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Pierre Bergé, CEO de la Fondation Pierre Pergé-Yves Saint Laurent, était l'invité d'honneur de la soirée de gala donnée par le board of trustees du Fine Arts Museum, le De Young Museum de San Francisco, à l'occasion de l'exposition Yves Saint Laurent. Betty Catroux, la "muse" considérée comme le "double" au féminin d'Yves Saint Laurent, habillée d'un chicissime ensemble smoking à jupe longue, était mitraillée par les photographes. Une brillante soirée réunissant tout ce que San Francisco compte de jolies femmes, d'élégantes et de "rich and famous"... Coctail, suivi d'un dîner dans un décor rouge et or, discours de Dede Wilsey, de John Buchanan et de Pierre Bergé, récital d'Opéra et beaucoup de belles robes Saint Laurent portées à cette occasion !
Vue de l'exposition Yves Saint Laurent:
En route pour la soirée, avec Nathalie Bondil, directeur du Musée des Beaux Arts de Montréal, assise à côté de moi. A droite, Christine
Chenoune:
Lynn Wyatt en robe Yves Saint Laurent :
Mrs John Buchanan et la Baronne de Ludinghausen:
En compagnie de Christine Suppes, la "Major Exhibition Patron", mécène principal de l'exposition:
Avec Pierre Bergé. Je porte une robe smoking Yves Saint Laurent Rive Gauche:
De gauche à droite: Christine Chenoune, Nathalie Crinière, Moi-même, Diane Charbonneau, Nathalie Bondil, Sophie Aurand:
De gauche à droite:Robin Fournier-Bergmann, Olivier Ségot, Gaël Mamine, Moi-même, Pascal Sittler, Farid Chenoune, Goran Vejvoda:
Gaël Mamine, Jill d'Alessandro en robe YSL de velours noir et satin rouge, Robin Fournier-Bergmann:
Photo de Drew Altizer, parue dans Women's Wear Daily, " all about Yves". Robe smoking YSL et pochette YSL (Collection Anouschka). A noter, la robe
est maintenue par un gros bouton et un lien de taille invisible. Simplissime et efficace:
De retour au Ritz Carlton, effet de jambe grâce à la jupe portefeuille de cette robe smoking :
L'exposition Yves Saint Laurent d'abord présentée en Musée des Beaux Arts de Montréal était inaugurée à San Francisco au Musée De Young la semaine
dernière dans une atmosphère chaleureuse et enthousiaste. Pour le lancement à la presse, les journalistes étaient venus très nombreux assister à cette importante rétrospective, la dernière conçue
du vivant du couturier (Le couturier est décédé quelques jours après l'inauguration de Montréal). C'est aussi la première fois qu'une telle exposition a été conçue par deux institutions majeures
du monde des arts, Le De Young Museum dirigé par John Buchanan et le Musée des Beaux Arts de Montréal dirigé par Nathalie Bondil en collaboration avec la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint
Laurent. Le commissariat reflète cette organisation en triumvirat avec moi-même comme commissaire général, Jill d'Alessandro, Conservateur des Textiles au De Young Museum et Diane Charbonneau,
Conservateur des Arts Décoratifs Contemporains au Musée des Beaux Arts de Montréal. Le De Young Museum offre un cadre très contemporain à la mise en scène épurée de l'exposition, conçue par
Nathalie Crinière, qui porte toute l'attention sur la modernité et la sophistication du style Saint Laurent.
De Young Museum. Golden Gate Park. San Francisco. Jusqu'au 5 avril 2009.
Au cours de la conférence de presse le 30 octobre. Mrs Dede Wilsey, Présidente du Board of Trustees du De Young Museum, évoque la genèse du
projet:
La très iconique Betty Catroux devant le portrait d'Yves Saint Laurent par Irving Penn datant de 1983:
Groupe de créations d'Yves Saint Laurent montrant sa manière de révéler le corps:
La modernité d'Yves Saint Laurent; dès les années soixante, il féminise le costume pantalon masculin et invente ainsi les bases de la garde-robe
féminine contemporaine:
Vue de l'exposition avec au premier plan les modèles du thème des "Voyages Imaginaires":
Jill d'Alessandro, Conservateur des Textiles au De Young Museum en compagnie de Pierre Bergé:
Dans l'entrée de l'exposition en compagnie de John Buchanan et de Diane Charbonneau. Je porte une robe d'Yves Saint Laurent Rive Gauche et une pochette YSL prêtée par Anouschka:
Francine Pairon présentait en avant-première les travaux de ses étudiants stylistes dans le nouveau bâtiment de l'Institut Français de la Mode. La soirée a du coup pris des
allures d'inauguration du fameux bâtiment des Docks en Seine transfiguré par Dominic Jacob et Brendan MacFarlane. Mais ce n'était pas l'intention puisque les aménagements intérieurs ne sont pas
encore achevés. On ne pouvait accéder qu'à l'entrée et au futur espace de la bibliothèque. Mais c'était déjà suffisant pour se faire une idée de ce qui va être la plus belle école de mode au
monde ! De l'espace, de l'espace, beaucoup d'espace, de vastes hauteurs sous plafond et de la lumière, des baies vitrées immenses, des terrasses ... Avec Sylvie Ebel, la co-directrice de
l'Institut et les deux architectes, on apprend que tout le mobilier dessiné par Vitra est conçu de manière à ne jamais couper la perspective sur la Seine. Car, la rivière est le point de mire de
tout ce bâtiment posé comme un navire sur ses berges. On imagine déjà les soirées d'été sur la terrasse-jardin tout en haut, avec l'unique vue de Paris donnant sur la Seine pile face au coucher
de soleil... Et de loin, le déjà célèbre "plug in" vert illuminé symbolisant la mer et les vagues. Pour réserver l'effet de surprise à la prochaine soirée d'inauguration, Francine Pairon avait
dissimulé la vue sur la Seine à coup de peinture de chantier. Cela formait un fond de décor pour les créations de ses étudiants, vêtements et accessoires que l'on pouvait admirer sous leurs
housses de plastique.
Vue sur la future bibliothèque de l'IFM transformée en espace d'exposition pour les étudiants du cycle de design de l'IFM:
Quelques créations du cycle de design de l'IFM:
C'était la dernière soirée de la Semaine de la Mode au Musée des Arts Décoratifs... une émouvante soirée qui mettait à l'honneur deux personnages habituellement dans l'ombre des médias de la mode mais qui ont contribué brillament à son histoire. Didier Grumbach remettait la médaille d'Officier des Arts et Lettres à Bill Cunningham du New York Times et celle de Chevalier des Arts et Lettres à Marylou Luther du Fashion Group. Bill avait revêtu pour l'occasion un "bleu" de travail, tout neuf, sans doute une allusion à son "travail" de photographe accompli depuis les années cinquante en infatigable observateur des dernières tendances des podiums et de la rue... bien avant que ne naissent les blogeurs, chasseurs de looks, The Sartorialist ou Face Hunter.
Marylou Luther, Bill Cunningham et Sonia Rykiel:
Rick Owens, Carine Roitfeld, Suzy Menkès, Gareth Pugh:
C'était l'un des grands moments de la dernière semaine de la mode que cette célébration de l'oeuvre d'un des plus grands photographes de mode contemporain. Une manifestation à la mesure de sa carrière, grandiose, avec 400 photographies exposées dans le parcours des collections permanentes du musée. L'accrochage original en prise avec les oeuvres du musée, apporte un nouveau regard sur le Petit Palais dans cette confrontation avec le monde contemporain et la mode. Le Petit Palais est déjà bien connu du monde de la mode pour avoir accueilli pendant plusieurs saisons, lors des travaux de restauration, une partie des défilés de mode... à la grande joie des rédacteurs et acheteurs séduits par l'atmosphère majestueuse et élégante du lieu. L'exposition, dont le commissaire est Charles de Janti, se répartit sur les deux niveaux du musée. Le vernissage était très "people", animé par de nombreuses personnalités de la mode et des arts.
Petit Palais. Jusqu'au 4 janvier.
Accumulation de planches contact N&B, clichés de mode,dans les vitrines lumineuse du couloir du sous-sol:
Montage en forme de puzzle autour des grands formats des peintures du XIXe siècle:
Clichés de mode dans l'entrée de la grande galerie de peintures du XIXe siècle:
Un défilé chez Azzedine Alaïa est un moment de pur bonheur. On est reçu en ami, installé à de petites
tables garnies de thé et de petits fours et l'on peut voir de près toutes les dernières recherches du maître qui saison après saisons, année après année, ajoute un chapitre à sa quête de la robe
parfaite. Pour la saison prochaine, les directions principales sont les robes à jupes juponnantes, les soutien-gorges-bustier en croco ou en maille, les robes gainantes, les tailleurs de maille à
micro-veste, les jupes enroulées à fronces se terminant en nervures, les décolletés asymétriques, des spartiates à grelots, des sandales bijoux de marqueterie mais qui ne pèsent rien, aussi
légères qu'une ballerine de danse. Après le défilé, on peut tranquillement admirer tous les détails de construction des vêtements et tenter ainsi de comprendre le mystère de tant de simplicité
apparente.
Cette saison, Jean Paul Gaultier s'adonne à la danse avec bonheur. Son défilé de prêt-à-porter s'ouvrait sur un décor de coulisse de Ballet où s'échauffaient des danseurs avant de
chorégraphier le début et la fin du show. Dans son défilé pour Hermès, les franges des tuniques et des jupes de ses super cowgirls se balançaient sensuellement sur leurs corps de rêve. Une
extraordinaire rencontre, à priori improbable et pourtant très réussie, entre le monde bon genre d'Hermès et l'univers du Rodéo. Pour terminer la semaine des défilés, une soirée fêtant la
nouvelle bouteille d'Evian créée par Gaultier, était animée d'un ballet aquatique à la piscine de Pontoise. Enfin, apothéose, le 10 octobre, les costumes du créateur apparaissaient sur la scène
du Théâtre de Chaillot, transformant les danseurs d'Angelin Preljocaj en personnages de Blanche Neige pour la première de ce ballet. Magique !
Les mannequins de Jean Paul Gaultier en petite sirène donnent le ton à la soirée aquatique du 4 octobre dernier à la piscine de Pontoise:
Une petite sirène très haute couture:
Le ballet aquatique:
Les danseuses aquatique dessinant les initiales de Jean Paul Gaultier:
Après le spectacle, un grand sourire:
Défilé Hermès par Jean Paul Gaultier. Vision torride dans un désert peuplé de cactus géants.
Ces plantes fragiles ont nécessité l'organisation d'un convoi spécial depuis le Maroc et une mise en plante sous haute surveillance. Ces plantes mettent 30 ans à atteindre cette taille:
Nathalie Dufour, Directrice et fondatrice de l'ANDAM a choisi le Cha-Cha pour fêter la remise du prix de l'ANDAM à Gareth Pugh. Inutile de rappeler
qui est ce petit génie de la mode apparu sur les podiums de la Fashion Week britannique avec tout le succès que l'on sait. Un succès justifié par l'audace de son style particulièrement
spectaculaire. Le montant du prix s'élève pour la première fois à 150 000 euros, une somme conséquente qui va permettre, selon Nathalie Dufour, de réellement aider au développement de la marque
du créateur. C'est aussi le souhait de ses partenaires de concentrer leur aide sur un seul projet (Les partenaires de l'ANDAM sont: la Fondation Pierre Bergé et Yves Saint Laurent, les Galeries
Lafayette, Swarovski, le magasin de Tokyo Beams, le DEFI ( Comité de Développement et de Promotion de l'Habillement), LVMH...). Il s'agit plus concrètement de financer deux collections de Gareth
Pugh, de présenter deux défilés au cours de la semaine de la mode parisienne et de faire ainsi "décoller" internationalement ce nouveau talent.
Quelques images de la soirée au Cha-Cha:
Nathalie Dufour remettant le prix de l'ANDAM à Gareth Pugh:
Sylvie Zavatski, Didier Grumbach, Hilary Alexander :
Gareth Pugh et son girls band:
Sous les hospices de Pierre Cardin et Rémy le Fur & Associés, Pénélope Blanckaert, en tant qu'expert mode, présentait sa première vente de vêtements de créateurs de 1960 à aujourd'hui. L'exposition et la dispersion aux enchères avaient lieu à l'Espace Cardin le 5 octobre dans le cadre du Salon Rendez-vous ( Le salon se tenait aussi pour cette saison et exceptionnellement au Musée du Jeu de Paume). Très agréable cadre qui prenait des allures de boutiques cosy, à des années lumière de l'ambiance déprimante des salles de Drouot. Du coup les acheteurs ont suivi avec enthousiasme la vente.
Vêtements de divers créateurs exposés avant la vente. Dont Alaïa et Balenciaga:
La foule des grands jours était là pour fêter la nouvelle boutique de Maria Luisa qui remplace celle de
la rue Cambon. Pas de regret, même si la précédente adresse avait valeur de symbole comme l'institution incontournable du Paris Fashion. A l'angle de la rue du Mont Tabor et de la rue Rouget de
l'Isle, le nouvel espace est vaste et confortable...la vue de la rue est protégée par des panneaux en fond de vitrine mais qui laissent passer la lumière. De belles vitrines et un adorable coin
chaussures très intime. Avec la sélection "top" de créateurs comme seule Maria sait le faire !