Mannequin de 1948 à 1968, puis journaliste à Elle et organisatrice de défilés, Denise Sarrault reste surtout une pratiquante de mode « at large », une
mode qu’elle a servi par son allure altière, sa beauté racée, son chic parisien et son goût parfait. Pénélope Blanckaert apportait son regard d’expert en organisant, hier, la vente de la
garde-robe de cette figure de la mode. Une amie à mes côtés, qui avait travaillé avec Denise Sarrault dans les années 70, me soufflait dans l’oreille son étonnement devant la richesse de cette
garde-robe qui comprenait d’illustres griffes, Yves Saint Laurent, Chanel, Issey Miyake, Tan Giudicelli, Thierry Mugler… : « Quand nous travaillions ensemble, je ne l’ai jamais vue
habillée autrement qu’avec un treillis de l’armée et des baskets ! Quand pouvait-elle porter tout cela ? ». Mais, ajoutant une précision: « Elle savait s’habiller d’un rien ou de
quelque chose de très simple, qu’elle « enlevait » par LE détail qui attirait le regard ». Très parisienne, en somme !
Par Florence Muller
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Une importante exposition sur le thème du Flamenco à voir absolument si l'on passe par Séville en ce moment. 200 photos retracent l'histoire du flamenco depuis les années 1860. Les plus anciennes proviennent du Musée d'Orsay. Les plus récentes sont
signées de Martin Parr ou Ruven Afanador ou Peter Lindberg. Des portraist , des photos prises sur le vif, des photos de spectacles, des personnahes mythiques et d'autres inconnues, des actrices
et des gitanes, des artistes aussi qui portent le sombrero comme Picasso... Une variété surprenante d'allusion à cette danse traditionnelle. A observer: le costume des danseuses évolue à travers
le temps en fonction de la mode de chaque époque; Puis, il se fige à partir des années 70, dans ce qui semble
être une fausse idée du respect des traditions.
Jusqu'au 30 août 2009. Centre Andalou d'Art Contemporain. Monasterio de la Cartuja de Sta.AVda Américo Vespucio n°2. Isla de Cartuja. 41092
Séville.
Danse horizontale. Man Ray, 1934. Centre Pompidou:
Xavier Miserachs. Antonita, La Singla. Barcelone 1962:
Man Ray, Vincente Escudero, 1928:
Leni Riefenstahl dans le film "Tlefland", 1942:
Edward Quinn, Picasso. Vallauris, 1955:
Pierre Verger, Gitanes. Granada, 1935:
Vue de l'exposition avec une photo de Ruven Afanador:
Par Florence Muller
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Né à Cadiz en 1953, Miguel Trillo a photographié la jeunesse espagnole pendant trois décennies. Ses photos témoignent de la vitalité et de
l'inventivité des looks des tribus urbaines. Tous les genres se succèdent et montrent l'évolution de cette jeunesse à travers le passage de l'Espagne vers la démocratie. L'exposition profite des
vastes espaces du Centre Andalou d'Art Contemporain de Séville. Un des lieux les plus merveilleux de Séville, mais qui reste méconnu des foules de touristes qui tournent autour de la Giralda et
des jardins de l'Alcazar et ne sortent pas de la vieille ville. Ce musée est installé à moitié sur un ancien couvent et à moitié sur une ancienne usine de céramique, au milieu d'un parc charmant.
Le monument le plus important de la visite est un arbre Le "Ombu" qui aurait été planté, selon la légende, par Hernando Colon, le fils de l'amiral Columbus.
Jusqu'au 5 juillet 2009. Centre Andalou d'Art Contemporain. Monasterio de la Cartuja de
Sta.AVda Américo Vespucio n°2.
Isla de Cartuja. 41092 Séville.
Le Ombu:
Installation sonore devant le Monastère de la Cartuja. " The Morning line" de Matthew Ritchie et Aranda/ Lasch/Arup AGU:
Photos de Miguel Trillo:
Par Florence Muller
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Dans le quartier élégant de Barcelone, à deux pas des boutiques de luxe et des bureaux du Paseig de Gracia , se cache un salon de coiffure de grand charme: celui du
lieu et de son propriétaire, Angel Viler. Sur rendez-vous, il reçoit ses clientes dans un appartement donnant sur une terrasse à la végétation tropicale, protégée du bruit de la rue. De ce
micro-jardin, on distingue La Perdreira, l'une des maisons de Gaudi et la terrasse du magasin de design Vinçon. L'appartement dispose d'un salon pour la coupe et les chignons, une des spécialités
de cet ex coiffeur de défilés, un salon pour les shampoings et massages, un salon Bar à parfums, un salon pour les accessoires et un autre qui tient lieu de show room de vêtements. Angel Viler a
tout ce qu'il faut pour "chouchouter " ses clientes et leur créer des styles complets de la coiffure, en passant par le maquillage jusqu'aux bijoux et vêtements.
Angel Viler. Sur rendez-vous. Pau Claris 181, pral 1a
08037 Barcelone. Tél: 934 672 202. Mobile: 639 322 815
Salon ouvrant sur la terasse:
Bar à parfums:
Par Florence Muller
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Ces deux exposition permettent de découvrir la superbe Caixa Forum de Barcelone, une usine réhabilitée
en centre d'art contemporain. C'est en 2002 que la Caixa a inauguré cette nouvelle destination d'une usine originellement dédiée aux textiles. Casimir Casaramona en avait confié
l'édification à Joseph Puig i Cadafalch, un des initiateurs de l'Art Nouveau catalan. Cet architecte fameux a conçu une usine aux allures de palais mauresque. Un journaliste lors de son
inauguration en 1913 s'exclamait: "Quiconque le contemple pour la première fois a du mal à croire qu'un édifice à l'architecture si artistique et originale soit une usine.
L'exposition consacrée à Miquel Barcelo montre le procédé mis en oeuvre pour la création de la coupole
du Palais des droits de l'homme des Nations Unies à Genève. Une oeuvre délirante et qui souleva des controverses lors de son installation. Les dessins et les maquettes précisent l'intention de
l'artiste. Une vidéo montre les procédés spectaculaires de peintures au canon utilisé pour couvrir l'énorme surface de la coupole. Le résultat: des sortes de "stalactites, pour un effet de nuées
impressionnistes.
L'autre exposition présente l'oeuvre de Richard Rogers, l'associé de Renzo Piano pour la création du
Centre Pompidou. Depuis ses maisons privées jusqu'aux édifices publics les plus considérables. Son goût pour le "mécano", les jeux d'assemblage de modules, les poutres métalliques et autre
cheminées d'aération apparentes, a tout de même plus de charme en version réduite.
A voir aussi une oeuvre permanente de Joseph Beuys: "Behind the bone is counted – Pain Space", de
1983.
"El Mar de Barcelo". Jusqu'au 14 juin 2009
"Richard Rogers". Jusqu'au 7 juin 2009.
Caixa ForumAv. Marquès de Comillac, 6-8
08038 Barcelona. Tél: 93 476 8600
Vue des bâtiments datant de 1913 de l'ancienne unsine Casaramona devenue la Caixa Forum:
Vidéo montrant l'oeuvre de Barcelo en cours d'installation:
Vue générale de l'exposition Richard Rogers:
Par Florence Muller
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La performance de Goran Vejvoda/Background se déroulait dimanche 26 avril 2009 dans le cadre naturellement théâtral du
grand escalier ornant le milieu de la nef du Grand Palais, en tirant parti des différents paliers rythmant cet escalier ouvragé. Sur la première plate-forme étaient disposés 4 claviers reliés à
des ordinateurs contrôlés par GV. Chaque touche des claviers déclanchait des sons, des « samples » musicaux, de la parole, des bruits, toute une matière sonore avec laquelle le public
était invité à jouer. Sur les plateformes supérieures sont venus prendre position à droite, les « Combattantes du silence », Valérie de Berrardinis et Corinne Babled, et à
gauche les « Gardiennes du son », Aurélie Lobin, Bérengère Chasseray, Soleil Koster et Stéphanie Pons. Les premières en tenue d’art martial japonais ont successivement manipulé une
lance en bois, des sabres, pour finir en un combat au corps à corps. Exécutées au ralenti ces pratiques de combat prenaient des allures de chorégraphie harmonieuse. Leur répondant dans un tout
autre style, mais néanmoins sur un rythme proche, celui de la danse contemporaine, les quatre « Gardiennes du son », en combinaison de latex gris, les jambes gainées de cuissardes
futuristes Larare, création de Nathalie Elharare, montaient la garde près des claviers. Au milieu de la cacophonie générale, elles alternaient, à chaque coup de sifflet, des formations à
l’unisson avec des moments d’improvisation.
Par Florence Muller
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