| Juillet 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | |||||||
| 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | ||||
| 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | ||||
| 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | ||||
| 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |||||
|
||||||||||
Le plus impressionnant reste à mon avis l’architecture stalinienne.
J’ai visité l’une des fameuses maisons de Staline, ces gigantesques bâtiments construits pour loger dans des appartements de prestige les proches du régime, la « nomenclatura ». Tout y est démesuré, même les histoires que l’on raconte. Certains les appellent les maisons des fous. D’autres parlent de fantômes, ceux des hommes que Staline a fait liquider après leur avoir tout donner. Il est aujourd’hui pratiquement impossible d’acheter un de ces appartements devenus inabordables comme tout le centre de la ville, mais même si on m’en offrait un, je n’en voudrais pour rien au monde ! Dès l’entrée, on est glacé par une atmosphère oppressante et un gardien à moitié dingue qui veut vous jeter dehors ! Reste un décor digne de Métropolis.
Architecture constructiviste :
Une des maisons de Staline :
Entrée de la maison :
Bas-relief de l’entrée :
Entrée de l’immeuble de style néo-classique :
Eglise où Poutine s’est marié :
Le très élégant « Manège » construit entre 1817 et 1825 :
La nuit est une activité en soi à Moscou et cela correspond à une certaine tradition historique. Pendant la Belle Epoque, les princes russes animaient de leurs extravagances la vie nocturne parisienne assurant notamment le succès de Maxim’s.
A Moscou, des clubs et des restaurants ouvrent sans arrêt dont beaucoup ferment aussi vite afin de maintenir la curiosité en éveil. Mais selon un journaliste, cette tendance à vivre la nuit serait en train d’évoluer vers une autre forme de convivialité. Les moscovites préféreraient se recevoir entre eux, dans des cadres plus intimistes.
J’ai « testé » quelques clubs comme le Café Most qui fêtait l’exposition du photographe Anton Lange. Ambiance très bling-bling avec des cohortes de filles sublimes assez dévêtues et quelques entraîneuses sans doute en corsets d’Agent Provocateur. Le club « Cricha » qui signifie « Sur le toit » porte bien son nom. Réparti sur plusieurs étages, il offre une vue, sur le toit, sur la toute nouvelle City moscovite construite par l’architecte Norman Foster. Mais interdiction de photographier et inutile de plaisanter avec les impressionnants gardes du corps qui protégent la boîte. Autre service d’ordre qui ne rigole pas au club Justo, très difficile à trouver car il vient de changer d’adresse et aucun passant ne connaît cette nouvelle adresse. Chez Justo, on passe par des détecteurs d’armes à l’entrée ! Mais pour le reste, l’ambiance est très sympathique. De nombreuses salles permettent de choisir entre un concert, une pièce de théâtre, des espaces pour boire ou fumer. C’est d’ailleurs ce qui fait l’attrait en général de ces lieux de nuit, ces espaces fragmentés en plusieurs salles. Je ne verrais pas le tout nouveau « Paradis ». Ce sera pour une prochaine fois.
Pour les restaurants, je recommande le « traditionnel » café Pouchkine au décor reconstitué à l’ancienne et le café Galleria au look contemporain-baroque.
Avec Pierre Christian Brochet, dans une bonne vieille Lada improvisée Taxi :
Le café Galleria :
Le café Pouchkine :
Comme chaque année, la marque d’édulcorants Canderel collabore avec une figure du monde de la mode. Après Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel ou
encore Chistian Lacroix, c’est au tour de la créatrice de lingerie Chantal Thomass de se prêter au jeu du relooking de Canderel. La créatrice a imaginé quatre « Pin up » accompagnées
des mentions « un peu », « beaucoup », « passionnément » ou « à la folie ». Le pocket est commercialisé à l’unité en grande distribution. Ses quatre
différentes déclinaisons sont aussi réunies et proposées dans une boîte à chapeaux rose, en vente à la boutique Chantal Thomass de la rue St Honoré à Paris.
La fondation Cartier consacre une exposition à la légende du rock Patti Smith. Cette musicienne-poêtesse l’a conçue elle-même comme une sorte de portrait intime, un parcours parmi les différentes facettes de sa personnalité : dessins, photographies, objets, installations comme celle en hommage à Robert Mapplethorpe. C’est cet aspect intimiste de l’exposition qui devrait passionner les fans.
Le jour du vernissage Patti Smith était très à l’aise, très détendue. Elle se laissait photographier et interviewer par les nombreux journalistes avec gentillesse et sans jamais jouer à la star. Bien des simili-star devraient en prendre de la graine !
Je me suis souvenue de l’avoir croisée un jour dans une rue de San Francisco et de l’avoir reconnue à la dernière minute. Je l’avais prise
pour un photographe. Sa longue silhouette d’allure bohémienne ne laisse pourtant pas indifférent.
Fondation Cartier. Jusqu’au 22 juin.
Impossible de remarquer ce quartier populaire authentique du Nord-Ouest de Pékin depuis la grande avenue qui le borde (Fuchengmen). Seul un marché aux oiseaux le dimanche créé une micro animation sur la grande artère. Mais si on suit les quelques personnes qui surgissent de derrière les maisons, on découvre tout un dédale de ruelles anciennes (hutongs) bordées de maisons construites à l’ancienne. Certaines sont en reconstruction et permettent d’observer que les techniques n’ont pas changé : murs en briques, piliers et charpentes en bois, montée à tenons et mortaises, toiles en tuiles… On peut ainsi avec ces matériaux et ces savoirs-faire reconstruire de l’authentique ancien-neuf !
Mais dans ce quartier rien ne semble fait pour épater le bourgeois ou le touriste. D’ailleurs on nous regarde comme des ovnis, mais on finit par s’intéresser à nous, au fil des achats en tout genre, puisque partis du marché aux oiseaux, nous traversons des échoppes de petits chats, chiens, lapins (je vous rassure, vendus comme animaux de compagnie)… puis poissons d’ornement, migales, scorpions… Puis des plantes, des noix, des antiquités, et des cuisines en plein air… De quoi aller de surprises en surprises pendant deux heures avant d’aller visiter le musée Lu Xun.
Le musée dédié à l’homme de lettres Lu Xun (1881-1936) occupe l’emplacement d’une de ses anciennes maisons. Il ne reste rien de la
maison achetée par l'écrivain en 1924, mais le musée présente dans une muséographie un peu « socialiste » une partie des 30 000 objets et documents souvenirs évoquant la vie du grand
homme.
Au marché aux oiseaux :
Les cages sont aussi jolies que leurs occupants :
Il n’est pas rare de voir l’uniforme toujours porté comme par ce vendeur d’oiseau :
Super display !
Rien ne vaut deux noix à malaxer pour se déstresser :
Un marchand de piques à point d’acupuncture montre à Lucas Delattre comment s’en servir. Bien joué, il gagne un client !
Trop mignon !
Des vers de différents calibres :
Poissons en tous genres :
Restaurant en plein, au vrai coin de la rue :
Visite de Chantier :
Au Musée Lu Xun, un des bureaux de l’écrivain devant une vue de son quartier dans les années 20 :
Portrait de Lu Xun. Trop beau !