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Une exposition dans le hall monumental de la Tate Modern, a toujours quelque chose de spectaculaire. Celle de l'artiste française Dominique Gonzalez-Foerster ne déroge pas à cette règle... elle remplit l'espace au sol et en hauteur. Mais on est loin des effets saisissants d'expositions précédentes comme celle d'Olafur Eliasson ou de Louise Bourgeois. Cette dernière artiste est d'ailleurs présente dans l'installation de Dominique Gonzalez-Foerster... avec une réplique de son araignée dite "Maman" déjà exposée à la Tate Modern et ... au même endroit ! Pourquoi pas ! Une double citation de l'oeuvre et de l'exposition consacrée à Louise Bourgeois en l'an 2000. Mais la citation ne s'arrête pas là puisque toute l'installation est faite de répliques d'artistes divers agrandies de 25% par rapport à l'oeuvre originale: Henry Moore, Calder, Claes Oldenburg, Bruce Nauman... Quel est le discours soutenant une telle énergie consacrée à la réalisation de ce monument ? Une vision de Londres dans cinquante ans, ravagée par une pluie sans fin; la population trouve refuge à la Tate Modern, au milieu d'oeuvres d'art qui ont grandi sous l'effet de la catastrophe. On peut dormir sur des lits de métal pourvus de livres de poche et on dispose du spectacle d'extraits de films futuristes des années 60-70 mêlés à du Jean Luc Godard, avec en bruit de fond... la pluie ! Assez déprimant, mais l'artiste a voulu cela en réponse au constat d'un monde qui plonge dans la Crise. Le plus admirable de ce dispositif géant, qui est loin de séduire les visiteurs, c'est le travail d'obtention des autorisations de copie auprès des artistes et des institutions détentrices des droits d'auteurs.
Jusqu'au 13 avril 2009. Tate Modern. Bank Side.
Vue de l'exposition "TH.2058":
Vue d'ensemble de l'exposition "TH.2058", au premier plan la copie de "Maman" de Louise Bourgeois, derrière, la copie de Calder:
Le Claes Oldenburg sous l'écran d'extraits de films:
Texte d'introduction donnant le "scénario" de l''exposition:
C'est certainement l'exposition à voir absolument si l'on est à Londres en ce moment. Une exposition qui
révèle l'activité artistique contemporaine des pays du Moyen-Orient... une façon d'envisager ces pays autrement que sous l'angle de terribles conflits et de guerres incessantes. Avec environ une
centaine d'oeuvres choisies parmi la génération des artistes d'une vingtaine ou trentaine d'années, elle brosse un panorama de cette activité artistique en Iraq, Iran, au Liban, en Egypte,
Tunisie, Syrie et Algérie. L'exposition est vraiment très foisonnante de concepts exprimés les plus souvent avec des médiums traditionnels comme la peinture sur toile ou rudimentaires comme le
carton ou les objets de récupération, ce qui augmente souvent leur force expressive. Dans la Phillips de Pury Gallery, l'exposition "Perspectives – Arab and iranian modern masters" complète ce
panorama très contemporain par une plongée aux sources de l'histoire de l'art moderne des pays du Moyen-Orient. Enfin la Saatchi Galery Project Room présente une installation monumentale de
l'artiste américain Will Ryman.
Jusqu'au 9 mai 2009. Saatchi Gallery. The Duke of York spare. King's road. Londres.
Façade du bâtiment Duke of York HG. La galerie Saatchi occupe dorénavant ce bâtiment qui a été
magnifiquement transformé en une succession de vastes salles d'exposition. A noter: l'éclairage particulièrement réussi des salles et des oeuvres, reproduisant l'effet de la lumière du jour mais
sans froideur, le défaut habituel à cet effet. La lumière est douce et chaleureuse comme celle d'un jour d'été :
Marwan Rechmaoui. "Beirut Caoutchouc. 2004-2008. Caoutchouc gravé. Le plan de Beyrouth comme un tapis en
caoutchouc gravé.
Marwan Rechmaoui. "Spectre (The Yacoubian Building, Beirut)". 2006-2008. Un building en matériaux divers
dont principalement des parpaings de béton.
Havy Kahraman. "Collective Cut". 2008. Huile sur toile. Le sacrifice du mouton exécuté par de jeunes et
élégantes princesses:
Kader Attia. "Ghost". 2007. Feuille d'aluminium. Impressionnante installation de corps en prière que
l'on découvre d'abord de dos, puis de face, vide, comme des fantômes.
Wafa Hourani. "Qalandia 2067". 2008.
Sun Yuan and Peng Yu. "Old persons Home". 2007. 13 sculptures grandeur nature et 13 chaises
"dynamoelectric". Très curieuse et poignante installation évoquant des vieillards finissant leur vie dans des chaises roulante motorisées se déplaçant dans l'espace. Tous se sont abandonnés au
sommeil, fuyant dans les rêves la réalité de leurs infirmités.
Halim Al-Karim. "Hidden Face". 1995.
Abdul Qadir al Rassam. "Untitled. 1911. Huile sur toile. Figure majeur de la première génération
d'artistes modernes iraqiens et le premier peintre reconnu de ce pays. Son oeuvre dédiée principalement au paysage appartient en majorité à des collections privées.
Huguette Caland. "Untitled". 1970. Huile sur toile. Née à Beyrouth en 1931, elle est peintre, sculpteur
et designer de mode. Formée par le peintre italien Fernando Manetti à l'Université de Beyrouth, elle a vécu à Paris puis s'est installée à Los Angeles où elle réside aujourd'hui. A Paris, elle a
collaboré avec Pierre Cardin en dessinant la ligne Nour qui comprend une centaine de caftans.
Le Musée du jeu de Paume vient d'inaugurer une exposition de l'oeuvre de Robert Frank, le représentant majeur de la Street Photography, l'homme qui inventa la photo sociologique américaine. Sa carrière commence avec la publication d'un livre "Les Américains", résultat d'une quête de portraits saisis sur le vif représentant l'Amérique profonde. Une oeuvre qui fit scandale, le rêve américain ne collant pas tout à fait à cette vision par trop réaliste du pays. A cette fameuse série s'ajoute celle réalisée à Paris entre 1949 et 1952. Plus intéressant encore, car moins connu, le film "Pull My Daisy" réalisé en 1959, un parfait film beatnik, avec sa bande d'énergumènes poètes devisant sur un mode surréaliste de tout et de rien. D'après un poème de Kerouac. Parmi les beatniks, on remarque Peter Orlovsky et un Alan Ginsberg, jeune et gesticulant comme un taré. Delphine Seyrig joue "la femme" exaspérée et ennuyée par tout ce monde incohérent.
Jusqu'au 22 mars 2009. Musée du jeu de Paume. Place de la Concorde. Paris.
Projection du film "Pull My Daisy":
Entrée de l'exposition Robert Frank:
La Pinacothèque Agnelli, qui est le centre d'art Contemporain qui compte à Turin, consacre un cycle d'exposition aux grands collectionneurs d'art contemporains. En ce moment l'exposition "Dalla Preistoria al Futoro" est dédiée à la collection des zurichois Bruno et Christina Bischofberger. Une collection qui surprend à plus d'un titre: elle rassemble des domaines et des sujets qui ne se rencontrent habituellement pas: des pierres taillées antiques côtoient des oeuvres de Francesco Clemente, Enzo Cucchi, Basquiat ou Andy Warhol, des chefs d'oeuvre du design du XXème siècle d'Alvar Alto, Le Corbusier ou Gio' Ponti, des paysages naIfs suisses ou encore une très belle collection de photographies de mode. Le seul point en commun entre ces domaines: la curiosité qu'ils suscitent dans le regard du collectionneur. Une belle leçon de décloisonnement des genres qui prouvent qu'au-delà des débats sans fin qui opposent ou "marient" les arts entre eux, seul compte l'intérêt de l'objet au regard du spectateur.
Jusqu'au 1er Mars 2009. Pinacoteca Giovanni e Marella Agnelli – Lingotto. Via Nizza, 230.
Turin.
Photos de Man Ray:
" Icone 2" de Le Corbusier, 1956 :
Armoire de Gio Ponti et Piero Fornasetti, 1951:
Lames Maya en obsidienne :
Chaise d'Alvar Alto, vers 1934:
Difficile de dire en un mot quel est le sujet couvert par le salon LITE. C'est une sorte de foire mais à dimention réduite à une élite d'éditeurs, libraires, collectionneurs et qui présente des livres d'artistes, des livres d'art, des disques d'artistes ou d'art, du vinyl, des "multiples" d'artistes, des catalogues d'exposition... La participation est très internationale avec des éditeurs venus d'un peu partout. Il y a aussi une scène avec une programmation de concerts, lectures, vidéos... Tout cela se passe à l'Usine Ephémère du Quai de Valmy et c'est un rendez-vous que beaucoup de parisiens concernés par les choses de l'art ne sauraient rater. On y croise beaucoup d'amis ou de connaissances dans une ambiance très bon enfant. Il y en a pour tous les goûts et tous les prix, mais avec la garantie de repartir avec quelque chose d'introuvable en supermarché.
Vue du salon Lite:
Chiara Figone, l'initiatrice de la
revue d'art contemporain Uovo:
Florence Loewy & Emmanuel Hervé
de la très prisée librairie-Galerie d'art contemporain Florence Loewy:
Le Salon Lite dans l'Usine Ephémère:
A l'occasion de la Journée Internationale des Droits de l'Enfant, Hermès organisait une "Fête de la Couleur" dans le Jardin des Tuileries. La façade de la maison, 24 Faubourg Saint Honoré, était animée d'une création Lumineuse de l'artiste Nathalie Junod-Ponsard, connue pour ses installations lumières.
La façade de la maison Hermès qui commence à s'animer de couleurs:
Nathalie Junod-Ponsard devant son oeuvre:
C'était une belle aventure que de participer à la préparation de l'exposition "Dior et les artistes Chinois" à la fondation Ullens à Pékin (en tant que consultante Mode, en compagnie de Bérénice Angremy, Consultante Art, avec Dior Haute Couture, Dior Héritage, Le Bureau Betak...). En seulement cinq mois, les équipes de Dior à Paris et de l'UCCA ont composé une exposition qui se visite comme un dialogue entre l'univers de la maison Dior dans ses aspects historiques et actuels et celui de l'art contemporain chinois. Une sorte d'exposition "d'art haute couture" selon le mot de Jérôme Sans, le commissaire et directeur artistique de l' Ullens Center for Contemporary Art. 22 artistes ont répondu au défi lancé par Bernard Arnault de livrer leur vision personnelle d'un des plus brillants symboles de la culture française et de la haute couture parisienne. L'exposition se découvre comme un voyage qui se déroule au fil d'un ruban-passerelle de bois suspendu au-dessus d'un jardin créé par Tim Yip. Les espaces dédiés à chaque artiste rassemblent leurs oeuvres face à des créations de Christian Dior, John Galliano ou Kris Van Assche. La plupart des oeuvres ont été créées pour l'exposition par les artistes appartenant aux différentes générations apparues depuis les années 80: Wang Du, Huang Rui, Zhang Huan, Zhang Xiaogang, Yan Lei, Zheng Guogu, Li Songsong, Zhang Dali, Xu Zhongmin, Lu Hao, Rongrong & Inri, Shi Jinsong, Wang Qingson, Wen Fang, Liu Jianhua, Liu Wei, Qiu Zhijie, Ma Yansong, Quentin Shi, Wang Gongxin. Le catalogue, écrit par mes soins, est publié par Dior en trois langues, français, chinois, anglais.
Jusqu'au 15 janvier 2008. Ullens Center for Contemporary Art. 798 Art District, N°4 Jiuxianqiao Lu. P.O. Box 8503. Chaoyang District. Beijing. P.R. China 100015
Robe de mariée "fidélité" Christian Dior de l'hiver 1949:
Les révolutions-évolutions du tailleur "Bar" dans la ronde sans fin conçue par Xu Zhongmin, inspiré par les cycles du Samsara:
Le Géant de Zhang Huan et le portrait de John Galliano par Zhang Dali:
La Cène de Léonard de Vinci revue par Wang Qingsong:
Le thème de la Parisienne, illustré avec des robes de Christian Dior, dans la pièce conçue par Lu Hao évoquant l'hôtel particulier de l'Avenue Montaigne, siège de la maison de Haute Couture:
Une armée de silhouettes de Kris Van Assche pour Dior Homme:
Face aux hommes de Kris Van Assche, les personnages énigmatiques de Zhang Xiaogang:
L'atelier de Haute Couture de Liu Jianhua:
Il faut faire une fois le tour du 798 Art District de Pékin pour prendre la mesure de l'ampleur de l'art chinois contemporain dans le monde. Dans tous les sens du terme: cette "friche " industrielle s'étend sur plusieurs hectares et comprend d'innombrables galeries installées dans de vastes anciennes usines. La taille des oeuvres est à la mesure du gigantisme de l'endroit, à la mesure aussi d'un pays aux proportions d'un continent. La côte des artistes chinois est également proportionnée à leur renommée sur le marché de l'art contemporain international, elle-même en proportion de leur importance sur le marché intérieur des collectionneurs chinois... ces collectionneurs achètent avant tout les oeuvres de leurs compatriotes. Des expositions intéressantes à visiter, mais aussi beaucoup de galeries très commerciales. Les artistes, qui découvert le 798, ont depuis déménagé devant la montée du prix du terrain !