Mardi 18 décembre 2007
Le grand chocolatier belge, Pierre Marcolini, est venu présenter à l’IFM, mercredi 12 décembre, son travail de création de véritables bijoux de confiserie en compagnie du designer Yan Pennor’s. Au fil de leur conférence, les relations entre la haute couture et la haute chocolaterie se dégageaient sur de multiples thèmes : nécessité de la création et de l'innovation tant dans les formes que dans les produits, recherche de l'excellence dans tout le processus depuis le sourcing le plus recherché jusqu'à l'emballage le plus sophistiqué. Du Mexique à Madagascar, le chocolatier sélectionne lui-même les fèves et les travaille de façon artisanale jusqu’au produit fini. Le designer Yan Pennor’s expliquait comment l'idée de l'emballage de base de la marque lui était venue. Il pensait à l'expression familière  "prendre un carré de chocolat", en réalisant qu'aucun carré de chocolat n'étaient vraiment carré mais.... rectangulaire ! Il s'est donc lancé dans le design d'une plaque de chocolat carrée, découpée en carrés. Il voulait que chaque carré soit gravé d'une des lettres du nom du chocolatier. Restait une difficulté, Marcolini s'écrivait avec deux "L". Pierre Marcolini n'a pas hésité à l'autoriser à retirer un "L" pour que le nom de la marque tienne dans cette découpe géométrique.
 
Une même quête de pureté et de graphisme préside à la création des boîtiers de présentation des chocolats élaborés comme des pâtisseries. Pierre Marcolini et Yan Pennor’s élaborent des boîtiers aussi élégants que des coffrets à bijoux. En choisissant le noir, le blanc et le gris, les deux créateurs s’éloignent volontairement des codes couleurs traditionnels du chocolat. Une collaboration avec la maison Delvaux, le Hermès belge, s’inspire du principe des malles de voyages d'autrefois, composées de plateaux superposés. 
 
Dans un beau livre consacré à l'univers de Pierre Marcolini, disponible uniquement dans les boutiques de la marque (« Eclats », Editions les Chocolats de l’Iris), les photographies de Serge Anton interprètent parfaitement la beauté des chocolats et de leur présentation. Le plaisir esthétique rejaillit sur la promesse de la délicatesse de la dégustation. Coffret de bijoux ou palette de maquillage, on se prend à confondre la sensualité de tous ces domaines du luxe (on sait d'ailleurs que certaines maisons de luxe consultent des chocolatiers pour obtenir un fini parfait de leur boîtes à fards).
 
 
http://www.serge-anton.com/

Pierre Marcolini explique le principe d’un original coffret de découverte du processus de fabrication du chocolat et de la différence entre les fèves, leurs provenances, leurs traitements....:
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Par Florence Muller
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Lundi 17 décembre 2007
La librairie Publicisdrugstore des Champs Elysées organisait une soirée consacrée à deux sorties d'ouvrages sur la mode. Une table ronde réunissait Farid Chenoune, auteur d'un livre publié chez Assouline à l'occasion du soixantième anniversaire de la maison Dior, et les trois co-auteurs d'un DVD Rom intitulé "Jeune Styliste".
 
Farid Chenoune a passé de longs mois dans les archives de la maison de l'avenue Montaigne à compulser d'abondantes archives, courriers de Christian Dior, magazines, articles, photographies et les passionnantes "Chartes de fabrication" des modèles, véritables cartes d'identité et journaux intimes des robes de chaque collection, pour écrire cette nouvelle histoire d'une des plus célèbres maison de couture parisienne. Les somptueuses photographies de Laziz Hamani apportent également un regard inédit et très personnel sur cette oeuvre, avec un éclairage et une mise en espace qui auréolent de mystère chaque robe, dont beaucoup n'ont jamais été publiées. Farid Chenoune, avec son talent de détective de l'histoire de la mode, aurait pu écrire un ouvrage en plusieurs volumes sur le sujet. Mais le texte publié plus concentré respecte un équilibre habituel au genre du "Beau livre" en laissant de la place à l'abondante iconographie, composée des photos de Hamani et d'images anciennes dont un certain nombre signées de grands noms de l'histoire de la photographie.

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Par Florence Muller - Publié dans : Livres
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Vendredi 14 décembre 2007
La ballerine Repetto vient de fêter ses 60 ans en octobre dernier. Plus d'un demi-millénaire jalonné de succès et de célébrités qui ont contribué à faire la gloire du petit chausson de danseuse : hier Brigitte Bardot ou Audrey Hepburn, aujourd'hui Sarah Jessica Parker, Kate Moss ou encore Nicole Richie... A l’heure où les escarpins à talons vertigineux et épaisses plates-formes dominent les podiums, la ballerine s’est imposée dans la rue comme une alternative élégante aux confortables baskets. 
Le pdg de Repetto, Jean-Marc Gaucher, porte lui-même les Repetto lacés lancées par Serge Gainsbourg dans les années 70, puis adoptées par Mick Jagger et déclare : « c’est un chausson, c’est un gant ». Forte de son succès, l’entreprise produit aujourd’hui 2000 paires chaque jour avec des variations lancées tous les mois sur les modèles de la saison. Le premier chausson de danse Repetto naît en 1947 quand Rose Repetto créé une paire de pointes pour son fils Roland Petit, danseur, chorégraphe et compagnon de Zizi Jeanmaire. Dix ans plus tard, le chausson de danse fait ses débuts au cinéma, aux pieds de Brigitte Bardot dans le film « Et Dieu créa le femme ». Ces souliers rouges sont à l'origine d'un vrai phénomène de mode. A partir de la fin des années 80 et après le décès de Rose Repetto, la marque perd de son élan. Son pdg conclut alors des partenariats avec des griffes telles que Issey Miyake, Yohji Yamamoto et Comme des Garçons. Il s'agit de faire de la ballerine un objet de mode recherché tant au Japon qu'aux Etats-Unis. En 2005, des éditions limitées commencent à être produites pour des boutiques de mode. Pour son 60ème anniversaire, la marque a demandé à 60 célébrités de customiser une paire de ballerines qui sera vendue aux enchères au profit de l’UNESCO dans le cadre d’un programme d’aide au développement par la danse.

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Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
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Jeudi 13 décembre 2007
Tous les deux ans, un parcours de mode relie tous les points de style intéressants de la capitale belge et permet de découvrir l'ampleur de la créativité bruxelloise. Pour un groupe d'étrangers, composé de journalistes, acheteurs, organisateurs de la Fashion Week de Londres ou du salon Rendez-vous à Paris, directeurs de multi-marques... Modo Bruxellae organisait une visite commentée des boutiques de mode. Le quartier de la rue Dansaert est celui qui compte le plus grand nombre de boutiques, suivi par la plus traditionnelle avenue Louise, les Champs Elysées bruxellois, le quartier de la rue du Bailli et celui de la rue Saint Jacques, les grandioses Galeries Royales Saint-Hubert ou le quartier des Sablons et enfin celui de la rue de Namur. La rue des Chartreux commence à se développer.
C'était l'occasion de revoir des adresses déjà bien installées ou au contraire de découvrir des nouveaux venus. Avec une tendance propre à Bruxelles, celle des boutiques-ateliers. Les jeunes marques peuvent ainsi gérer plus facilement la conception et vente de leur collection dans un même espace.
 
 
La vitrine de la boutique Stijl, l'adresse incontournable multimarques bruxelloise. C'est sa directrice et fondatrice, Sonja Noël qui, dans les années 80, a lancé le quartier en s'installant sur l'avenue Dansaert. A l'époque, cette rue était vide de tous commerces de luxe.

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Dans la vitrine de Stijl, des créations de Cathy Pill, accompagnées de chaussures de AF Vandevorst :
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Présentation des créations d'Eric Beauduin, des sacs taillés dans des vêtements recyclés. La plupart des détails du vêtement ont été gardés comme les poches et les fermetures à glissières.
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La nouvelle boutique-show-room de Jean Paul Knott, avec une sculpture de Dorothée Marot :
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La vitrine de l'Atelier Coppens. Christophe Coppens, connu pour ses chapeaux excentriques et ses mises en scène théâtrales, possède une autre boutique de l'autre côté de la place du Nouveau Marché aux Grains (et aussi 200 points de vente dans le monde et une boutique à Tokyo). Dans cette boutique Atelier, les clientes sont reçues sur rendez-vous pour des créations sur mesure destinées aux mariages, soirées et cérémonies. 
Christophe Coppens projette d'ouvrir une boutique à Paris et une à Anvers. 

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Boutique "Les Précieuses", 100% filles, avec un très joli choix de sacs, bijoux, gants bougies... que des tentations !
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Le concept d'"Y-DRESS?" mis sous vide. Tous les modèles partent de la forme du Y. Le résultat est une infinité de variantes possibles de tops, robes et vestes à géométrie variable.
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Quelques modèles de Sandrina Fasoli, le duo de Michael Marson et Sandrina Fasoli qui vient de remporter la bourse Mango. Dans la vitrine de " Icon" :
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La nouvelle boutique Icon qui présente les collections de Sandrina Fasoli et d'autres marques comme Isabelle Marant :
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Devant les cabines d'essayage d'Icon un très moelleux lit de repos :
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La boutique de Mademoiselle Jean, primée au Concours Modo Bruxellae. Esprit de boudoir coquin, tapis au sol en forme d'escarpin fétichiste :
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Entrée de la boutique d'Annemie Verbeke, ambiance intimiste et chaleureuse :
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Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mercredi 12 décembre 2007
L'organisme de promotion de la mode Bruxelloise présentait, lundi 3 décembre, son prix annuel comme chaque année depuis 10 ans... mais pour la première fois, avait invité des journalistes et professionnels étrangers pour initier leur nouveau programme de développement à l'international. Les lauréats des années précédentes ont été: Olivier Theyskens, Jean Paul Knott, Cathy Pill, Xavier Delcourt, Own, Annemie Verbeke, Tony et Sandrine, Marina Yee, Carine Lauwers... 
Le défilé avait lieu dans un espace désafecté, une ancienne galerie commerçante, les Galeries de la Toison d'Or. Ce lieu gigantesque avait été scénographié et mis en lumière par les Own, après un sérieux travail de déblayage. La cabine placée au centre laissait voir en ombre chinoise les mannequins se changeant. En avant programme défilaient les collections de Cathy Pill, Annemie Verbeke, Jean Paul Knott et Sandrina Fasoli. Puis ceux des nominés. La lauréate 2007, la créatrice de Girls from Omsk, recevait ensuite des mains de Sonia Noël, la directrice de la boutique Stijl, le prix de 7500 euros. Un deuxième prix était décerné à la boutique la plus innovante et dont la décoration correspondait le mieux à l'identité de la marque. C'est la boutique de Mademoiselle Jean qui le remportait, avec son esprit de séduction provocatrice.
 
L'espace du défilé, avec les restes des anciens panneaux lumineux du centre commercial :
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Un modèle de la collection lauréate "Girls from Omsk", à l'esprit très 80 avec ses graphismes pop sur jersey :
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Un modèle d'une nominée, Conni Kaminski :
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Une autre nominée, Lessie Lecomte :
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Au cours du dîner organisé avant le défilé par Linda Van Waesberge de Modo Bruxellae pour ses hôtes étrangers. Alexandra Lambert, de Bruxelles Export à gauche et Christel Divert du Journal du Textile, à droite :
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Trio tout sourire : Bruno Michel, bureau Atlarge, Daniel Alfredo du magazine Mixte et un intrus en carton maquillé :
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Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mardi 11 décembre 2007
Chez Agnès B, dans l'espace du 17 rue Dieu, le week-end du 1er et 2 décembre était consacré à une programmation organisée avec le magazine Tracks. Pour le "rassemblement des mondes hors pistes", le fameux magazine d'ARTE a invité différents membres de son réseau de découvertes qui construisent la culture d'aujourd'hui et de demain de la planète. Ce premier rassemblement vient couronner dix ans d'activité du magazine télévisuel et permet d'envisager la diversité des "mondes" créatifs révélés : Born Bad, le disquaire rock'n roll de Paris, X-Treme Video, un éditeur de Biarritz spécialisé dans le documentaire consacré aux sports émergents comme le base jump, le Kitesurf, le BMX, l'escalade urbaine..., Patate Records, la boutique des fans de ska, de rocksteady et de reggae, le studio de piercing finlandais Samppa von Cyborg, Potemkine, spécialiste du cinéma indépendant sur support DVD, les étranges poupées de Crazy Dolls, les peluches venues d'Allemagne d'Eurofurence, la maison d'édition Autonomedia spécialiste de la contre-culture, le label espagnol Vampisoul spécialiste de rééditions latinos, soul, funk..., le coiffeur rock'n roll Mister Ducktail, la maison d'édition new yorkaise Automedia, l'espace autogéré Myownspace, la librairie et galerie The Lazy Dog, la boutique Belleville Mowrider et son imaginaire "West Coast" américaine.... Une quinzaine de mondes hors pistes au total.
Une mention spéciale pour le groupe Dorkbot qui réutilise intelligemment des déchets électroniques. Au coeur de machines de toutes sortes, ordinateurs, jouets ou électroménagers, les membres de plus de cinquante communautés dans le monde trouvent de quoi inventer de nouveaux objets utiles. Mieux encore, ils initient des néophytes à l'art de la création électronique. Même les enfants étaient les bienvenus sur ce stand en activité créatrice permanente. Exemple d'objets créés au cour du week-end, un vieux téléphone déclenchant un jeu vidéo.
Tout au long du week-end, des performances et concerts se sont déroulés 17 rue Dieu et au Point Ephémère, partenaire du projet.
 
Cet événement intitulé "Tracks s'installe chez Agnès b." fera l'objet d'un programme diffusé sur ARTE en mars 2008.
 
 
Au cours de la soirée de lancement le vendredi 30 novembre, Madame Cocotte, la très kawaï animatrice de la boutique Boddywood.  Dans la mouvance de "Tokyo Decadence", elle propose aux amateurs du monde des Mangas, des collections venues de Londres, Tokyo ou Paris et de quoi se faire des tenues dans l'esprit des japonais d'Harajuku, entre le fantasme fétichiste et l'onirisme des Cosplay.
 
www.boddywood.com

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Un exemple d'un superbe lowridder de la boutique Belleville Lowrider, prêt pour la parade avec ses pompons et chromes éblouissants :
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Une vue de l'installation de Close Up, une piste d'essai de fingerboard ou planche de skate miniature pour doigts agiles. 
On devine le concept scénographique de l'ensemble de la manifestation signé Christophe Moreau et réalisé à partir de palettes de transport et morceaux d'aggloméré de bois.

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Par Florence Muller
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Lundi 10 décembre 2007
Demain mardi 11 décembre, retrouvez-moi sur le blog www.darkplanneur.com pour une "ballade de luxe" filmée...
Par Florence Muller
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Lundi 10 décembre 2007
Au cours des Rencontres Internationales du Cinéma organisées au cinéma Reflet Médicis (3 rue Champollion 75005 Paris), était projeté en avant-première le film "Useless" qui sortira dans les salles le 6 février prochain. En apparence, c'est un documentaire sur la créatrice chinoise Ma Ke que les professionnels de la mode ont découvert, avec beaucoup d'enthousiasme, au mois de juillet dernier avec un premier défilé lors de la fashion week.
En réalité, je le vois comme un poème de 81 minutes dont le sujet serait des hommes et des femmes chinois travaillant dans le textile mais aussi dans la mine, à Canton et dans la région de Fenyang. La caméra les montre, sans effet, avec une lenteur extrème qui donne le temps d'échafauder toutes sortes de questions et de commentaires sur les intentions du metteur en scène. Car le film se déroule en l'absence presque totale de narration ou voix off. Mis à part les assertions de la créatrice Ma Ke qui expose sa profession de foi en faveur d'un monde plus humain, moins machniste, dans lequel la Chine ne serait plus perçue comme un simple fournisseur de textile, recevant ses ordres de l'étranger mais comme capable elle aussi de produire une création originale. En découvrant son travail, on en doute pas un seul instant de cette capacité de la Chine à savoir créer une mode singulière. 
 
 
Photo de l'affiche du film :
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Par Florence Muller
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Vendredi 7 décembre 2007
Les 6èmes Rencontres Economie et Emploi de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Paris ont choisi le thème du Luxe, du design et de la mode comme sujet de débat, jeudi 29 novembre. Lyne Cohen-Solal, Adjoint au maire de Paris en charge du commerce, de l'artisanat, des professions indépendantes et des métiers d'art, a rappelé en préambule les chiffres qui donnent la mesure de l'importance de cette activité au sein de cette région : 30 000 emplois dans le luxe, 20 000 emplois dans la mode et 9 000 dans le design. Deux tables rondes, réunissant des entreprises, des designers et des écoles de création, étaient invitées à répondre à deux questions : la première portant sur "les mutations dans les industries de la création : où se situe la valeur ?" et la deuxième sur "de l'effet de vitrine "Paris" à la définition d'une stratégie de développement". Sylvie Ebel,directeur général adjoint de l'Institut Français de la Mode soulignait l'attraction forte exercée par la capitale française sur les créatifs étrangers, qui, bien souvent, après avoir suivi une formation à Paris, préfèrent s'y installer plutôt que de retourner dans leurs pays d'origine. "Paris est créateur de valeurs... culturelles, historiques et créatives", offrant un vaste bassin d'emplois avec ses PME, ses nombreux salons et événements professionnels, et tous les sièges de grands groupes comme l'Oréal ajoutait-elle.
Si le contenu des exposés de qualité variable et l'absence quasi totale de véritable débat laissaient le public un peu sur sa faim, en revanche, on peut saluer l'initiative de la Chambre de Commerce de consacrer ces rencontres à un tel sujet. C'est  déjà un pas en avant symbolique vers une reconnaissance d'un domaine prospère trop longtemps méprisé.
 
Dans l'assistance, en chemise étoilée Agnès B :
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Sous les ors du 27 avenue de Friedland :
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Objet primé au concours "Legacy for Future design award" :
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Par Florence Muller
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Jeudi 6 décembre 2007
La maison Hermès lançait mercredi 28 octobre la H Box au Centre Pompidou, conçue sur une idée de Pierre-Alexis Dumas et avec le commissariat de Benjamin Weil. Cette H Box inaugurait ainsi une tournée mondiale en se posant dans l'atrium de Beaubourg. Elle suivra ensuite un itinéraire ponctuée d'étapes prestigieuses passant notamment par la Tate Modern de Londres.
Initiative originale de la maison Hermès, c'est à la fois un très bel objet design, oeuvre de l'artiste-architecte Didier Fiuza Faustino et une "boîte" de projections obscure de films d'artistes produits avec le soutien de la marque du 24 Faubourg. Evoquant le nomadisme et le voyage, univers chers à la maison, cette structure entre l'ovni et la malle de transport peut s'installer avec son système auto-portant à peu près partout. La coque renferme un système de projection d'images et de sons d'une très haute qualité. Le spectateur est installé dans une sorte d'enceinte géante avec grand écran. La programmation de lancement de la H Box propose 8 films d'artistes émergents français ou étrangers : Alice Anderson, Yael Bartana, Sebastian Diaz Morales, Dora Garcia, Judith Kurtag, Valérie Mréjen, Shahryar Nashat et Su-Mei Tse. Une mention particulière pour Alice Anderson dont j'ai beaucoup aimé l'univers onirique. Son film "Barbe Bleue" évoque  une légende revisitée à sa manière. Une femme Barbe Bleue vit dans une immense maison mystérieuse. Elle ouvre sa porte un jour à de pauvres gens, une mère et son fils, très beau... et derrière les images de contes de fées, on cherche la morale de l'histoire, quel mystère cache cette barbe bleue.
Recommendation : Après le visionnage des films, il faut impérativement faire le tour de l'objet à l'extérieur, ce que les invités du cocktail de lancement avaient tendance à oublier. En effet, les matériaux, les détails d'assemblages et le soin apporté aux finitions bien dans la tradition d'Hermès, sont admirables. 
 
Vue d'ensemble de la H Box de dos :
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Détails des ferrures d'assemblages dans un esprit flight case :
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Par Florence Muller
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