Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /2007 16:29

Le rendez-vous parisien de l'art contemporain a maintenant pris ses marques dans les deux espaces monumentaux du Grand Palais pour les galeries "installées" et le second marché et dans la cour carrée du Louvre pour les "jeunes" galeries. 
Pas de surprises aux détours des allées du Grand Palais, mais des artistes confirmés, des oeuvres bien repérées dans d'autres événements qui font de cette foire une bonne "photographie" de l'état du marché et de l'orientation du business de l'art.
Le magazine "Elle Décoration" recevait sur la mezzanine ses invités pour un agréable
lunch,  le jour de l'inauguration, le mercredi 17 octobre.

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A la Galerie Art Concept, le "Afga rose" de Michel Blazy de 2007, constitué d'une
squelette en bois recouvert de nouilles de soja et de colorants alimentaires.
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A la galerie Anne de Villepoix, une installation de Kader Attia, "Skyline" de 2007,
composée de frigos recouverts de tessels de miroirs.
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A la galerie MArco Noire: AES + F. Ce Groupe d'artistes Russe, comprenant Tatiana
Arzamasova, Lev Evzovich, Evgeny Syyatsk et Vladimir Fridkes a été formé en 1987. Il 
joue sur l'apparence inquiétante d'un monde familier, dans des photo-montages, mêlant les références au cinéma, la mode, la technologie, la publicité et l'esthétique classique des maîtres d'autrefois.
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Cette année, les commissaires ont placé le Design au Grand Palais sur le pourtour de la
grande nef, un espace bien adapté et qui évite la confusion des genres qui aurait pu se
produire lors des cessions précédentes, les stands de design étant alors mélés aux stands
de galeries d'art.

Le stand de la Galerie Jousse Entreprise, spécialiste de Jean Prouvé :
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Stand de la galerie de Patrick Seguin :
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Par Florence Muller - Publié dans : Art
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 17:41
La mode éthique a enfin une nouvelle boutique qui lui est complètement consacrée : Dupleks. Située au 83 Quai de Valmy dans le 10ème arrondissement, Dupleks se présente comme un magasin multimarques de créateurs éthiques. L'inauguration avait lieu le vendredi 12 Octobre, dans le prolongement du "Ethical fashion show". Dupleks vend les créations de certains créateurs présents lors de cette manifestation telles que VEJA, la marque de baskets en cuir écologique ou "Emmeline 4 re".

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Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /2007 16:45

Pendant 4 jours, la 4ème édition du "Ethical Fashion Show", l'unique salon dédié à la
mode éthique, s'est tenu au Tapis Rouge à Paris.
Si la production d'une mode "éthique" semble séduisante dans son principe, elle est
restée longtemps peu convaincante dans son positionnement stylistique. De bons produits mais souvent très éloignés de la sphère de la Mode, exceptés qielques pionniers comme les chaussures Veja.
La visite de ce salon donne bon espoir pour l'avenir. Au détour des stands, quelques
objets prouvent que l'esprit de la mode est compatible avec cette démarche équitable.

Robe d'Alê Ribeiro, en pastilles de craft, un exemple de recyclage de papier provenant
des rebuts de  l'industrie :
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Sac  qui sera en vente chez Top Shop. Les collections de vêtements et accessoires conçues par Judith Condor-Vidal avec des étudiants anglais, s'orientent vers la lutte contre la pauvreté dans le monde. Judith Condor-Vidal, qui est membre associé de l'IFAT et membre fondateur de l'Ethical Fashion Forum, sélectionne des producteurs qui assurent à leurs employés de bonnes conditions de travail et de salaire.
Sa collection s'intitule "Two dollars a day : a world We need to change". Ce slogan reprend le chiffre établit par la Banque Mondiale définissant le seuil de pauvreté dans le monde. 
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Sur le stand de "Fin", una marque norvégienne dont les modèles sont réalisés dans des matières écologiques et dans le respect du commerce équitable, on voit que la couleur est bien représentée en suivant la tendance générale de cet hiver et de l'été prochain. Cette marque est dessinée par le duo scandinave Arne&Carlos qui vient de remporter le Prix "The Golden Needle" en Norvège. Le sens romantique du voyage, la beauté du désert, la lumière de l'océan, la douceur du crépuscule et la brise du soir accompagnés d'un verre de Martini ont inspiré cette collection. Réalisée en coton biologique Pima, les robes ont été imaginées dans l'esprit de l'héroïne Amelia Earhart, première femme à voler au-dessus de l'Atlantique en 1932. Cette collection a également été présentée au salon Who's next en Septembre dernier et dans le "showroom" à Paris au début du mpis d'Octobre.
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Photo du dossier de presse de Fin, avec un mannequin photographiée en plein vol ... de
planeur !
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La marque de sabot traditionnelle française Bosabo appartenant à la société Audouin et
fondée en 1890, exposait des modèles aux couleurs flashy :
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Des collections de sacoches fabriquées avec de la toile de bâche de protection de
chantier par la marque Bilum, exposées avec la photo montrant l'origine du matériau :
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Des exemples de jupes de la marque anglaise "Emmeline 4 Re" en tissus recyclés :
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Par Florence Muller
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /2007 13:29
Edward Steichen (1879-1973) est l'une des figures les plus influentes et les plus controversées de l'histoire de la photographie. Il a exploité son art dans de nombreux domaines, de la photographie de guerre à la photographie de mode, en passant par la publicité, le graphisme, la typographie et la direction artistique. Il a également été conservateur de la photographie au Museum of Modern Art de New York (MoMA) et le commissaire, en 1955, de l'exposition fameuse « the Family of Man », une vaste fresque humanitaire qui a fondé la reconnaissance de la photographie comme une forme d'art.

 

On peut le considérer comme « l'inventeur » de la photographie de mode. C'est en 1911 qu'il signe pour la revue Art et Décoration la première « série » de mode de l'histoire de la presse féminine mettant en scène les robes de Paul Poiret. La photo de mode quitte avec lui le registre de la pure information et le genre stylistique hérité du portrait mondain. Dorénavant le photographe laisse son empreinte, sa signature artistique à l'image de mode. Les robes de Poiret sont présentées dans une atmosphère « pictorialiste » et un décor bien différent des habituels fonds photographiques peints devant lesquels on faisait poser en général les mannequins. En 1923, à New York, Conde Nast lui offre le poste de photographe en chef de Vogue, pour la mode, et de Vanity Fair, pour les mondanités. Avec l'agence de publicité J.Walter Thompson, Steichen signe un contrat exclusif pour des réclames qui paraissent régulièrement au cours des années 1920 et 1930. Steichen est ainsi un des premiers défenseurs d'une photographie à la fois commerciale et créative. Les modèles des grands couturiers Worth, Poiret, Lelong, Lanvin, Chanel ou Schiaparelli, passent tous par le studio de Steichen. Mannequins, actrices et femmes de la haute société new-yorkaise posent pour lui, mais aucune n'égale à ses yeux par sa beauté sa muse, Marion Morehouse.

 

 

 

« STEICHEN, une épopée photographique » est la première rétrospective en Europe de cet artiste et l'occasion de découvrir des photos de mode issues des archives de Conde Nast.

 

 

 

 

 

Portrait de Gloria Swanson : 
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Gloria Swanson
New York, 1924
Edward Steichen
The Museum of Modern Art, New York
© 1924, Condé Nast Publications


jusqu'au 30 décembre 2007
Jeu de Paume
1, place de la Concorde
75008 Paris


Par Florence Muller
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 09:31
Usher (Arthur) Felliq, dit Weegee, est l’archétype du photographe de presse du XXème siècle. L’essentiel de son œuvre s’accomplit entre 1935 et 1945 lorsqu'il est le photographe-reporter des principaux quotidiens new-yorkais. Véritable maître du noir et blanc, il nous livre sa vision de la beauté architecturale de New York et de la puissance phénoménale de ses bâtiments, mais aussi des portraits, des scènes de groupe et des photos engagées, révélatrices de la subjectivité de l’auteur. L’enfance, le monde de la rue et le sommeil qui ressemble si étrangement à la mort selon lui, deviennent ses thèmes privilégiés. Par ailleurs, il décrit le théâtre de la criminalité américaine. Ses photos de gangsters tués en pleine rue, les yeux fixant le vide  serviront par la suite de référence au climat des films noirs hollywoodiens. Weegee se penche également sur l’injustice qui frappe la communauté noire. Il dénonce le régime d’apartheid en vigueur alors dans certaines villes des Etats-Unis. C’est avec une profonde empathie qu’il photographie l’étrangeté des êtres et leur singularité.
 
Ses photographies vont directement inspirer les artistes du Pop Art qui puisaient leurs sujets dans la presse et la publicité. Andy Warhol se servira des photos d’accidents de voiture prises par Weegee dans sa série "Orange Disaster" établissant ainsi un lien nécessaire entre l’art contemporain et les images impitoyables de la réalité.


Le thème du sommeil avec des enfants endormis dans un escalier de secours... Weegee considère en effet le sommeil comme une attitude fondamentale de la condition humaine et l’exploite à travers de nombreuses photos. 
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Stripteaseuse, Los Angeles, années 1940 :
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Scène de meurtre. Weegee introduit des liens entre l'univers du langage et celui des images. La photo est intitulée "Rest", comme le mot restaurant tronqué, ce qui introduit un jeu de mot, le mot "rest" signifiant en anglais "repos".
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Par Florence Muller
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 16:02
Du 14 Septembre au 17 Novembre 2007, la galerie Celio des Champs Elysées expose les créations de Véronique Aubrun et Fabien Rambert, lauréats du Festival International des Jeunes Créateurs de Mode de Dinard 2007. Leurs modèles sont mis en scène dans un décor de machines à laver.
Véronique Aubrun, styliste française de 24 ans, s’est distinguée par un univers à mi-chemin entre le "flou" et le "structuré". Elle a ré-interprété des éléments vintage des années 60 en actualisant les coupes. Le Prix de la Ville de Paris et le Prix Spécial Dentelles et Broderies lui ont été décernés au cours de cette édition 2007 du Festival de Dinard.
Fabien Rambert, styliste français âgé de 26 ans a baptisé sa collection "Narcissisme éloquent" qui lui a été inspirée par des coupes d'uniformes militaires du 19ème siècle. Elle lui a valu le Grand Prix Créateur Homme 2007. 

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Par Florence Muller
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 16:59
Le portrait intime du grand couturier était attendu d'autant plus que l'on croyait tout savoir de lui tant sa présence est constante dans les médias. Les images et le traitement un peu "brouillon" surprennent et donnent la sensation d'entrer vraiment dans des moments d'intimité de sa vie, même si le couturier ne se déplace qu'en bataillon bien serré, entouré en permanence d'un staff empressé, tel un homme politique en campagne. On pense aussi à Warhol dans cette vie où tout est spectacle. Mais, il y a aussi des moments d'activité en solitaire consacrés au dessin et quelques conversations avec le réalisateur, émaillées d'extraordinaires tirades saluées de rires dans la salle. On ne peut s'empêcher de penser aux aphorismes de Coco Chanel collectés par Paul Morand dans "L'allure de Chanel". Ce qui fait sourire dérange sans doute le spectateur, car derrière l'excentricité apparente se dégagent des idées fortes pleines de bon sens. On se dit : comme c'est bien dit ! Les formules percutent, cinglantes, définitives sur le mode du "j'adore" ou "je déteste". Face au langage contemporain choisi, politiquement correct, face aux pensées convenues et aux concepts mous, les exclamations d'un des derniers "monstres sacrés" de la mode font du bien!  Et surtout son enthousiasme, sa curiosité, sa boulimie de connaissances et d'expériences, toujours aussi vives dans un domaine pourtant sujet à la lassitude, au dédain et au snobisme. Karl se rend sympathique car il est tout sauf blasé !

Par Florence Muller
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 16:59
Marin Karmitz accueillait la soirée de lancement du dernier film de Gus van Sant au MK2 Bibliothèque. Le réalisateur, en complet sombre et cravate, coupe de cheveux mi-longs, une allure de prof de collège anglais, introduisait le film. A la question : « pratique-t-il le skateboard ? », le réalisateur répondait qu'il en avait fait plus jeune. Puis il précisait qu'après sa trilogie ("Jerry", "Elephant", sur le massacre de Colombine, et "Last days" sur kurt cobain), ce "Paranoïd Park" amorçait une direction nouvelle dans son intérêt pour la peinture des moeurs de l'adolescence. En effet, cette évocation d'un adolescent apparemment indifférent à la séparation prochaine de ses parents, qui tente d'entrer dans le club "underground" des skaters du Paranoïd Park, se place dans un registre plus intimiste. Le ton est différent avec une voix off qui donne plus d'indications sur les états d’âme du personnage que sur ce qui compose sa vie. Moins d'action, plus de sensations. Avec toutefois des ambiances que l'on retrouve semblables à celles d' "Elephant" comme ces lentes traversées de couloirs d'écoles.

Par Florence Muller - Publié dans : Soirées
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 16:41
Deux couvertures de ce fameux magazine américain où le costume et la mode en disent long sur l'état du monde. 
 
Dans le métro new-yorkais trois femmes assises côte-à-côte, indifférentes à ce qui les entoure. Deux figures imposantes en vêtement d'un autre temps encadrent l'image symbolique de l'occidentale blonde, le corps au trois quarts nu. A gauche, une femme appliquant dans son attitude vestimentaire les usages d'une religion, à droite une femme pratiquant  "professionnellement " une autre religion avec un costume-uniforme de son ordre. Le mystère de vêtement-chape dissimulant le corps face au relâchement d'un corps offert chaussé de tongs, accessoires "cool" par excellence. Mais le plus étonnant n'est pas là. Il est dans les regards, non cachés chez les "religieuses". Leurs costumes écrin noir focalisent l'attention sur ce regard, seule partie du corps visible. Dans le modèle occidental au contraire les yeux sont dissimulés derrière d'épaisses lunettes noires. Celle qui se donne apparemment le plus en spectacle est celle qui protège le plus son intimité, avec ses jambes et mains croisées sur l'entre-jambe. Elle semble se souvenir que les anciens considéraient le regard comme la partie la plus "brûlante" du corps qui donne accès directement à l'âme.

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Ces dernières saisons, la chaussure est devenue l'accessoire concentré de mode au même titre que le sac, mais dans des formes encore plus extravagantes. Ici, cette moderne "chopine" écrase littéralement l'ancien ordre du mode rural peuplé de sabots, bottines et bottillons aux formes utilitaires et immuables. 
L'empire du luxe comme un pesant idéal contemporain!

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Le magazine The New Yorker consacre deux numéros par an à la mode, un en Mars et un en Septembre, avec des séries et des sujets particulièrement approfondis sur des créateurs. Ces portraits sont construits sur de longues enquêtes menées auprès de ces personnalités.

Par Florence Muller - Publié dans : Revue de Presse
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Samedi 13 octobre 2007 6 13 /10 /2007 17:06

La série que j'ai réalisée avec Philippe Allante pour "Arte" sur l'"Histoire du look" est actuellement rediffusée le samedi matin sur Arte. Les deux derniers épisodes (à partir de la Révolution jusqu'à nos jours) seront rediffusés samedi 20 octobre à partir de 9h45.

On peut toujours voir des extraits de la série ainsi que les interviews des créateurs (Sophia Kokoslakis, Stefano Pilati, Christian Lacroix, John Galliano, Marithé et François Girbaud) en cliquant sur les liens suivants : 
http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/look/1695080.html

http://www.arte.tv/fr/connaissance-decouverte/look/Interviews-de-createurs/1695076.html

Par ailleurs, on peut toujours voir la série en "vidéo à la demande" (1,99 euro pour chaque épisode), toujours sur le site d'Arte :
http://www.artevod.com/home.do

Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
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