Lundi 5 novembre 2007
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Par Florence Muller
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Jeudi 1 novembre 2007
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Plus que trois jours pour aller voir cette exposition chez Colette (jusqu’au 3 Novembre) qui explore un genre
photographique, la "photographie reportage", comptant de plus en plus d'adeptes et d'addicts dans le contexte du vaste phénomène de succès des blogs. Aujourd'hui grâce à la technique du
numérique, la photographie est à la portée de tous. Les blogs "home made" se multiplient et tout le monde peut devenir paparazzi d'un jour, que ce soit dans les soirées, au cours des défilés qui
forment autant de scènes de prédilection de la chasse aux looks de célébrités ou d'anonymes. Le blogueur devient parfois plus célèbre que ses sujets qui ne dépassent pas la célébrité d'un jour,
selon le modèle établi par Warhol. C'est aussi une formidable manne sociologique qui permet d'observer sur le vif les usages et coutumes vestimentaires de nos contemporains. A noter, les
particularismes régionaux ou nationaux demeurent malgré la globalisation de la mode.
Amy Arbus « on the street »
Fille de la célèbre photographe Diane Arbus, Amy Arbus débute sa carrière de photographe professionnelle en illustrant de 1980
à 1990, une des premières chroniques "fashion-street", de la page "on the street", rubrique phare du journal new-yorkais "The village voice". Elle est en qulque sorte une pionnière de la
photographie des looks de la rue.
Hans Eijkelboom « Paris- New York-Shanghai »
Photographe allemand (et non blogueur), il sillonne les rues de Paris, de New York et de Shanghai depuis des années avec un regard de
sociologue. Ces trois métropoles représentent chacune une Histoire, une culture, un continent. En analyste de la société de consommation, Hans Eijkelboom s'attache à capter l'image d'individus
qui s'habillent et se comportent de façon identique au sein de ces trois différentes villes. Un même vêtement ne sera pas porté par le même type de personnes. A Paris, le polo habille des hommes
décontractés. A New York, ce polo est en revanche porté par des jeunes issus de la culture hip hop. Enfin, à Shanghai, ce même polo sera vu sur des hommes classiques (peut être des hommes
d'affaires en tenue du week-end) qui le portent non pas avec un jean mais avec un pantalon habillé.
Toutes ces photographies sont réunies dans "Paris-New York-Shanghai" publié par Aperrture et disponible chez Colette.
Scott Schuman, auteur du blog The Sartorialist
Américain de 39 ans, Scott Schuman est l'auteur d'un blog
célèbre de mode, l'un des plus consultés dans le monde, The Sartorialist.com qui "pèse" 23 000 visites par jour. C'est après avoir travaillé dans la "fashion industry" pendant 15 ans qu'il
décide de créer son blog en 2005. Le point de départ : le constat d'un clivage existant entre ce qu'il vendait dans les showrooms et ce qu'il voyait porté par les gens dans la vraie vie. Son
slogan : capturer le look parfait. Il a été sélectionné par Time Magazine dans le top 100 des "designers influencers".
Yvan Rodic, fondateur de Face Hunter
Yvan Rodic, français de 30 ans basé à Londres, voyage autour de la planète pour dénicher les meilleurs styles de "fashionistas" de tout genre. Il fait partie de la génération de "photographes de
rue". Son blog, facehunter.blogspot.com (10 000) visistes quotidiennes) est rapidement devenu une référence dans le repère des tendances.
Sont exposées également les photos de Jeremy Kost dît « anti-paparazzi », de Bob Colacello (correspondant régulier du
Vanity Fair), d'Alistar Allan (photographe qui s'est spécialisé dans le clubbing underground de Londres depuis 2006) ainsi que les photos portraits en noir et blanc de Marco dos Santos lors des
soirées au Paris-Paris. Enfin, The Cobrasnake qui photographie des visages lors de soirées à Los Angeles et dans les grandes capitales de la mode.
Par Florence Muller
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Mercredi 31 octobre 2007
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On remarque aujourd'hui une tendance de plus en plus fréquente chez les réseaux de grande distribution à s'afficher avec l'élite des créateurs : Christian Lacroix est
déjà chez La Redoute et bientôt Roberto Cavalli sera chez H&M. Ce phénomène restait toutefois plus rare dans l'univers de la chaussure.
Aujourd'hui, dénicher une paire de chaussures griffées sans se ruiner est désormais devenue chose possible.
En effet, grâce aux « mini-collections » situées à la croisée du luxe et du marché des petits prix, il est aujourd’hui plus facilement envisageable de se chausser de griffes telles
que Michel Vivien, Gaspard Yurkievich ou encore Pierre Hardy. Le premier, maître chausseur des ateliers de la maison Lanvin, s’est engagé aux côtés de la chaîne de magasins André et propose une
petite collection de quatre modèles, déclinés en différentes couleurs. Amoureux des belles choses, il privilégie comme à son habitude, les matières nobles comme le cuir, le velours, le bois, le
veau. Sa paire de ballerines est vendue 125€, ses escarpins 135€ et ses bottes sont elles vendues à 245€.
Gaspard Yurkievich signe une collection pour l’enseigne France Arno comprenant neuf modèles alliant simplicité et fantaisie.
L'empreinte, la patte du créateur est particulièrement reconnaissable dans chaque modèle. Cet ex-lauréat du Festival de mode de Hyères en 1997, souhaite ainsi optimiser sa popularité en
province grâce à cette alliance avec cette marque grand public. Les prix de vente de ses créations vont de 109€ pour une paire de ballerines à 199€ pour ses bottes chaussettes à bouts vernis.
Pierre Hardy, autre bottier de renom qui crée depuis 1990 les chaussures homme et femme d’Hermès et possède
sa propre marque et une boutique au Palais Royal, collabore avec le géant californien GAP. Sa collection GAP sera disponible dans les boutiques françaises et anglaises dès le 5 Novembre
2007 !
Par Florence Muller
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Mardi 30 octobre 2007
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Cet ouvrage collectif publié par Dominique Veillon et Michèle Ruffat est le résultat de plusieurs années de recherches menées par un groupe d'historiens, professeurs
et experts en mode réunis sous l'égide de l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS). Le cadre de ces études dépasse le strict espace temporel de la décennie des années soixante pour remonter
aux années cinquante et se terminer dans les années soixante-dix. La chronologie établie par Farid Chenoune commence avec l'arrivée aux Galeries Lafayette de Ghislaine de Polignac, la première
styliste de l'histoire et s'achève avec le premier choc pétrolier en 1973 et la fondation de la Chambre Syndicale du Prêt-à-porter des Couturiers et des Créateurs de Mode. Elle recoupe ainsi toute
la génèse d'un prêt-à-porter de création qui finit par se dresser face aux anciens tenants des tendances internationales, les grands couturiers.
Au fil des contributions, chaque auteur livre des concentrés de ses sujets de prédilection. Trois grandes parties envisagent les pôles de développement de la mode
des sixties : "l' éclatement des lieux de la création", le "Renouveau des pratiques et des représentations de mode" et enfin la "Production et distribution: un rapport de force inversé". Ce qui
prépare le terrain au "tout mode" d'aujourd'hui se construit alors sur un élargissement des champs d'expression de la mode, un territoire d'influence, de production et de distribution à
l'échelle planétaire, une généralisation de la consommation de produits de mode. Enfin "l'esthétique jeune a remplacé l'esthétique chic".
Par Florence Muller
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Lundi 29 octobre 2007
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La FIAC des "jeunes" galeries se tenait comme l'année dernière au centre de la Cour Carrée du Louvre dans une vaste tente transparente, confrontant l'art contemporain
à l'histoire de l'art représentée par les nobles façades du palais. Le déplacement des galeries de design dans le cadre du Grand Palais allégeait ce salon et rendait plus lisible cette sélection de
galeries en laissant plus d'espaces de respiration entre chaque stand.
Dès l'accès à la foire sur la rue de Rivoli, les visiteurs étaient accueillis par cette installation "Entrée pour le Centre de la Terre", réalisée par Thomas Sandri
International et placée avec humour au "presque" centre de Paris. Une vision de chantier moderne pour un voyage initiatique à la Jules Verne.
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Vendredi 26 octobre 2007
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Le carton d'invitation énigmatique annonçait "24 heures d'inattendu" pour l'inauguration de la nouvelle boutique de l'adresse mythique d' Hermès au 24 Faubourg Saint Honoré.
De 20h00, le 23 octobre au lendemain 20h00, le 24 octobre, la maison servait de cadre à une époustouflante programmation de spectacles, se succédant sans discontinuité aux quatres coins du
magasin dont la superficie a été démultipliée. De la musique et de la danse jouées au milieu des 5000 invités, dans des styles aussi divers que classiques, contemporains ou rocks.
Dans la rue une fanfare réchauffait l'air ambiant. A l'intérieur, 36 petits rats se transformaient en danseuses de boîtes à musique, perchés sur des cartons à chapeaux Hermès. Jane Birkin
chantait de sa voix suave légendaire. Les danseurs du Ballet d'Angelin Preljocaj présentaient cinq extraits de chorégraphie : duos de filles dansant avec des cannes, sextuor virtuose des
chaises musicales ou un duo de garçons s'affrontant sur une table de métal... La chanteuse Camille chantait en nuisette soyeuse. Le chanteur du groupe TTC faisait un solo. L'équipe nocturne de
France Culture "Minuit 10" avait installé son studio sur place et rassemblait autour d'un table ronde Jean Paul Gaultier, Jean Paul Goude, Angelin Preljocaj... qui tentaient de se faire entendre
dans le micro malgré le son et le ton de la foule qui avait monté de pas mal de crans au fur et à mesure de la soirée. Farid Chenoune, en chroniqueur de luxe, promenait son regard d'expert en
mode sur tout le magasin, tandis que Paquita Paquin peaufinait son commentaire sur le vif de toutes les actions. Difficile d'ailleurs de suivre tous les shows au rythme soutenu si l'on voulait
être en première ligne... et aussi faire honneur à la ronde des gâteries : langues de fois gras sur feuilles d'artichaut, lamelle de coquille Saint Jacques sur lamelle de truffe sur lit de chips
de betteraves... ou encore soupe d'algues japonaise vaporisée d'une mousse crémeuse, gâteaux roulés de chocolat et fois gras... A une heure, une boîte de nuit ouvrait à l'étage, côté rue Boissy
d'Anglas. Etienne Rousseau est le magicien qui avait réussi le tour de force de transformer dans la journée cette partie du magasin en authentique night club, avec larges canapés, lumière
tamisée, piste de danse, bar à cocktails et entrée protégée par des videurs. D'autres animations étaient ensuite prévues pour les noctambules insomniaques, jusqu'au service petit-déjeuner
après des séances de relaxation et de yoga... Mais une autre journée m'attendait hors du monde merveilleux d'Hermès, hélas j'ai du rompre le fil enchanté de ces 24 heures festives. Reste le
souvenir d'un moment étonnant dans une ambiance chaleureuse, accueillante, familiale presque, avec des amis vous saluant à l'entrée et à la sortie. C'était certainement une des plus belles fêtes
de la mode depuis longtemps !
Camille :
L'artiste Ali Madhavi en costume de chasse dandy, hommage aux codes de références de la maison :
Le chanteur de TTC, Teki Latex. Au premier plan, enroulé autour d'un poignet, le ruban de dentelle griffé Hermès Paris, donné à l'entrée en guise de ruban de soirée :
Le plateau de France Culture :
Séraphin et le cavalier masqué... de dentelle Hermès :
Soupe d'algues :
Dégustation du délice d'algues en compagnie D'Olivier Chatenet :
Cérémonial de la pose pour photographies "people" dans l'entrée :
Dans la rue devant le magasin :
Les charmantes :
Jane Birkin :
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Jeudi 25 octobre 2007
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Le design était à la mode depuis quelques années, le voilà qui entre dans sa phase d’institutionnalisation dans un des temples de la « Haute »
culture. Au Grand Palais, près de 200 objets triés sur le volet composent un palmarès de ce qui élève notre environnement et notre quotidien au-dessus de sa condition purement utilitaire : des
meubles, sièges, théières, bols mais aussi une spectaculaire maison en forme d’utérus de l’atelier Van Lieshout avec lit, bar, cuisine et douche intégrés. Dans un ordre thématique, s’affiche un
parti pris de désordre chronologique pour mieux faire dialoguer les temps du design. Ainsi s’entrechoquent avec humour et pertinence styles et formes datant de la révolution industrielle à nos
jours.
L’exposition débute par des rapprochements formels entre des objets aux formes curieuses, puis propose une lecture de l’influence sur la création industrielle d’un
environnement particulier. Une partie importante de l’exposition s’attache à l’art de la récupération (sièges de voitures, bottes de paille, bois de caisses…) qui agite notre époque soucieuse de
non-gaspillage. Depuis la Fontaine de Marcel Duchamp de 1917 (plus communément appelé L’Urinoir), l’objet récupéré s’incrit dans de très nombreux aspects de la création.
« Design contre Design » réunit également des créations qui s’affranchissent du diktat purement fonctionnel et affichent sans complexe un caractère purement décoratif comme le lustre en
cristal noir de Baccarat par Philippe Starck.
Fauteuil de Gaetano Pesce, conçu avec des vêtements usagés :
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Mercredi 24 octobre 2007
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Le musée Galliéra a inauguré une importante exposition sur les « années folles » en sortant de ses réserves de nombreux trésors complétés par des prêts de
maison de couture. En préambule, les robes à danser déploient le scintillement de leurs strass, paillettes, franges perlées... admirables tableaux de tissus touchants par leur fragilité (de
nombreuses heures de restauration ont permis de les montrer sur mannequins dont le moule d'origine date de 1925). Puis le "coin des riens" selon l'expression de Jean Patou, l'un des couturiers
phare de l'époque, rival de Chanel : les accessoires affichent la préciosité de leurs formes et de leurs matières, minaudières, éventail de plumes d'autruches en tonalités acidulées, souliers
brodés aux talons-bijoux incrustés de cabochons et de strass... Le département des costumes de jour révèle toute la modernité de l'âge des "garçonnes". Bien à l'abri dans leur cage de verre, deux
ensembles de Chanel en jersey blanc saisissant d'actualité. Et puis la fameuse robe dite "Ford" également de Chanel, le prototype de toutes les "petites robes noires" de la Terre! Des choix
surprenants aussi comme cette robe faite en rubans multicolores ou ce manteau de Jean Patou en satin brodé d'alpaga. Plus loin, la surprise d'un groupe jamais rassemblé depuis sa création : les
robes de Jeanne Lanvin exposées à l'Exposition des Arts Décoratifs de 1925, la fameuse grande foire apologie du nouvel ordre de l'Art Déco. Presque toutes les robes sont en vert absinthe et brodées
selon le style tellement personnel et admirable de la grande couturière du Faubourg Saint Honoré. Grâce à la maison de couture toujours en activité et à ses archives conservées avec le plus grand
soin, ce groupe de chefs d'oeuvre a pu resurgir du passé... mais seulement jusqu'à la fin du mois. Le groupe sera remplacé ensuite par d'autres robes en raison de la fragilité des modèles.
Dans la dernière grande salle, la diversité des inspirations exotiques ou artistiques donnent une idée de la vitalité de la création des années folles. Les palettes de couleurs des boîtes à fards,
roses à joues, rouges à lèvres, poudres n'ont rien à envier à la variété des maquillages d'aujourd'hui. Un chapitre que j'ai eu la chance de développer pour le catalogue de cette exposition avec
l'aide, pour les recherches, de Julie Leguay.
Une exposition à voir absolument pour remonter aux sources de notre modernité d'aujourd'hui.
Dans la dernière salle de l'exposition, la mode des actualités cinématographiques en grand écran, de petites scénarios en version colorisée mettent en scène les
créations des couturiers parisiens :
Tous les aspects de la mode des années vingt sont évoqués avec de nombreux documents accompagnant les costumes, accessoires, sans oublier la beauté, le maquillage et le
parfum.
Pour répondre au nouvel idéal de la sportswoman qui s'accomplit dans une vie à 100 à l'heure, un célèbre parfum "d'inspiration plutôt masculine", mais aussi des
maillots de bain, des tenues de tennis et d'étonnants costumes de ski en maille de laine. Des extraits d'archives filmées montrent des jeunes filles jouant au tennis en maillots de bain ou
pratiquant vigoureusement le "Pogo", selon une expression que l'on verra réapparaître quelques décennies plus tard pour désigner la danse également très agitée des Punks !
Maillot de bain "Sirène" de Lucien Lelong, 1928 :
Dessin des archives de la maison Lanvin :
Robe de Madeleine Vionnet :
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Mardi 23 octobre 2007
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Philippe de Beauvoir recevait en compagnie de son équipe dirigeante une quinzaine de personnalités associées aux activités culturelles et artistiques du magasin de la
Rive Gauche ... La première édition d'une série de dîners privés que le Bon Marché souhaite organiser régulièrement, bien dans l'esprit raffiné et novateur de la maison.
Un moment étonnant : la table installée au milieu du magasin vide et silencieux, décor impressionnant de cathédrale mais ambiance intimiste de dîner entre amis,
pianiste et illumination de bougies sur les présentoirs à parfums pour le décor de fête. Et le ballet des serveurs et cuisiniers de la Grande Epicerie, conduit par le chef Jean-Jacques Massé,
apportant solenellement sous cloches les plats créés pour l'événement. Au dessert, la cloche était remplacée par un dôme en dentelle de chocolat.
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Lundi 22 octobre 2007
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Défilé Bless de l'été 2008
Dans une vraie salle de sport située dans le 18ème arrondissement, le duo Bless présentait sa collection pour hommes et femmes sur des mannequins jouant au foot.
Comme depuis quelques saisons, Désirée Heiss et Ines Kaag, montrent leurs créations dans des situations de la vie réelle. Une saison, les "mannequins" jouaient aux serveurs d'un restaurant où ils
servaient de vrais déjeuners aux journalistes. Pour l'hiver 2007-08, le duo avaient surpris le monde de la fashion en l'invitant sur la plate-forme du sommet de la tour Maine Montparnasse.
Frissons garantis, entre la sensation de vertige et la nécessité de lutter pour rester debout dans la tourmente des éléments déchaînés! Et pour montrer à quel point leurs vêtements, perçus
parfois comme trop conceptuels, permettent d'affronter réellement la pluie et le vent. Pour l'été prochain, donc encore de l'action qui met à l'épreuve robes, shorts, tuniques et vestes.
Dans l'ancienne galerie devenue mythique du Purple Institute, le créateur belge avait choisi, pour illustrer sa collection, de disposer des mannequins vivants dans
une exposition évoquant des sortes de jouets posés dans des boîtes... un parti pris renvoyant à l'univers stylistique reconnaissable de Bernard Wihelm, à la fois très coloré mais dont
l'apparence naïve recèle des accents inquiétants.
Par Florence Muller
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