Jeudi 31 janvier 2008
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Le centre Pompidou présente une exposition dédiée au fameux studio de graphisme et design M/M fondé par Michael Amzalag et Mathias Augustyniak en 1992. Il s'agit de la
suite d'une rétrospective des Art Posters déjà programmée en avril 2007. 32 posters créés pour différents artistes, cinéastes ou organismes sont regroupés sur les parois d'une structure oeuvre
d'art. Dans cette petite boîte, un peu perdue dans le vaste espace du foyer de Beaubourg, se pressait une foule échappée des défilés rejoignant celle des acteurs du monde de l'art. Le papier peint
recouvrant l'intérieur de la boîte reprend un motif d'une affiche. Ce n'est que l'un des nombreux éléments d'un jeu de pistes de renvois entre les oeuvres et les expositions précédentes... à
décoder sur place jusqu'au 18 février.
Par Florence Muller
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Mercredi 30 janvier 2008
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08:54
Plusieurs rendez-vous ponctuent le parcours des défilés et rompent la ligne toute tracée des enchaînements de défilés.
Lancement de la collection de papeterie d'Olivier Saillard.
Au Bon Marché, dans un petit salon très privé, Olivier Saillard présentait ses objets de papeterie de mode qui seront en vente dans le magasin à partir d'avril
prochain. Tous portent des textes et ses fameux poèmes qui depuis quelques saisons défilent dans ces défilés sans robes qui n'existent que par le verbe. Papier d'emballage, carte
à imprégner de parfum, carnet de notes, chemises à documents, sacs... Cette collection "Griffonage" s'inscrit ainsi bien dans la continuité des "shopping-poêmes".
Par Florence Muller
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Mardi 29 janvier 2008
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A-t-on le droit de simplement prendre plaisir à voir le spectacle de la haute couture ? En sachant que ces robes ne pourront vivre une vie "publique", dans les
vitrines et les boutiques de marques de luxe. Elles resteront la propriété de clientes qui peuvent s'offrir des robes rien que pour elles. Donc le défilé est le seul moment (avec une visite dans
les show rooms ou lors des tank shows organisés à l'étranger par les maisons) pour admirer ces oeuvres rares. Je me suis laissée ainsi aller à la contemplation de ces robes "rien que pour le
plaisir des yeux".
Jean Paul Gaultier
Dans la grande nef de sa maison de la rue Saint Martin, Jean Paul Gaultier a choisi de mettre en scène une histoire, un conte de fées, celui de la petite sirène.
N'importe qui d'autre aurait pu tomber dans le piège de la mièvrerie. Pas lui ! Car c'est un homme de spectacle et pas seulement de chiffons qui sait maîtriser l'art des effets de
scène. Sa comptine servait une virtuosité de traitement de chaque modèle. La femme poisson appelait des habits en écailles, prétexte à explorer les broderies aux reflets métalliques et les jeux
d'entre-deux suggérant des graphismes en peaux aquatiques. A la fin la petite sirène, empêtrée de sa queue, descend de son rocher et avance sur des béquilles ... pour finalement
dé-zipper l'encombrant appendice et entreprendre une nouvelle vie de vraie femme jusqu'au bout du podium !
Givenchy par Riccardo Tisci
Au couvent des Cordeliers, l'atmosphère était paisible et recueillie comme ... dans un monastère. Riccardo Tisci a beau aimé les audaces dans les drapés et
les recherches baroques dans les volumes, ses collections évoquent l'austérité par l'effet hiératique de chaque apparition et le choix du monochrome. De la belle oeuvre !
Christian Lacroix
Pour la première fois, le grand hall d'entrée de Beaubourg se transformait en gigantesque salle de défilé. Des ballons illuminaient l'espace en effet lumière du
jour.... Un cadre parfait pour apprécier la collection hautement picturale de Christian Lacroix. Grande fête des couleurs qui se heurtent pour tenir chacune la vedette mais c'est le tout de
l'harmonie de la palette osée qui triomphe... A noter toutes les toiles peintes et volumes-tableaux bien à porter.
Christian Dior par John Galliano
Par Florence Muller
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Lundi 28 janvier 2008
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11:05
La Chambre Syndicale de la Haute Couture a commencé depuis quelques années à ouvrir son calendrier à de jeunes talents ou à des griffes émergentes, "étoffant"
ainsi ses rangs qui s'étaient clairsemés au fil du temps. Dorénavant, à côté des grandes maisons dont les structures restent en partie conformes à la définition de la haute couture donnée par la
Chambre Syndicale au cours des années 40, des maisons beaucoup plus modestes animent cette semaine de la couture qui se déroule du 21 janvier au jeudi 24 janvier, à la suite des défilés de
prêt-à-porter masculin. Quand la Chambre Syndicale a commencé ce mouvement en faveur de la jeune création, cette semaine de défilés avait un peu des allures de fourre-tout dans lequel
se côtoyaient le meilleur et le pire. Pour beaucoup ce n'était qu'une opportunité de calendrier. Aujourd'hui, ce rendez-vous Couture reste une bonne opportunité de profiter
d'un public plus attentif, grâce à un calendrier moins surchargé que pendant le prêt-à-porter. Mais la nouveauté c'est d'avoir inscrit dans ce calendrier de couture "élargi" de vrais
talents... qui laissent la place aussi à une programmation "off" également pleine de belles surprises.
Collection d'Avallon Vega :
La deuxième collection de ce duo a été particulièrement étonnante. Sur une bande son de Fred Sanchez, esquissant une ambiance recueillie, composée d'incantations aux
héroïnes de la tragédie antique, de lectures de textes bibliques sur fond de musique en suspens, passaient des femmes en drapés libres, retenus par des fibules ou fixés sur des brassières
courtes. On pouvait penser aux figurines crétoises en grand décolleté-corseté, au peplum, au sari, à toutes les civilisations qui ont manié avec grâce le tissus sans le couper, ni le coudre. Il
faut souligner la virtuosité d'un tel exercice qui pourrait sembler évident au néophyte. Manier l'étoffe sans qu'elle donne l'impression d'avoir été touchée suffit à créer l'étonnement. Mais ce
qui séduit plus instinctivement, c'est l'impression de primitivisme du vêtement, de cette esthétique brute, détachée de toutes influences modeuses, confrontée à la sophistication des parures. Et
pourtant l'un des deux membres d'Avallon Vega connaît bien le sujet puisqu'il est rédacteur de mode au magazine Numéro.
Collection d'Alexis Mabille :
Chez Angelina, Alexis Mabille présentait une collection pour femmes et hommes, selon son parti pris habituel. Mais cette fois-ci les looks féminins et masculins
étaient apparemment bien distincts même si certains détails passaient de l'un à l'autre. Quelques genres décoratifs ou vestimentaires étaient traités comme souvent chez lui à la
rupture de la citation faussement naïve : empiècement bordé de volants ou robe chemisier. Malgré l'effet guilleret, le tout conservait une tenue très couture ! J'ai aimé
particulièrement la robe chemisier longue en satin beige accompagnée d'un pardessus à col de renard. A noter aussi le manteau "paysage" pour garçons en vison Saga Furs.
Collection de Gustavo Lins :
La collection de Gustavo Lins défilait à la Galerie Joyce Ma, bel écrin pour un style intimiste et chaleureux. Le thème des enroulements de matières se déployait
en lainages et fourrures.
Collection de Cathy Pill :
Cathy Pill qui a souvent présenté son travail sous forme d'exposition passait ici à la vitesse supérieure en s'offrant les beaux salons du Ritz. L'occasion de
montrer qu'elle est capable d'aller au delà d'un style basé sur un graphisme affirmé. Plusieurs recherches de formes ont ainsi abouti à des volumes nouveaux : manches coulissées
jusqu'aux épaules, tailles habillées d'anti-corset souplement coulissées sur un simple débardeur...
Collection de Lefranc-Ferrand :
Un travail élaboré de créateurs confirmés par un parcours déjà bien rempli. Avec une maîtrise des volumes décollés du corps et maintenus par des
structures invisibles.
Par Florence Muller
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Vendredi 25 janvier 2008
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08:14
L'univers du décorateur fameux du swinging london, David Hicks, se visite dans une galerie appartement rue de Tournon. Son style reconnaissable à ses couleurs et son
excentricité est évoqué avec de nombreux meubles, tapis, papiers peints, objets... L'artiste Georgia Russell expose dans ce cadre étonnant ses étonnantes sculptures de papier. L'exposition "The
Dissected Book" se compose de chef-d'oeuvres précieux enchâssés dans des cages de verre. Chaque sculpture a été créée au scalpel et à la peinture, dans un minutieux travail de découpes de pages de
livres. De ce qui reste des reliures s'échappe un foisonnement de fines lamelles de papier... une façon de libérer les mots, les phrases, les textes, enfermés dans la double prison de la reliure et
de l'étagère de bibliothèque.
Jusqu'au 30 mars 2008. 12 rue de Tournon. Du mardi au samedi de 11h à 18H30.
Deux livres disséqués de Georgia Russel, l'un avec une reliure en imprimé David Hicks:
Par Florence Muller
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Jeudi 24 janvier 2008
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08:55
Une carte au design parfait, avec sa signature en suspension maintenue comme un mobile. Voilà un objet digne de rester hors de
son enveloppe et de poser comme une fragile sculpture de papier, au delà de la convention de souhait de bonne année.
Par Florence Muller
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Mercredi 23 janvier 2008
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08:41
Pour transporter son portable, ses câbles, ses I-pod et autres joujoux techno, peu de sacs sont vraiment adaptés à cet usage nomade ! Ils sont souvent juste
fonctionnels et par leur manque d'esthétique attirent immédiatement le regard sur l'objet à dissimuler. Deux marques liées de deux façons différentes au principe du transport se sont attaquées à
cette question. La maison Longchamp, réputée pour ses sacs à main justement joliment fonctionnels, a donné carte blanche à Michel Gaubert pour créer une ligne "MG pour Longchamps".
Le maître des ambiances sonores de défilés, également grand voyageur pour les besoins de la cause modeuse, a inventé toute une ligne de sacs parcourus des symboles de son univers. Les
graphismes, qui ont été travaillés à partir de scans d'objets, en ton sur ton ou en deux tons, donnent du rythme à des sacoches de voyage, des pochettes de cables, des étuis d'I-pod, des sacs à
ordinateur...
Quelques modèles de la ligne de sacs Lonchamp, estampillés en lettres argent MG pour Michel Gaubert :
Tout une population de cables, prises, cassettes, i-pod, anime le sac à ordinateur :
Le spécialiste du transport UPS a demandé à Karine Arabian de concevoir un sac à ordinateur. La créatrice a imaginé un vrai sac de maroquinerie, en cuir chocolat, rehaussé de galons ors. Les
proportions généreuses de ce sac équivalant d'un 48 heures, permettent de faire voyager câbles et dossiers en compagnie de l'ordinateur.
Par Florence Muller
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Mardi 22 janvier 2008
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Autrefois, chaque pièce du vestiaire masculin était clairement définie : les genres ville et sport ne se mêlaient jamais. Après quelques décennies de
démolition de ces cloisons étanches, on ne cherche même plus à savoir à quoi correspond ce qui défile. Chaque élément d'une silhouette peut donner lieu à de multiples associations. Mais
c'est aussi chaque pièce de vêtement qui combine à l'infini des éléments d'origine diverses. Au salon Rendez-vous qui se tient à l'Espace Commines, on le vérifie dans presque chaque stand. Repéré
sur celui de "surface to air", un manteau caban-trench-coat, ou une parka-trench-coat. Sur le stand de "Unconditional", des gilets à draper en cache-coeur, des cardigans-queue de pie, des
chemise-blouson-sweat-shirt. Chez Luise & Franck des col-cravate-harnais. Sur le stand de Mjölk des vestes légères comme des pulls, des pulls en laine tricotés à la main en Australie aussi doux
que du coton, des ensembles en total-look à dissocier...
Au salon Tranoï à la Bourse, chez Linda Farrow Vintage, spécialiste à l'origine des lunettes anciennes, on voit des lunettes-masque-de-Spider-man de Jeremy Scott ou
de fragiles lunettes en bois qui ont l'air solides de Ralph Simmons, des lunettes qui ont l'air en plastique mais sont en métal. Sur le stand de Whyred, des jeans construits selon la technique
traditionelle du pantalon, des pulls à cols châle montés en plastron, des blousons d'aviateur en tricot ...
Par Florence Muller
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Lundi 21 janvier 2008
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10:36
Nous entrons à peine dans l'hiver 2008 que déjà sur les podiums, il faut imaginer l'hiver de l'année prochaine. Le calandrier du prêt à porter masculin est finalement
mieux calé que celui de la mode féminine. On a moins de difficulté à se transposer dans l'année suivante, la saison étant elle la même : des collections d'hiver présentées en hiver, des collections
d'été présentées en juillet. Le contenu et les propositions elles aussi mettent en confiance. Rien ne contredit fondamentalement ce que nous vivons actuellement... plutôt une évolution en douceur
de ce qui constitue les tendances du moment. Une élégance masculine basée sur une certaine sophistication caractérisée par de très beaux matériaux et coupes, des valeurs trans-générationelles, qui
vont parler autant aux jeunes dandys de vingt ans qu'aux quadragénaires qui ne supportent plus le genre passe-muraille qui dominait l'allure des hommes adultes il y a quelques années. Le
costume est bien installé dorénavant dans la garde-robe des hommes de vingt ans et plus. Ils disposent maintenant d'une gamme plus étendue d'élément de valorisation de leurs charmes. L'hétérosexuel
n'a plus peur de s'habiller avec soin. Sans tomber dans les excès des fashion victims de la mode, il pourra donner des accents de raffinement à sa tenue par des touches de couleurs, des
superpositions de matières brutes ou délicates, des chemises à cols travaillés ou à plastons, quelques accessoires parmi lesquels peut figurer la cravate, le foulard, le chapeau melon..
Yves Saint Laurent par Stefano Pilati. De belles proportions dans les vestes croisées ou veston à la Oscar Wilde, avec toutes les possibilités de variation par
le bas : pantalon slack, rase-boots, tombant en vrille sur la bottine. Une élégance en écho au style personnel d'un directeur artistique parmi les hommes les plus allurés du monde !
Jean Paul Gaultier. L'esprit britannique domine avec des frissons à la "Orange mécanique", tempérés de touches très JPG 80' comme ce pantalon slim avec lacets rappelant ces combinaisons de
pilotes de chasse. A droite, un luxe discret, avec ce manteau réalisé par Yves Salomon en bande de vison Saga, aux fausses allures de robe de chambre :
Agnès B. Une belle galerie de portraits, jolis garçons en costumes soignés, aventuriers à casquette, Gengis Khan du bitume en toque à poils, dandy new
wave-disco, dandy ska à petit chapeau, New New romantiques en chemise à jabot et plaids...
Joey Star chez Agnès B :
Par Florence Muller
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Vendredi 18 janvier 2008
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Après dix années passées à la présidence du Fashion Group Paris, Annette Goldstein, ancienne directrice de l’Ecole Esmod, passe le relais à Hubert Barrère. Ce créateur
est connu pour son travail de relance de la pratique du corsetier et d’adaptation du corset à la mode actuelle par l’emploi notamment de matériaux contemporains. Hubert Barrère, ancien élève de la
Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, avait découvert l’art du brodeur chez Vermont et celui de la corseterie auprès de monsieur Vicaire, maître costumier de théâtre. C’est une très riche
expérience de la couture qu’Hubert Barrère apporte à la mode quand en 1995, il réalise ses premiers corsets pour des défilés. Sa première réalisation fait partie de la collection de haute couture
d’Emmanuelle Ungaro présentée en janvier 1996, ce qui lui vaut de recevoir le Grand Prix de la Ville de Paris la même année. Madonna lui confie le corset de sa robe de mariée créée par Stella
McCartney. De très nombreuses collaborations avec des créateurs et couturiers suivront : Alexander McQueen pour Givenchy, Stella McCartney pour Chloé, John Galliano pour Dior, Christian
Lacroix, Jean Paul Gaultier, Valentino, Karl Lagerfeld, Giorgio Armani, Roberto Cavalli, Dolce & Gabbana… Il sera aussi le Directeur Artistique du brodeur Hurel. Dans son propre atelier Hubert
Barrère emploie une vingtaine de personne : « Je forme des corsetiers qui, à leur tour, en formeront d’autres. C’est du compagnonnage » dit-il.
La créativité, les connaissances et les liens transversaux noués par le créateur avec de très nombreux membres des métiers de la mode devraient donner une dynamique
importante au Fashion Group Paris. Cette association se veut comme le forum de réflexion des professionnels de la mode et organise régulièrement des conférences, débats, rencontres, colloques sur
des sujets d’actualité. A l’origine, le Fashion Group était une organisation américaine conçue en 1928 par 17 femmes autour d’Edna Woolman Chase, éditeur en chef du magazine Vogue.
Par Florence Muller
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