Vendredi 24 avril 2009

Belle fin de journée ensoleillée pour illuminer la nef du Grand Palais hier soir : La Force de l’Art s’ouvrait sur une note joyeuse. Le soleil faisait jouer les filtres de couleurs posés sur la grande porte et éclaboussait le dédale de blocs blancs enchevêtrés en une médina contemporaine abritant les œuvres des 36 « Résidents ». Architecture, volume et zones de circulation très réussies, construits par l’architecte Philippe Rahm « comme une nouvelle atmosphère insérée dans la première » (celle de l’architecture de métal du Grand Palais).

Les trois commissaires Jean Louis Forment, Jean Yves Jouannais et Didier Ottinger ont voulu un parti pris fort pour cette Triennale de l’Art en France : la nécessité de « mettre l’accent sur la notion d’œuvre», avec pour seul critère de sélection la « sensibilité à l’espace ». Cette orientation sonne juste dans un paysage contemporain recentré sur le fond des choses et non sur le discours. En mode, les défilés récents ont eu aussi élu le vêtement comme sujet principal au détriment de l’image et de l’esbroufe.

Des œuvres, il y en a donc de tout genre, pour toutes les sensibilités et tous les goûts. Des pièces spectaculaires comme l’ »attraction » de Fabien Giraud et Raphaël Siboni, gros cube noir secoué comme un simulateur de vol ; des œuvres plus discrètes comme le texte de Mircea Kantor racontant la fable des deux maharadjas, gravé dans le sol. De la poésie, avec le flocon de neige géant ou « le triomphe de la neige » signé Le Gentil Garçon. De l’interactif, avec l’œuvre de Wang Du, l’« International Kebab », tour de papier compressé. Elle est entourée de coutelas que le public peut manipuler pour découper et emporter des lamelles de l’œuvre.

La manifestation en faveur de la scène contemporaine de l’art en France ne s’arrête pas à cette sélection d’œuvres. Elle se complète de 6 « rêves » d’artistes internationalement reconnus comme Daniel Buren, Annette Messager ou Orlan… dont les créations sont réparties entre des lieux parisiens mythiques,  Musée du Louvre, Tour Eiffel, Palais de la Découverte, Musée Grévin, Eglise Saint-Eustache. Une sélection d’œuvres dites « Les Virtuels » sera mise en ligne chaque jour. Enfin, à l’intérieur du Grand Palais, vont se succéder jusqu’à la fin de la Triennale, des « Invités »  qui vont présenter des performances, spectacles ou soirées basés sur l’interdisciplinarité. Inaugurant cette programmation dimanche 26 avril, Goran Vejvoda présente la performance « Foule accord » avec sa formation Background composée d’Aurélie Lobin, Bérengère Chasseray, Soleil Koster, Stéphanie Pons, Valérie de Berrardinis et Corinne Babled. Entourée des « Gardiennes du son » (chaussées de cuissardes Larare) et des « combattantes du silence », une installation sonore est à la disposition du public qui est invité à composer un « Foule accord ».

La Force de l’Art. Grand Palais. Paris. Jusqu’au 1er Juin 2009. Entrée 6 euros.

Performance « Foule accord » De Goran Vejvoda / Background. Dimanche 26 avril à 15h30.
 

Mircea Kantor. La fable des deux maharadjas :
 

Devant la boutique de « POF » de Fabrice Hyber, une brune, une blonde :
 

« International Kebab » de Wang Du :
 

« Le triomphe de la neige ». Le Gentil Garçon :
 

La sphère de Bruno Peinado reflétant la voûte du Grand Palais :
 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
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Mardi 21 avril 2009

Carment Secareanu est la lauréate du « Pasarela 2008, le Festival de la Mode de Bucarest. En Roumanie, elle est l’une des rares créatrices à figurer au côté des marques internationales comme Givenchy, Comme des Garçons ou Marc Jacobs , dans le concept store « The Place ». Les magazines comme Elle, Cosmopolitan, Marie Claire, The One, Beau Monde… lui font une place de choix. Mais son nom reste peu connu en Europe de l’Ouest, malgré sa participation à différents événements de mode à Trieste, Rome ou Anvers. L’institut Français de la Mode, qui était représenté par Karine Piotraut comme membre du jury au Pasarela 2008, vient de lui donner l’occasion de faire connaître son travail à Paris, en exposant sa collection aux Docks en Seine. Les rythmes en noir et blancs de ses vêtements, les structures pures et architecturées de ses formes, ses recherches de drapés, s’inscrivaient parfaitement dans l’atmosphère très « design » de l’Institut. Certaines journalistes en ont profité pour acheter les modèles de la collection… une occasion de porter ainsi des « pièces uniques » de la créatrice !



 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Lundi 20 avril 2009
Inauguré en septembre 2008, le théâtre de Poitiers prouve que l'architecture contemporaine peut s'inscrire parfaitement dans un tissu urbain ancien. Lignes pures et lumineuses, environnement magnifiant l'identité du bâtiment avec sa terrasse-socle et lien harmonieux avec la vieille ville, tout concours à faire de ce bâtiment quelque chose qui ne laisse pas indifférent. Sa paroi translucide permet de faire des projections de l'intérieur visibles à l'extérieur. Créé par l'architecte Joao Luis Carrilho de Graça, il est destiné à recevoir tous les types de spectacle programmés par la ville de Poitiers.



 
Par Florence Muller - Publié dans : Design
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Vendredi 17 avril 2009

Vernissage hier soir d’une exposition organisée par le VIA, avec le soutien de la Mairie de Paris, qui vient de connaître un vif succès à Montréal : « Paris, Design en Mutation » est présentée à l’Espace Fondation EDF à Paris. Dès l’entrée, le ton est donné par des textes expliquant clairement l’intention novatrice de l’exposition. Le commissaire Michel Bouisson a réuni onze designers qui travaillent autour des vastes sujets que sont le monde contemporain dans la perspective du respect de l’environnement et les perspectives offertes par les nouvelles technologies. Certain sont des précurseurs de l’exploration de tels sujets comme Matali Crasset dans les années 90, d’autres plus jeunes ont été révélés notamment par des cartes blanches ou aides à projets du VIA. Le système d’enseignement du Design tient également une place dans l’exposition. Un documentaire montre comment les écoles parisiennes favorisent l’innovation et la recherche.

Ce sont ces deux aspects du Design contemporain qui dominent « visuellement » toute la sélection d’objets. La question du traitement de l’eau est ainsi abordée dans le thème « Domestiquer l’eau » avec des vases destinée à l’épurer ou à la récolter d’Olivier Gassies. Ailleurs Mathieu Lehanneur propose un système de contrôle du son, sous la forme d’un diffuseur de bruit blanc qui atténue les nuisances sonores. Il expose également « Bel Air » un filtre contenant des plantes vertes qui purifient l’atmosphère. Il ya aussi l’étagère de Jean Louis Fréchin qui affiche sur sa tranche des SMS, la porte à Moucharabieh de Fred Sionis qui crée un courant d’air en toute sécurité et le spectaculaire hôtel volant de Jean Pierre Massaud. Une exposition qui donne envie de voir un bon nombre de ces objets entrer dans une phase de diffusion « grand public ».

« Paris, Design en Mutation ». Espace Fondation EDF. 6 rue Récamier 75006 Paris. Entrée libre. Jusqu’au 30 août 2009

Avec ces beaux objets de Delo Lindo, réalisés en tube de PVC, il s’agit de « retourner la banalité » du matériau :
 

Au premier plan, création de Matali Grasset :
 

Diffuseur de Bruit Blanc de Mathieu Lehanneur :
 

 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Design
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Mardi 14 avril 2009

L’impression de pénétrer un peu du mystère du Mont Athos était donnée autant par les œuvres exposées au Petit Palais que par les invités du vernissage de l’exposition inaugurée jeudi dernier. Le monastère célèbre bâti sur une péninsule de la Mer Egée reste inaccessible aux femmes. Au milieu des visiteurs parisiens, on ne pouvait manquer de remarquer les religieux dignement vêtus de leurs austères costumes noirs. L’impression que les moines avaient tous fait le voyage de Paris pour accompagner les œuvres ornant leur monastère du Mont Athos. Une soixante d’œuvres parmi les 180 pièces exposées n’avaient jamais quitté ce lieu mystique vieux d’un millénaire. En fond de décor, des chants d’église aux accents profonds, une dominante de rouge sombre, une succession de petites pièces, parfaites alcôves pour enchâsser les icônes, textiles précieux et manuscrits dont les plus anciens remontent au IXème siècle.

Musée des Beaux Arts de la Ville de Paris. Petit Palais. Avenue Winston Churchill 75008. Paris.

Jusqu’au 5 juillet 2009.

Chœur de saints athonites. XVIIIème et XIXème siècle. Protaton (détail) :
 

Saint Georges. Vers 1300. Attribué à Manuel Pansélinos ou à son atelier. Monastère de Vatopédi (détail):
 

SaintOnuphre et Pierre l’Athonite. 1838. Monastère de Karakallou (détail) :
 

 

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Jeudi 9 avril 2009

C’est l’œuvre de réconciliation du célèbre architecte américain, Leoh Ming Pei, avec son pays d’origine. Inauguré à la fin de l’année 2006, ce musée d’histoire de Suzhou attire un vaste public. C’est l’un des lieux les plus visités de cette cité historique surnommée la « Venise de l’Orient ». Les fameux jardins anciens qui en font l’intérêt artistique et le réseaux des canaux qui parcourent la ville n’attirent pas autant que ce temple moderniste à la gloire de la culture passée chinoise. En effet, tout dans le parti pris architectural s’articule autour de citations explicites de l’architecture et de l’art du jardin traditionnel. Les objets exposés, issus des fouilles menées dans la ville ou prêtés par la ville de Shanghai, semblent presque des prétextes à l’existence de ce monument à la gloire d’une chine qui renoue avec fierté avec son passé. 







 

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Mardi 7 avril 2009

Sous la direction artistique de Joe Hu (Zhangiang Leapideas Multimedia) le MOCA présente sa dernière exposition consacrée à « Merging Emerging : Art, Utopia, Virtual reality » à travers les œuvres d’une vingtaine d’artiste chinois. Il s’agit de montrer comment les nouveaux medias insufflent une nouvelle dynamique à la création. Par essence, cela ne se limite pas à certaines techniques ou technologies, mais à la créativité que les nouveaux mediums peuvent décupler. Joe Hu ne se focalise pas sur l’excellence des nouvelles technologies mais par les résultats qu’elles peuvent engendrer.

MOCA Shanghai. Jusqu’au 30 juin 2009.

Une source de nuage, de son et de lumière diffusée à travers une matière textile métallique. Installation, eau, voix, 2009. De Zeng Xiaoping. Support multimedia : Yan Bin.
 

Une ville métallique hérissée de gratte-ciels et miniaturisée. Installation, métal., 2008. Zhong Kangjun.
 

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Lundi 6 avril 2009

La dernière exposition de la nouvelle galerie ShanghART installée depuis le mois d’octobre au 796 Huai hai road s’intitule « Not related ». Ce titre est à prendre au premier sens du mot : sans relation, sans liens… Trois artistes originaires de Shanghai y sont à l’honneur : Huang Kui, Xiang Liqing, Zhou Zixi. Tous trois nés dans les années 70, ils ont pour caractéristique de mener leurs carrières de façon relativement indépendante, sans avoir eu besoin de s’inscrire dans un groupe. Il est vrai que dans l’art contemporain, on est bien loin des « ismes » qui ont marqué l’histoire de l’art moderne : impressionnismes, cubismes, futurisme … etc. Mais la question des rapports entre la collectivité et l’individu, de l’indépendance réelle ou fictive de l’individu, est toujours très prégnante en Chine.

ShanghART gallery. 796 Huai Hai road. Jusqu’au 8 avril 2009.

Vue extérieure de la galerie:


Le miroir d'eau qui borde un côté de la galerie:


Oeuvres de l'artiste Zhou Zixi:


Oeuvres de l'artiste Xiang Liqing:


Le jardin du 796 Huai Hai road vu de la galerie ShangART:


 

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Vendredi 3 avril 2009

C’est un véritable havre de paix, de luxe et de volupté qui vient d’ouvrir, en octobre dernier à Shanghai, au 796 Huaihai road. Protégé du bruit par les maisons en bordure de la très animée Huaihai road, se cache un domaine enchanteur : au milieu d’un vaste jardin trônent deux villas néo-classiques et une galerie d’art moderniste. La villa de gauche construite en 1921 est devenue « The home » de la marque Dunhill et celle de droite, construite comme son pendant en 1927, est dédiée à l’univers de Vacheron Constantin ( marques appartenant au groupe Richemont). La galerie dépend du réseau ShanghART et a été inaugurée par Lorentz Heblbling, pionnier de l’art contemporain chinois. C’est le français Yann Debelle de Montby, Directeur du développement de l’image et de la Communication de Dunhill, qui a découvert ce domaine et œuvré à sa restauration pendant deux ans. Ce dandy esthète est à l’image des atmosphères raffinées qu’il a su donner à ces anciennes maisons de maître. Beaucoup plus que de simples « boutiques » de marque, les espaces sont conçus comme des lieux de transmission d’un de savoir-vivre à l’occidental. Mais point de pédanterie dans ce qui pourrait paraître comme le comble du snobisme, au contraire ! tout particulièrement la villa Dunhill est organisée comme une vraie maison de gentleman anglais qui s’apprêterait à recevoir ses invités chinois. Au rez-de-chaussée, un salon accueille les visiteurs et plante le décor : meubles dénichés aux cours de nombreux voyages en Chine, ancienne vitrine du British Museum, une aile d’avion transformée en bureau, un totem fait de malles de voyage, profond fauteuils et canapés de cuir... La maroquinerie Dunhill côtoie des objets rares et anciens et bien sur, au milieu, le fameux stylo Dunhill en laque chinoise. Aux étages se répartissent les pièces plus intimes : la garde robe du parfait gentleman, le bar à chemises, la boutique du Barbier, le salon du tailleur Bespoke de Savile Row… Au dernier étage ouvrant sur une terrasse, le restaurant KEE et un bar aux allures de club anglais. Yann Debelle de Montby vous reçoit comme un parfait maître de maison et sait vous transmettre sa passion des beaux objets, des savoirs-faire et d’un art de vivre fondé sur la tradition et tourné vers la modernité. La clientèle de Dunhill rajeunit en Chine et c’est aussi aux apprentis dandys des années 2000 que la marque s’adresse. C’est bien simple après cette visite rendue passionnante par l’enthousiasme de notre hôte, un rêve : emménager au 796 Huaihai road ! 

Dunhill, Vacheron Constantin et la galerie ShanghART. 796 Huaihai Road. District Luwan. Shanghai. Dunhill Shanghai, Tél : 86 21 5404 8699.

Les villas jumelles, à gauche "The Home" de Dunhill et, à droite, celle dédiée à l'univers Vacheron Constantin:


Le salon du rez-de-chaussé; au premier plan, des objets de maroquinerie disposés dans une ancienne vitrine du British Museum; au fond, à droite, un bureau fait avec une aile d'avion:


Yann Debelle de Montby présentant le Bar à chemises:


Le salon du tailleur Bespoke:


Le bar au dernier étage:



 

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Mercredi 1 avril 2009

Construit par l’architecte japonais Kengo Kuma, ce nouveau Boutique hôtel mise sur l’art et le mode. Pas de « lobby » au sens classique du terme. A la place, une importante équipe d’hôtesse vous oriente et vous dirige soit vers le café au rez-de-chaussée, les restaurants européens ou asiatiques donnants sur un jardin intérieur, la boîte de nuit ou l’élégant spa au sous-sol. Dans les chambres, l’architecte a donné la vedette au bois : sol et meubles, entre le bois « écolo » et le design le plus pur. La vaste salle de bain rappelle les bains japonais avec sa baignoire en bois. Le hall a vraiment des allures de galeries d’art contemporain : des œuvres de jeunes artistes chinois occupent l’espace central et les baies vitrées sur la rue. Le choix de ces œuvres tourne autour des relations entre l’art et la mode. Il s’agit là de créer un lien avec, d’une part, la façade de l’hôtel traitée comme une surface textile et, d’autre part, la proximité avec un nouveau quartier destiné au shopping. Ce quartier de Sanlitum est depuis les années 50 celui des ambassades. Mais son identité vient de changer avec la construction du « Village », une vaste zone de maisons et petits buildings séparés par des places, pleins de boutiques de mode ou de design, restaurants, cafés… Les places sont animées de terrasses où les gens prennent le soleil et de spectacles de rues. C’est la nouvelle destination à la mode de Pékin, qui correspond à un changement de goût du public. Les grands « malls » n’exercent plus une attraction sur un public qui s’initiait, depuis une dizaine d’années, aux joies de la consommation à l’occidentale. Désormais les petits quartiers aux allures de villages ou dans l’esprit des quartiers parisiens, attirent les foules le week-end qui recherchent, alliés au shopping traditionnel, de vrais moments de détente. Ils correspondent à un nouvel art de vivre, plus harmonieux et en phase avec des cadres de vie à dimensions humaines. En ce moment, l’école de mode CAFA Design School expose les créations de fin d’année de ses diplômés 2009 jusqu’au 6 avril, au « None and More at the Village » (de 12h à 20h).

The Opposite House. 11 Sanlitum Road. Chaoyang district. T : 86 1064176688. answer@theoppositehouse.com

Façade de The Opposite House sur la Sanlitum Road :
 

Le hall de l’hôtel construit par l’architecte Kengo Kuma :
 

Exposition d’artistes chinois dans le hall de l’hôtel :
 

Deux œuvres de Li Xiao Feng en porcelaine :
 

Une rue du « Village » :
 

Par Florence Muller - Publié dans : Design
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