Jeudi 17 janvier 2008 4 17 /01 /2008 08:50
Lundi 7 janvier 2007, Pierre Bergé exposait son opinion sur la mode en général et son point de vue personnel sur la création actuelle au cours d’une conférence à l’Institut Français de la Mode. Un moment privilégié pour les étudiants de l’IFM et l’occasion de rencontrer le fondateur de l’institut et de mieux comprendre les subtilités du monde de la mode auprès d’un de ses acteurs principaux depuis les années soixante. Pierre Bergé a commencé par évoquer ses débuts aux côtés d’Yves Saint Laurent lors du lancement de la célèbre maison de haute couture. Au cours d’un enchaînement de questions-réponses, il a retracé toute son histoire depuis son inauguration en 1962 jusqu’à la fin de l’activité de YSL Haute Couture en 2002. Pierre Bergé a insisté sur les étapes clés de cette carrière en duo. Notamment sur ce qu’il appelle le «coup de tonnerre» de la création en 1966 d’ «YSL Rive Gauche», boutique et griffe pionnière d’un prêt-à-porter de très haut de gamme issu d’une maison de Haute Couture. C’était la première fois finalement qu’une collection conçue par un couturier était réalisée dans une usine selon les méthodes industrielles. Un procédé révolutionnaire qui allait encourager bien des initiatives par la suite. Pierre Bergé s’est arrêté sur un point important de l’évolution d’YSL qui est riche d’enseignement pour des jeunes gens qui voudraient se lancer dans le business de la création : les soucis financiers qui ont marqué les débuts de la maison et qui ont duré 12 ans ! Une très forte motivation et l’envie de réussir leur ont permis de passer ce cap douloureux. La situation de l’entreprise s’est ensuite améliorée grâce à l’aide précieuse d’un banquier américain.
Pierre Bergé s’est aussi attaché à expliquer les caractéristiques de la mode selon Yves Saint Laurent. En employant des formules percutantes pour en faire ressortir toute l’originalité : «Chanel donna la liberté aux femmes,Yves Saint Laurent leur donna le pouvoir ». Le couturier fit des emprunts au vestiaire masculin pour les faire glisser dans la garde-robe féminine. Ainsi naquirent le fameux smoking au féminin, la saharienne, le blazer… Particularité qui distingue Yves Saint Laurent de toute la famille des créateurs d’unisexe, il ne s’agit surtout pas d’une mode androgyne ! Le style YSL fait l’éloge de la féminité mais en lui donnant de la force et de l’assurance, qualités nécessaires à la femme dans le monde contemporain.
Poursuivant l’évocation de sa carrière, Pierre Bergé a ensuite retracé l’histoire de la création en 1973 de la Chambre Syndicale des couturiers et des créateurs de mode avec Sonia Rykiel, Michel Klein, Kenzo… Il pensait que les couturiers n’étaient pas les seuls à avoir du talent et souhaitait que des créateurs, qui avaient fait la preuve de leur talent dans le prêt-à-porter soient reconnus et respectés. Onze ans plus tard, Pierre Bergé lançait le projet de l’IFM. L’objectif était de réconcilier les créateurs et les managers, les impératifs de la création de mode et ceux de la production, distribution, communication...
Durant cette rencontre, Pierre Bergé est resté fidèle à lui-même, sans jamais parler la langue de bois. Aujourd’hui, selon lui, la haute couture appartient au passé. Les maisons de couture qui habillent les femmes sur mesure sont rares. Seules deux maisons continueraient à faire de la haute couture selon la tradition développée au début du 20ème siècle par la maison Worth : Chanel et Dior. Avant de conclure son exposé sur la mode actuelle par une série de maximes comme « la mode passe, le style reste » ou « la mode n’est pas un art même s’il faut un artiste pour la créer ».

Pierre Bergé:
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Par Florence Muller
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /2008 11:26
Le célèbre coiffeur Alexandre de Paris, dont le nom était synonyme de Haute Coiffure, vient de s’éteindre à l’âge de 85 ans. Il avait fait de la coiffure un art reconnu à l’égal de la haute couture en coiffant célébrités et défilés des grands noms de la mode. Avec lui s’achève une généalogie prestigieuse de coiffeurs qui ont chacun marqué leur temps. Alexandre de Paris avait été formé en 1938, dès l’âge de 16 ans, par le fameux Antoine, lui-même apprenti en 1900, à l’âge de 16 ans chez Catroux, coiffeur très réputé de la Belle Epoque. De son maître Antoine, inventeur de la coupe à la garçonne et promoteurs des premiers shampoings colorés en association avec le fondateur de l’Oréal Eugène Schueller, Alexandre se distingua par ses créations révolutionnaires. Il lance les premières coupes sur cheveux mouillés, baptisées «Papillon» ou «Artichaut», la méthode du volume obtenu par crêpage et les mises en plis sur rouleaux. Mais ce sont les célébrités qui feront sa renommée rapide, la Begum Aga Khan dès 1946, la duchesse de Windsor et Grace de Monaco qui lui restera fidèle pendant plus de 25 ans. Devenu directeur artistique des salons Antoine à Paris en 1947, de nombreuses personnalités du cinéma lui confient leurs coiffures, comme Maria Callas, Sophia Lauren, Romy Schneider, Catherine Deneuve, Jean Cocteau... Il coiffe Liz Taylor dans « Cléopatre ». Associé pendant 5 ans avec les sœurs Carita à partir de 1952, il finit par ouvrir son propre salon en 1957.
J’ai eu le privilège de rencontrer ce «prince des coiffeurs» à l’occasion de diverses expositions du Musée des Arts de la Mode. C’est lui qui avait réalisé les extraordinaires perruques de la collection africaine d’Yves Saint Laurent comme toutes les coiffures de défilés du couturier depuis ses débuts chez Dior. Je l’ai vu «restaurer» les perruques des poupées du «Petit Théâtre de la Mode» lors de leur exposition au Musée, rue de Rivoli. Ces mannequins au corps de 60 cm de haut environ, en métal et à la tête en papier mâché conçus par Eliane Bonnabel étaient coiffés de perruques miniatures, reproduisant parfaitement les coiffures de l’année 1945. Un travail d’une précision et d’une délicatesse étonnante. Ces poupées faisaient parties lors de leurs créations en 1945 et 1946 d’une exposition itinérante, présentée dans les capitales européennes puis aux Etats-Unis, destinée à relancer le prestige de la haute couture parisienne et son hégémonie dans le monde. Alexandre avait confié une collection de perruques de défilés extravagantes à Yvonne Deslandres, pour sa collection de l’UFAC, qui fait dorénavant partie du Musée des Arts Décoratifs.

Alexandre de Paris et Liz Taylor:
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Alexandre de Paris et Karl Lagerfeld autour d'un mannequin avant un défilé de mode:
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Par Florence Muller
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /2008 10:34
H&M ne se contente pas d’être une marque 100% « fashion addicts » avec ses lignes signées par des stars de la mode, de la musique et du cinéma. Depuis quelques années, H&M s’est engagé en faveur de la prévention du sida. « Fashion against AIDS » est le nom donné à une collection qui sera commercialisée en février prochain. Cette collection est le fruit d’une collaboration entre des créateurs de l’association « Designers against AIDS » et des artistes de renommée internationale tels que Rihanna, The Cardigans, Timbaland... L’objectif de cette initiative est de sensibiliser l’opinion publique à la lutte contre le Sida. Artistes et créateurs ont participé gratuitement à cette collection et 25% du produit des ventes sera reversé à des missions de prévention de la maladie à travers le monde. L’opération s’engage également sur la voie de la mode éthique qu’H & M a déjà exploré par ailleurs dans la fabrication d’autres lignes de vêtements. Toutes les pièces sont fabriquées à partir de coton certifié 100% biologique. Margareta Van den Bosh, responsable des collections chez H&M, n’hésite pas à annoncer sur les étiquettes « ce que pourrait être le vêtement le plus important que vous n’ayez jamais eu entre vos mains ».
La ligne « Fashion against AIDS » comprend des tee-shirts, des tops et des sweat shirts aux graphismes colorés. Ils portent tous un message ainsi que le nom de leur créateur. Les prix s’échelonnent entre 11 et 28 euros. 
 
La chanteuse Rihanna pose pour la campagne publicitaire :
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /2008 10:11
Sophie George, ancienne styliste chez YSL, diplômée de l’IFM et de l’Ecole de la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne, vient de créer la première maison d’édition entièrement dédiée à la mode, les « éditions falbalas ». Une expérience d’enseignement dans une école de mode lui a suggéré cette initiative, pour répondre aux besoins des étudiants qui sont confrontés selon elle à « une dispersion des informations ». Son objectif est de publier quatre titres par an qui aborderont des sujets de mode selon un angle très fonctionnel en s’adressant aux professionnels et à « tous les passionnés de mode ». Ces ouvrages se veulent des « livres pratiques », des « histoires de mode, des romans sur la mode », à défaut de « beaux livres », de dictionnaires ou d’essais sur la mode qui sont déjà très nombreux chez les libraires. Les deux premiers livres publiés par les éditions Falbalas, tous deux signés par Sophie George, sont « Le vêtement de A à Z », premier volet d’une encyclopédie thématique de la mode et du textile, et « Griffé », un roman  qui révèle l’univers secret d’une maison de couture. Le premier définit de façon concise les différents types de vêtements mais aussi les différents types de cols, manches, plis, poignets, garnitures décoratives…Chaque terme est traduit en anglais, initiative particulièrement utile dans le domaine des écoles de mode parisienne qui reçoivent chaque année de très nombreux étudiants étrangers. 500 schémas illustrent les explications de cette sorte de « vocabulaire » du vêtement.
La librairie du Musée des Arts Décoratifs, réputée notamment pour son rayon de livres de mode, a accueilli le lancement de Falbalas en octobre dernier. Les prochains titres seront consacrés aux « essentiels » de la mode, aux métiers de la mode et aux accessoires. Ils seront diffusés dans la France entière et les pays francophones à partir du 16 janvier prochain au prix de 49€. 

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Par Florence Muller
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Vendredi 11 janvier 2008 5 11 /01 /2008 09:05
Nous nous sommes rencontrées à Tokyo, dans le bureau de presse de Comme des Garçons, dans les années 90. Jelka Music gérait alors les relations de presse du monde entier de la célèbre maison de création japonaise. Une yougoslave, parlant anglais comme une américaine, bien que n’ayant jamais vécu là-bas et gérant auprès de Rei Kawakubo et dans un japonais impeccable, la représentation de la marque dans les médias, mais aussi dans toutes les activités culturelles et artistiques (un des nombreux domaines dans le quel la créatrice a été pionnière en faisant des rapprochements Art & Mode). J’allais justement rencontrer Jelka pour lui soumettre le projet d’une exposition sur l’Art et la Mode pour la Palais des Beaux Arts de Bruxelles, dans laquelle j’espérais la présence de Comme des Garçons. Le projet s’est fait en partie grâce à sa capacité à le gérer selon les exigences artistiques de la créatrice.
Quelques années après nous nous sommes retrouvées à Paris. Jelka avait en charge le bureau de presse parisien de Comme des Garçons après le départ d’Ina Delcourt chez Hermès. En quinze jours, elle qui ne disait pas un mot de français en arrivant, pouvait déjà soutenir une conversation ! Puis au bout de près de dix ans chez Comme des Garçons, Jelka a voulu connaître d’autres expériences dans la création de mode. Elle est devenue la Directrice de la Communication de John Galliano auprès de qui elle est restée presque sept ans. Aujourd’hui, elle occupe les mêmes fonctions chez Jean Paul Gaultier.
 
- La création en version successivement japonaise, anglaise et française… quel enseignement en retirer ?
 
J’ai eu la chance de travailler pour de vrais créateurs qui ont tous pour exigence la créativité. Rei Kawakubo fonctionne sans compromis, jamais ! Elle m’a montré que la créativité est compatible avec le business. Mais, à mon sens, seulement si on est un génie ! Au-delà de toutes les règles de marketing, sa façon de fonctionner lui permet d’avoir une marque toujours indépendante. Il faut une force extra-humaine pour tenir ainsi une entreprise indépendante au top niveau. A l’époque, elle réalisait, avec 300 employés, un chiffre d’affaires de 150 millions de dollars par an. Mais l’argent n’était pas sa motivation première. Si elle l’avait voulu, elle aurait pu devenir très facilement une Calvin Klein à la japonaise.
Puis chez John Galliano, j’ai vu une autre approche du métier dans une atmosphère plus humaine et avec une méthode plus libre, plus pétillante. Beaucoup d’improvisation, mais la même exigence créative. Chez Jean Paul Gaultier, c’est très nouveau pour moi, je n’ai pas encore assez de recul pour parler de cet aspect du métier. Mais ce qui est très clair, c’est que je retrouve chez lui une même exigence dans la créativité… une personnalité qui fait partie des vrais créateurs qui se comptent sur les doits de la main, doté d’un vrai talent, qui cherche à faire bouger les choses tout en réussissant à habiller ses clients…
 
- Le lien avec l’Asie ? le goût du voyage ou un plan de carrière prémédité ?
 
La famille du côté de mon père plonge ses racines dans la marine et la piraterie ! Le village de Ston, à côté de Dubrovnik, leur servait de base d’exploration du commerce de contrebande, du XVII ème jusqu’au XIXème siècle. Certains ont fait de la prison à Veniseen XVIIIème. Un frère de ma grand-mère était même allé jusqu’au Japon dans les années 30. J’avais moi aussi envie d’aller très loin ! Après une Maîtrise de Littérature et Langue Anglaise, j’ai gagné une bourse du gouvernement japonais pour partir étudier le japonais à Tokyo. De retour à Belgrade j’ai passé une licence de japonais aux Langues O. Puis en 1991, j’ai décidé de quitter mon pays. Le processus de guerre était en marche en Yougoslavie. Je ne voulais pas vivre sous le gouvernement de Milosevic. Je suis entrée chez Shiseido à Tokyo, via un recrutement à Londres. Je travaillais au Product Development. L’idée était de montrer aux employés qu’il était possible de travailler avec des étrangers, qu'ils étaient des gens normaux et fréquentables ! Evidement leur perception de l’étranger passait tout de même par le filtre de ma capacité à parler couramment leur langue ! Puis Stéphane Marais m’a fait rencontré Rei Kawakubo.
 
- Les premières impressions en arrivant en Asie dans les années 80 ?
 
C’était passionnant. Dans cette université très prestigieuse, se retrouvaient des gens venus de partout en Asie, des Chinois du Taiwan, de Singapour, de Hong Kong, des Coréens… des japonais-brésiliens et aussi des chinois de la Chine communiste. C’est là que j’ai perçu ce que la Chine allait devenir. Les chinois de la Chine communiste comprenaient tout de suite ce qu’il fallait faire avec les mouvements de mode. Il utilisait le Japon comme un tremplin pour atteindre les Etats-Unis.
 
- Difficile de travailler au Japon ?
 
Ce n’est pas facile d’être une femme qui travaille au Japon. De plus, les rythmes de travail sont beaucoup plus lents qu’en Europe. Rien ne peut fonctionner sans le consensus général. C’est donc beaucoup plus dur de se mettre d’accord et d’avancer. Dans le management à la japonaise, la notion de conflit est exclue.
 
- Avec Rei Kawakubo, il y a eu l’opportunité de gérer, parallèlement aux relations avec la presse, de très nombreux projets artistiques, et notamment les expositions dans la boutique principale d’Aoyama, avec Daniel Buren ou Raphael Soto et les projets spéciaux avec Cindy Sherman. Aujourd’hui pratique-t-on les relations de presse comme dans les années 90 ?
 
Non, c’est assez différent. Ce qui a changé fondamentalement, ce sont les relations avec les annonceurs. Ils sont devenus les rois des médias. Ils font la loi. Le nombre des médias est gigantesque que ce soit la télévision, Internet ou les magazines. Le nombre de pages de pub dans tous les supports a augmenté. Mais, en même temps, tout le monde se bat pour avoir les mêmes annonceurs. Les médias sont prêts à tout pour leur plaire. Le phénomène « people » a aussi gagné une importance considérable. Et ce n’est pas près de diminuer depuis que le président de la République est lui aussi devenu un « people ». Ce système de visibilité peut aider les jeunes créateurs. Il a aussi ses mauvais côtés. Il faut faire les vêtements sur-mesure sans être certain que la star les portera. Mais parfois c’est un vrai plaisir, quand il s’agit d’habiller quelqu’un d’absolument adorable comme Kylie Minogue.
 
- Quand on travaille auprès d’une personnalité phare comme Jean Paul Gaultier, reste-t-il encore un peu de temps à soi ?
Il y a beaucoup à faire et pas seulement au bureau… des voyages, des déjeuners de presse, des dîners de gala…. Mais j’arrive néanmoins à faire en ce moment un Executive MBA, celui du CELSA à la Sorbonne. Il s’agit d’un diplôme en Management & Communication. Quand on a une grande expérience dans un domaine, c’est toujours bon de se remettre en question et d’apprendre, de rencontrer des gens intéressants et de confronter des points de vue.
 
Jelka Music au vernissage de l'exposition Peter Lindbergh à la galerie Acte 2, avril 2006 :
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Par Florence Muller
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Jeudi 10 janvier 2008 4 10 /01 /2008 08:26
La chocolaterie Puyricard, fondée par Jan Guy et Marie-Anne Roelandts en 1967, est aujourd'hui dirigée par le fils aîné Tanguy. Une famille originaire de Bruxelles, une des capitales du chocolat, qui après un long séjour en Afrique a décidé de s'installer dans le sud de la France, donnant la préférence au soleil méditerranéen sur la grisaille belge. L'entreprise bien qu'expatriée a réussi à imposer sa marque baptisée du nom du village proche de l'atelier d'origine à partir d'une  dizaine de boutiques en propre. L'actualité, c'est l'installation d'une boutique sur la 5ème avenue à New York et la création d'un chocolat en collaboration avec le chorégraphe Angelin Preljocaj dont la compagnie et le Pavillon Noir sont installés à Aix en Provence. Tanguy Roelandts a conçu le "Angelin N°100" en s'inspirant de la personnalité de l'artiste. Ce chocolat associe la menthe fraîche au poivre noir dans un duo de puissance et douceur. Le décor à la feuille d'or reprend les notes personnelles que le chorégraphe prend sur un carnet au cours de ses créations. Le parfum et l'essence de la création en cours s'expriment ainsi dans une friandise qui s'inscrit bien dans la tendance à la préciosité qui caractérise l'univers de la chocolaterie.

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Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /2008 10:55
Le printemps et l'été seront en fleurs. Impossible vraisemblablement de passer à côté de cette tendance puisque la fibre végétale a poussé sur tous les podiums des défilés du mois d'octobre dernier. La version papier de chambre d'hotel des années 50 sera sans doute moins facile à interpréter. Celle à base de liberty of London ou de toile de Jouy semble plus réaliste, tant ces deux familles d'imprimés ont fait leurs preuves depuis 1759, pour la manufacture fondée par Oberkampf à Jouy en Josas et 1875, pour la firme fondée par Arthur Lasenby Liberty sur Regent Street.
 
La fleur chez Balenciaga par Nicolas Ghesquière, Junya Watanabe et Tao par Tao Kurihara :
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Pas de certitude quand à la météo, impossible à prévoir. Mais la mode voit et réclame un été chaud, mais pas torride, traversé de douces brises. Les tissus aussi légers que des nuages par beau temps sont soulevés par des vents qui apaisent le poids de l'air. Les robes se gonflent comme des manches à air, prêtes à nous faire décoller un poil au dessus des réalités.
 
 
Des robes signes d'air chez Sonia Rykiel, Lanvin par Albert Elbaz, Commuun :
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Sommes-nous prêtes pour le total look proposé notamment par Nicolas Ghesquière ? Il avait disparu depuis les années 80... il n'avait d'ailleurs jamais été totalement admis, mis à part dans la tenue de bureau, sous la forme de tailleur, mini-jupe et veste épaulée. Là, il s'affiche avec franchise, avec tous ses accessoires "en pareil", sac, chaussures et même chapeau. Pas évident d'être autant le porte drapeau d'un motif ou d'une seule couleur. Mais en mode, il ne faut jamais dire jamais !
 
Alexander McQueen, Nina Ricci par Olivier Thyeskens et Céline par Ivana Omazic :
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Plus osé encore, le choc des couleurs qui se rencontrent sans vraiment être proches parentes. Il va falloir lutter contre un environnement dominé toujours par le noir l'hiver et le blanc l'été. Mais c'est en tout cas la recette, concoctée à l'origine par Yves Saint Laurent dans les années 70 et par Paul Poiret en 1911, pour réveiller toute une allure.
 
Louis Vuitton par Marc Jacobs, Comme des Garçons et Vivienne Westwood :
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Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mardi 8 janvier 2008 2 08 /01 /2008 12:15
Une exposition pour petits et grands avec un sujet qui nous concerne, nous tous qui prenons le train de plus en plus fréquemment depuis que le TGV existe. Le chemin de fer a été la grande révolution qui a accompagné la révolution industrielle. Le réseau ferroviaire a permis au domaine de la mode d'étendre son influence de la capitale vers toutes les villes de province. Le métier de commis voyageur s'est alors généralisé et a réduit les écarts entre la naissance des phénomènes de mode et leurs diffusions. Le sujet de la mode figure d'ailleurs dans l'exposition... mais à travers les uniformes portés par les employés de la SNCF ou ceux créés par de jeunes stylistes de Marseille. 
Plus précisément, c'était l'histoire de la SNCF qui était racontée là, à l'occasion du 70ème anniversaire de l'entreprise. Pour le côté spectaculaire, 4 motrices trônaient au milieu de l'immense espace du Grand Palais : une machine à vapeur de 1942, une loco électrique de 1955, le TGV de 1981 et la nouvelle Automatic Transilien qui sera en activité à la fin de 2009. Ces mastodontes de métal possèdent leur propre plate-forme et motrices permettant un transport exceptionnel, véritable prouesse technique. Aucun des domaines d'expressions artistiques touchés par la fascination pour les trains n'avaient été oubliés dans cette exposition à grande échelle : l'architecture, le son, l'art contemporain, le design, la pub, la littérature, la photographie... Le plus touchant était certainement celui du cinéma : dans une salle de projection reconstituée est projeté un montage d'extraits de grands moments de cinéma qui se déroulent sur le quai d'une gare ou dans les wagons... scène d'adieux, de fuite, de rupture, de drague...!
 
 
La locomotive à vapeur de 1942 :
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Impossible de retirer son manteau, il fait trop froid le soir du vernissage. Test de l'ambiance colorée du futur Automatic Transilien. A noter, à gauche, un espace est prévu pour les bicyclettes.

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Vue de la soirée avec un système de chauffage très décoratif mais qui peinait à réchauffer la grande verrière :
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"La Race aérienne, lit de célibataire" de Philippe Mayaux, 2007 :
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Forêt de casquettes sur fond de motrice de 1955 :
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Un "défilé" qui manque un peu de glamour !
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Par Florence Muller
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Lundi 7 janvier 2008 1 07 /01 /2008 11:39
Pour la bonne humeur:
 
L'ourson Knut, star du zoo de Berlin :
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Ratatouille, le rat chef cuisinier :
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Yelle, et le girl's power :
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Calvin Harris qui vous invite chez lui pour une fête "into my house" ou à Las Vegas avec toute la bonne dose de disco :
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Le Iphone qu'on espérait pour Noël ... et toutes les propositions de versions réduites :
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Pour la mode :
 
Les sandales mécano géniales de Balenciaga, dessinées par Pierre Hardy :
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Le corset. Celui ultra futuriste de Givenchy... mais aussi tous ceux parfaits d'Azzedine Alaïa, dont je n'ai pas de photos :
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L'oeil de biche revisité, moins trash que celui d'Amy Winehouse, en aile d'oiseau chez Dior :
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L'apparition de Kate Moss dans la vitrine de Top Shop :
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Pour se reposer de la consommation de mode, les musées et leurs expositions mettant en perspective historique le style d'aujourd'hui. Les années Folles au Musée Galliéra et Christian Lacroix au Musée des Arts Décoratifs :
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La mode entre à l'Elysée :
Premier acte, Cecilia en Prada. Deuxième acte, Carla en elle-même :
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Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /2008 09:22
Dans le monde agité des accessoires de mode, le grand retour du foulard constitue un des moments forts de l'année 2007. C'est un des indispensables de l'allure 2007 qui se prolongera vraisemblablement en 2008, qu'on le porte au cou, dans les cheveux, à la taille ou à son sac. Il est beaucoup plus qu'un cache-nez agréable en ces temps hivernaux, c'est un vrai bijou, un manifeste de mode, s'il s'agit du Keffieh de Nicolas Ghesquière pour Balenciaga. Chez Colette, les passionnés de mode se sont emparé des foulards-robes ou tours de cou griffés E2, le jour même de leur livraison et après chacun des nombreux réassorts au cours de cet automne. Comme je le disais à Lauren Bastide dans un interview pour son article sur le Keffieh publié dans Elle de la semaine dernière, le foulard pour beaucoup de fashionistas a perdu sa signification symbolique comme celle du Keffieh dans les années 70, pour mieux miser sur l'esthétique de ses graphismes souples chers à Nicolas Ghesquière.
Les Galeries Lafayette préparent une exposition qui lui rend hommage en mars 2008. Le fond de cette exposition sera constitué d'une série de foulards numérotés, signés par quinze couturiers de renom et à qui le grand magasin a donné carte blanche pour réinterpréter cette pièce de tissu : Vivienne Westwood, Azzedine Alaïa, John Galliano, Jean-Paul Gaultier, Jean-Charles de Castelbajac, Kenzo, Felipe Oliveira Baptista et la créatrice belge Cathy Pill. Le seul point commun entre toutes ces créations : leur forme carrée.
Le modèle signé Jean-Charles de Castelbajac sera vendu au prix de 120 €, celui de Kenzo Takada dont les motifs sont peints à la main coûtera lui 250 €. Le plus cher sera le carré Peachoo + Krejberg à 275 €.

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Par Florence Muller
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