au vernissage, beaucoup de monde, des amis, des collectionneurs, Jean François Lepage, Jean Paul Gaultier, Dominique Issermann...

Galerie Odile Ouizeman. 10/12 rue des Coutures Saint-Gervais. 75003 Paris. Jusqu'au 6 décembre 2008.

Claudia Huidobro à côté d'une de ses oeuvres:

Série de photographies retravaillées à l'encre, pointes de métal, peinture :


Vincent, le fils de Claudia. Dominique Issermann et claudia Huidobro de dos:
 

Un bas-relief sculpté dans du Polistirene:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 18 novembre 2008 2 18 /11 /2008 08:00

Mon dernier ouvrage publié aux éditions Assouline vient de sortir en librairie, en français et en anglais. Ce " FashionGameBook" trace les contours en concentré d'une histoire mondiale de la mode depuis une centaine d'années. Les couturiers et les grands créateurs, les marques de luxe célèbres, les phénomènes de mode importants, les icônes de la mode... tout  ce qui est indispensable (ou presque !) de savoir sur la mode à une époque où nul ne peut être assez naïf pour croire échapper à son emprise! Pour vérifier les connaissances, quelques jeux émaillent l'ouvrage. En annexe, une bibliographie et un répertoire d'écoles de mode...
Mercredi 26 novembre prochain, une dédicace est organisée à la librairie Assouline, 35 rue Bonaparte à Paris, de 18h à 21h. Je serai là et en bonne compagnie, entourée de Philippe Trétiack qui signera son livre "Megalomania" et Jean Michel Berts, avec son ouvrage "La Lumière de Tokyo".



 

Par Florence Muller - Publié dans : Livres
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 17 novembre 2008 1 17 /11 /2008 08:00

Plus que deux semaines pour visiter l'exposition I-D Soul chez Alaïa. Il ne s'agit pas d'une "rétrospective" qui rendrait compte de l'importance à travers le temps d'un des plus anciens magazines "branchés" de l'histoire de la presse de mode. L'exposition porte sur les dix dernières années du magazine fondé en 1980. Le traitement du sujet se veut plutôt thématique, poétique, allusif, personnel... Il se base sur les numéros spéciaux d'I-D et traite de sujets comme la famille dans des aspects les plus variés. Les personnalités ou artistes invités par le magazine donnent leur vision en toute liberté de ces histoires. Rassemblées sur de grands panneaux de papier et simplement suspendus par des pinces, ces histoires ne dégagent pas un effet "papier glacé" habituel au genre Magazine. C'est normal, puisque I-D était plutôt à l'origine un fanzine parlant de l'air du temps dans la mouvance du phénomène punk.

Galerie Azzedine Alaïa. 18 rue de la Verrerie. 75003. Paris. Jusqu'au 30 novembre 2008.

Sous la verrière, vue d'ensemble de l'exposition "I-D Soul ":


Bettina et Géromine Savignon:


Le catalogue de l'exposition:


En compagnie de Sylvie Grumbach :
 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 14 novembre 2008 5 14 /11 /2008 08:00

Halloween, aux Etats-Unis, ce n'est pas une petite fête comme celle que les commerçants ont tentée de lancer en France il y a quelques années. Non, c'est un moment fort de l'année qui pourrait rappeler les carnavals d'autrefois en Europe. Halloween se fête sur plusieurs jours en réalité, les festivités s'étalent sur quasiment une semaine. Le point culminant tombait cette année un vendredi 31 octobre. Tout le monde participe d'une manière ou d'une autre à ces réjouissances. Ceux qui ne se déguisent pas et restent chez eux se munissent de provisions de bonbons. Car Halloween concerne traditionnellement les enfants. Les habitants des beaux quartiers sont particulièrement sollicités car les enfants savent que la chasse aux bonbons sera plus rentable dans les "bonnes" maisons ! Les familles préparent soigneusement les costumes et organisent les "costume partys". Les parents se costument pour accompagner leurs progénitures dans ces soirées ou au cours de la dernière et du "Trick-or-treating" (En allant de maison en maison, les enfants obtiennent des bonbons sous la menace de tout casser)....Dans certains quartiers d'habitations familiales, on va jusqu'à fermer les rues à la circulation pour que les enfants puissent aller d'une maison à l'autre librement. Mais les adultes fêtent aussi à leur manière Halloween. Ce vendredi 31 octobre 2008, beaucoup de nos amis allaient "à Castro", le fameux quartier excentrique qui vit naître en Amérique le mouvement homosexuel dans les années 70. Mais en réalité, cela se passait aussi tout simplement en plein Downtown ! La place de l'Union Square est entourée de clubs que l'on ne distingue pas de jour mais qui cette nuit là ne passent pas inaperçus. D'immense file d'attente signalent leurs entrées. L'ambiance est bien là, dans la rue et comme souvent ce moment d'attente est le plus divertissant. Les déguisements font disparaître toutes les inhibitions et tous les usages en matière de séduction souvent très cadrée aux Etats-Unis. Dans les files d'attente, on drague sérieusement tout en rigolant. Les costumes les plus populaires: médecins, infirmières, pompiers, Amy Winehouse...



 

 

 

 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 13 novembre 2008 4 13 /11 /2008 08:00

C'était ma première visite de cette école de mode devenue LA référence dans l'enseignement de mode sur la côte ouest des Etats-Unis. Ce que j'ai pu en voir est bien à la hauteur de sa réputation. Ce succès, il faut l'attribuer sans nul doute à l'équipe dirigeante constituée des très charismatiques Gladys Perint Palmer, Executive Director of Fashion et Simon Ungless, Director of Fashion. La première est celle par qui tout a commencé, il y a plus d'une dizaine d'années. Gladys est d'abord une journaliste et illustrateur de mode talentueuse dont les dessins sont publiés dans de nombreux magazines. Elle était aussi professeur à la Central St Martins School de Londres et s'est inspirée des méthodes anglaises d'enseignement de la mode pour "réveiller" le monde de la création de San Francisco. Elle a appelé auprès d'elle Simon Ungless, ancien collaborateur d'Alexander McQueen, pour "bousculer" l'approche créative des étudiants. Le reste de l'équipe est composé de français, danois, japonais ou bulgares. Les enseignants ont tous collaboré avec d'importants créateurs ou marques de mode. Après avoir traversé la grande époque du Branding et des rénovations de marques, l'équipe de Gladys s'attaque à la nouvelle question du "wearable art" avec des partenaires de Nouvelle Zélande. Ce mouvement s'intéresse à l' Hand Crafts dans un rapport nouveau au corps et contribue à faire sortir les étudiants de la trilogie répétitive du "jacket, shirt and pants" selon Gladys.

Gladys Perint-Palmer, dans son bureau, nous montre une de ses illustration d'un modèle d'Yves Saint Laurent qui est exposé en ce moment au De Young Museum. Derrière elle, également ses propres dessins:
 

Dans un couloir, des travaux :
 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus