Mercredi 21 mai 2008

Sous le titre « From here to ear recycle zombiedrones », Céleste Boursier-Mougenot vient d’exposer ses œuvres d’art sonores à la galerie Xippas. L’artiste les décrit comme des dispositifs créés à partir de situations ou d’objets les plus divers dont il extrait un « potentiel musical ». Il s’intéresse en particulier aux bruits familiers comme celui d’une voiture qui passe, d’appareils électriques, d’une chaise déplacée… Mais ce sont surtout les « accidents » sonores et l’aléatoire dans ces dispositifs qui impressionnent le plus l’auditeur. Des accidents qui créent la plus grande poésie comme dans cette exposition où des oiseaux deviennent malgré eux des « gratteurs » de guitares qu’ils utilisent comme perchoirs. Dans la pièce transformée en volière, les oiseaux viennent se poser sur les instruments déclenchant la sonorité de guitares électriques amplifiées. Charming !



par Florence Muller publié dans : Art
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Mardi 20 mai 2008

Pour le lancement du "A Magazine 7" conçu par lui-même, Kris Van Assche avait choisi le chantier de ses futurs locaux près de la Place de la République. Un chantier déjà bien avancé… il reste encore deux mois de travaux ! Dans les 600 m2 de ce local, l’espace a été conservé le moins fragmenté possible, avec une immense salle, futur show-room, encadrée d’un long couloir et de bureaux. Si le luxe aujourd’hui dans Paris, c’est avant tout l’espace, alors les locaux de Kris Van Assche symbolisent bien cet univers auquel le créateur appartient pleinement depuis qu’il signe les collections de Dior Homme. Perrine Houdoux, la future Directrice de la Maison Kris Van Assche, a déjà retrouvé ses repères, elle qui vient de quitter la maison Thierry Mugler et l’appartement de 600 m2 occupé par la marque Place de l’Opéra.

Au générique du magazine imaginé par Kris Van Assche figurent John Galliano, Nan Goldin, Sarah Moon, Barbara Polla…

 

 

Diane Pernet et Kris Van Assche :

 


Au milieu, on aperçoit Suzy Menkès :

 

La grande salle centrale :

 


Le magazine sur la table du DJ :

par Florence Muller publié dans : Mode
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Lundi 19 mai 2008

L’ambassadeur du Qatar à Paris recevait le 14 mai dernier la presse et des personnalités du monde culturel pour présenter le projet d’ouverture le 22 novembre 2008 du Museum of Islamic Art à Doha au Qatar.

Entreprise originale, le musée, placé sous le haut patronage de son Excellence Cheikha Al Mayassa bint hamad bin Khalifa Al-Thani, se veut le reflet du « dynamisme, de la complexité et de la richesse des arts du monde islamique. Il sera un lieu d’études et de conservation de chef-d’œuvres provenant de trois continents et embrassant treize siècles d’Histoire». Outre des présentations permanentes mettant en scène 700 œuvres (manuscrits, céramiques, métaux, verres, ivoires, textiles, bois et pierres précieuses), le musée accueillera d’importantes expositions temporaires.

Construit sur une île artificielle, le bâtiment conçu par l’architecte Pei serait le résultat d’un voyage initiatique « à la recherche de l’âme de l’architecture islamique». Dans le dossier du projet, on remarque en effet de multiples allusions au style traditionnel mais transposé dans une atmosphère minimaliste. Jean Michel Wilmotte signe la muséographie.

 

 

Conférence de presse dans le salon en demi-cercle de l’Ambassade du Qatar :

 

Aperçu de l’architecture de M. Pei :

 

Concert au cours du cocktail qui a suivi la conférence de presse :


par Florence Muller publié dans : Air du temps
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Vendredi 16 mai 2008

Une soirée très émouvante que celle qui s’est déroulée dans le cadre de l’Opéra Bastille mardi 6 mai dernier. Les adieux à la scène d’un grand danseur à la forte personnalité très aimé du public, Wilfried Romoli. La danse est un art cruel qui veut que lorsqu’un danseur arrive au sommet de son art, il soit obligé de l’abandonner. Wilfrid était devenu étoile tardivement, fait exceptionnel, passé la quarantaine. Mais l’âge de la retraite, dans une forme d’expression artistique qui doit compter avec les limites physiques d’un corps, a sonné pour lui comme pour tous ces prédécesseurs.

Après un programme particulièrement riche montrant trois chorégraphies de trois époques différentes, Balanchine, Noureev et Forsythe, la soirée s’achevait sur une chorégraphie d’Angelin Preljocaj « Un trait d’Union » choisie par Wilfried Romoli pour ses adieux à la danse. Dansé avec Laurent Hilaire, ce duo intense a préparé la salle à une ovation délirante, nourrie d’applaudissements et d’un standing ovation passionnés.




par Florence Muller publié dans : Spectacles
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Jeudi 15 mai 2008

Edmond Kiraz est le Pygmalion de ces Parisiennes qu’il observe dans les rues de Paris, à la terrasse des cafés et auxquelles il prête des répliques décapantes, comble de la sophistication, d’un snobisme léger, d’une désinvolture profonde à l’égard de la vie. Dominique Issermann a parfaitement compris le charme puissant de ces instantanés de parisianisme : « il a inventé ce métissage explosif, corps d’Afrique, buste d’Italie, regard de l’Est, cheveux du Nord, esprit de Paris… Puis on a assisté à un phénomène saisissant : les Parisiennes ont commencé à ressembler aux dessins de Kiraz. »

Né en 1923 au Caire, Edmond Kiraz s’est installé à Paris en 1946 après avoir été dessinateur politique en Egypte. C’est à partir du début des années 50 qu’il invente ces personnages de jeunes femmes élégantes, séduisantes, piquantes avec leurs silhouettes tout en jambes et leurs chevelures aux reflets brillants. Il a aussi saisi en plusieurs décennies de dessins la quintessence de l’esprit de la mode et de l’air du temps.

Dans cette première rétrospective organisée par le Musée Carnavalet, on découvre 230 œuvres dont les dessins de ses débuts en Egypte, 100 gouaches originales, le souvenir d’une collection créée par lui et présentée sur des mannequins vivants à l’image de ses dessins, une poupée mannequin, des toiles ….

A voir absolument !

 

Musée Carnavalet. 23 rue de Sévigné 75003 Paris. Jusqu’au 21 septembre 2008.

 

 

 

Des Parisiennes se promènent en affiche dans la cour du Musée Carnavaleux :

 


Série de dessins publicitaires pour les panty Scandale, de la fin des années soixante :

 


Des images de Paris, très mode et très peu touristiques :

 


Gouache publiée dans le magazine Jours de France, n°1106 avril 1979 et dans Gala n°233, novembre 1997 :

 

 

Poupée mannequin « La Parisienne »

D’après Kiraz, 1966

Fabricant Birgé-Neufchâteau :

 

 

Edmond Kiraz entouré de parisiennes en chair et en os :

par Florence Muller publié dans : Mode
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Mercredi 14 mai 2008

A Hyères il n’y a pas que le programme officiel qui compte. Les moments « entre » sont aussi importants que ça soit pour bronzer ou attraper un petit avant-goût de vacances d’été ou encore pour nouer des contacts avec des gens inhabituellement détendus. Même pour un festivalier qui voudrait suivre le programme à la lettre, il reste encore les moments « libres » de déplacements entre les divers lieux de  cette ville à la géographie éclatée, les repas, les soirées…. 


Petit-déjeuner face à la mer. Dix mètres à faire pour se retrouver dans l’eau :
 


Déjeuner rapide des mannequins :
 


Conversation au sommet sur des histoires de looks :
 


D’autres conversations sur des histoires de …mode, sans doute ! Franc’ Pairon, Directrice du Département Création de l’IFM et Sonja de la boutique Stilj de Bruxelles :


En petite robe de plage de Marc Jacobs et en compagnie de Luca Marchetti, professeur à l’IFM et Commissaire d’exposition :
 


Quelques interprétations intéressantes du long jupon hippie chic. Et une ombrelle identique à la mienne :
 


Au centre Robert Normand :

 
Sieste sur la terrasse de la piscine :
 


Déjeuner au soleil. Pascal Gautrand de l'IFM et Caroline Ferreira de CULTURES FRANCE :
 


Didier Grumbach et ses invités pour un dîner à la terrasse de l’hôtel Bor :
 


Soirée au Casino :

par Florence Muller publié dans : Mode
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Mardi 13 mai 2008

Les Rencontres du Festival de Hyères se sont déroulées devant un auditoire très attentif aux questions évoquées, en commençant par celle de l’opportunité dans l’espace européen de l’Egypte, au cours d’une table ronde animée par Dominique Jacomet, Directeur Général de l’IFM. La question de la possibilité de réaliser des produits haut de gamme grâce au savoir-faire égyptien a été évoquée, avec un encouragement adressé aux créateurs à collaborer avec des entreprises égyptiennes. Puis Danièle Clutier, Professeur à l’IFM, a animé la table ronde sur « la Route de la soie, les tisseurs et créateurs européens », en compagnie de Mario Boselli, Président de la Camera Nazionale della Mode Italiana, de Roberto Bré, Directeur de la division Habillement et Accessoire de Mantero Seta, de Maurizio Galante et de Philippe Pasquier, Président du Directoire de Première Vision. Plus que la route de la soie dont Danièle Clutier a rappelé l’histoire brièvement, il a été question des difficultés à travailler dans le secteur de la création et de la recherche.

Le lendemain, dimanche, la salle était bien pleine, y compris de gens qui avaient fait la fête la veille à la soirée organisée par le festival au Casino. Une première table ronde sur l’internationalisation de la distribution était animée par Laurent Raoul, Professeur à l’IFM, et réunissait Cédric Charbit, Directeur adjoint des achats Mode Femme au Printemps, Ludovic Leboeuf, PDG d’Alain Figaret, Fançoise Sackrider, Directeur du programme Postgraduate Management de l’IFM et de Guillaume de Seynes, Directeur Général Adjoint Hermès International. L’intervention de ce dernier était très intéressante et portait sur la politique toute en prudence et très éloignée des calculs marketing de la maison Hermès. Le bon sens de l’arrière grand-père Hermès en matière de business étant le plus souvent cité en exemple. Puis la dernière table ronde sur le sujet de l’Immatériel dans la création et le patrimoine de la marque a pris des allures de débats plus vifs. Menée par Olivier Assouly, Directeur de la recherche et de l’édition de l’IFM, elle rassemblait Pascal Morand, Directeur Général ESCP-EAP, de Jérôme Neutres, attaché culturel français à New York/expert en Art Contemporain et de Catherine Gras, du Ministère de l’Economie. Finalement, on n’a pas appris grand chose sur l’immatériel, mais on a assisté à des échanges passionnés à propos des rapports de l’art contemporain et de la mode… un sujet qui fâche souvent, surtout depuis que les liens entre les deux univers sont de plus en plus intimes.

Table ronde animée par Dominique Jacomet :
 

De gauche à droite : Roberto Bré, Maurizio Galante, Danièle Clutier, Mario Boselli, Philippe Pasquier :
 

de gauche à droite :

Cédric Charbit, Fançoise Sackrider, Laurent Raoul, Guillaume de Seynes, Ludovic Leboeuf :
 

Pose café et téléphone entre deux conférences :
 

De gauche à droite :

Pascal Morand, Olivier Assouly Jérôme Neutres, Catherine Gras :


par Florence Muller publié dans : Mode
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Jeudi 8 mai 2008

Pendant le festival de Hyères, plusieurs expositions particulièrement intéressantes occupaient le premier étage et les espaces autour de la piscine de la Villa Noailles. Michel Malard avait fait venir deux grandes stars de la photographie, Melvin Sokolsky et Scott Schuman, auteur du blog de looks le plus célèbre au monde, The Sartorialist. Avec la bonne idée d’organiser une visite guidée des expositions avec leurs auteurs. Tout à fait passionnant ! J’ai eu du mal à entendre les commentaires du Sartorialist entouré de beaucoup de monde, mais je n’ai rien manqué du discours extraordinaire de Melvin Sokolsky, auteur notamment de célèbres séries de photographies réalisées à Paris pour Harper's Bazaar au début des années 1960. Avec tout un plaidoyer en faveur de la création « pure », bien loin des questions d’argent qui agitent le monde actuel de la photographie de mode. L’auteur de ces étonnantes images de femmes descendues du ciel dans des bulles expliquait très simplement qu’il avait accompli tout cela sans le moindre effet spécial, avec des budgets très modestes. A Michel Mallard qui voulait lui faire dire avec quel appareil il avait pris telle ou telle image, il répondait que cela n’avait aucune importance, ce qui compte c’est ce que l’on veut dire , ce qu’il y a à voir dans l’image. Et dans cette magnifique sélection, du contenu il y en a en abondance. Chaque photo était l’occasion pour lui de raconter des histoires comme celle de Salvador Dali qui lui avait demandé un jour « Faites moi léviter », pensant à ces mannequins suspendues au-dessus du sol ou comment il avait fait improviser un studio photo à des étudiants avec des sacs-poubelles. Melvin sokolsky a ainsi séduit son auditoire médusé face à l’évocation de ces années soixante où la photo était une affaire d’artistes libres. Une rencontre mémorable !

A noter aussi la très belle exposition-installation d’Haider Ackermann, qui a suspendu ses créations à de puissants cordages tendus aux crochets prévus à l’origine pour les agrès au-dessus de la piscine. Très belles photographies également de Popel Coumou dans le salon rose, avec un regard original sur l’architecture de la Villa qui rappelle la peinture notamment d’Edward Hopper.


Scott Schuman fasciné par Maïda Gregori-Boina, Directrice Artistique Mode du Festival :

 


Dans l’exposition de photographie The Sartorialist, deux anciennes étudiantes de l’IFM dignes de figurer dans la collection de looks du blogueur :


Exposition The Sartorialist. On remarque au centre la très rock’n roll rédactrice en chef de Vogue, Carine Roitfeld :



L’élégance des ex-étudiantes de l’IFM qu’on pourrait également encadrer :



Louise en robe de coton indien vintage hippie chic, en compagnie de Pascal Morand caché derrière ses lunettes de Men in Black :



Louise en super Baby Doll :



Un autoportrait de Melvin Sokolsky accompagné de son égérie qui l’avait accompagné à Hyères.



La photo qui a tout déclanché pour Melvin. Le mannequin manquait d’étouffer dans la bulle suspendue :

La fameuse série de photos faite avec la bulle dans Paris. Celle de gauche est la préférée de Melvin mais n’a pas été retenue par le magazine Harper's Bazaar

Au centre, on remarque cette merveilleuse photo d’un visage de femme projeté sur une fleur :

 

Melvin Sokolsky commentant son exposition :« To the light ». A sa gauche Michel Mallard, Directeur Artistique Photographie du Festival


Une apparition qui aurait pu faire dire à Melvin Sokolsky que tout peut devenir sujet de photo de mode :



Exposition d’Haider Ackermann dans l'ancienne piscine de la Villa Noailles :






par Florence Muller publié dans : Mode
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Mardi 6 mai 2008

Pour la première fois depuis quelques années, les stylistes présentent leur travail en plein air dans un jardin suspendu accessible par la partie haute de la Villa de Noailles. Le lieu est très agréable mais éloigné du centre des activités de la Villa et beaucoup de non-initiés n’en ont pas trouvé le chemin !

La tente en plastique n’a pas été utile (cette année : grand beau temps) et a plutôt servi de solarium ! Cette nouvelle présentation prenait des allures de mini-salon, les stylistes exposant les uns à côté des autres dans une ambiance champêtre. On pouvait néanmoins découvrir comme d’habitude leurs modèles et accessoires dans les détails, leurs sources d’inspiration, leurs travaux de recherche…

Tout en haut de la villa, les expositions des stylistes sous une tente transparente :


Titipon Chitsantisook sur son stand de sa collection « Never ending story », en compagnie de Pop (surnom de Chalermkiat Khatikasemlert), ancien étudiant de l’IFM qui l’a aidé dans la préparation :

L’entrée de saloon de Jean Paul Lespagnard et sa collection « Ich will’nen Cowboy als Mann" :


Sur le stand de Stella Valentic & Julie Kéchichian, Robin de la boutique Mixte de Maria Luisa :

 


Exemple de modèles brodés de perles du duo de créatrices françaises :

Accessoires de l’Autrichienne Isabelle Steger :


Géraldine Dormoy (Café Mode) fait connaissance avec Lucia Sanchez, la styliste d’Argentine aux allures de mannequin :


par Florence Muller publié dans : Mode
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Lundi 5 mai 2008

Le vendredi soir 25 avril 2008, premier jour du Festival, le défilé des stylistes est présenté, comme depuis quelques années, dans une grande tente sur la plage. Cette fois, un chemin était construit sur le sable évitant de se tordre les pieds … lorsqu’on est chaussé évidemment de talons hauts obligatoires dans tout événement fashion ! Merci d’avoir pensé aux faibles femmes fragilisées par la mode !

L’ambiance générale était très agréable avec une dominante de rouge pour la salle et bois pour le podium. Et les éclairages toujours créés magistralement par Thierry Dreyfus.

Le rythme semblait plus accéléré que les dernières sessions, retenant ainsi l’attention en éveil et l’ordre des passages bien conçu pour créer des temps forts et des surprises. Dans l’ensemble il restait une impression générale d’une sélection bien équilibrée, avec une participation internationale accrue (l’Autriche, la Thaïlande et l’Argentine particulièrement bien représentées) et un niveau d’exigence élevé dans la qualité des collections. On peut noter la capacité de certains créateurs de créer un effet théâtral tout en maîtrisant parfaitement la notion de vêtement fait pour être (aussi) porté comme le Belge Jean-Paul Lespagnard.

 

Titipon Chitsantisook (Thaïlande) :

Lucia Sanchez (Argentine) :

Matthew Cunnington, le gagnant du Prix du Jury (Grande-Bretagne) :


Isabelle Steger (Autriche) :

Stella Valentic & Julie Kéchichian (France) :

Jean-Paul Lespagnard (Belgique) :

par Florence Muller publié dans : Mode
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