Vendredi 18 avril 2008

Après le lancement de son livre « Histoires de la mode » en Chine le mois dernier, Didier Grumbach, le Président de la Fédération Française de la Couture, du Prêt-à-porter des Couturiers et des Créateurs de mode, présentait la version française de son ouvrage dans le cadre d’une soirée au Musée des Arts Décoratifs le lundi 14 Avril. De nombreuses personnalités assistaient à cette soirée « signature » et notamment Pierre Bergé, Gaby Aghion (fondatrice de la maison Chloé), Gaspard Yurkievich, Andrée Putman... Didier Grumbach a dédicacé près de 450 livres avec toute la gentillesse qui le caractérise, permettant ainsi à ses nombreux admirateurs dont de très nombreux élèves ou anciens de l’Institut Français de la Mode de conserver ce précieux regard sur une histoire racontée par un de ses éminents acteurs. 

Le livre est publié par les Editions du Regard (37 euros). 

 

Didier Grumbach, en pleine séance de signature (à ses côtés, Julie Revuz, jeune collaboratrice de la Fédération) :  
L
a couverture d’Histoires de la mode (défilé Viktor & Rolf, photographie de Simon Procter) :

 

Andrée Putman au premier plan, Lucas Delattre de l’IFM, au second plan :

 

Gaspard Yurkievich :


La journaliste Misako Tamagawa et son mari :  

Gaby Aghion :



par Florence Muller publié dans : Livres
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Jeudi 17 avril 2008

Pour présenter sa collection automne hiver 2008-2009, la maison Lacoste a retranscrit dans son showroom le décor utilisé lors de son défilé de la Fashion Week de New York. L’ambiance des sports d’hiver et d’un confortable chalet de l’époque du film « La panthère rose » de Blake Edwards et Peter Sellars, est évoquée avec un sol tapissé de fourrures blanches, des raquettes et des bûches de bois, une table basse rustique et des bancs en bois massif au milieu de la pièce.

Cette ligne pour les sports d’hiver décline trois thèmes. Le premier s’inspire directement des années 30 et des premières combinaisons conçues pour le ski élégant pratiqué à Megève ou Gstaad. Comme un hommage rendu aux origines de la marque, ce thème comporte des combinaisons, des minis blousons et des pièces plus « mode » bien dans la tendance « jodhpurs » qui ne faiblit pas chez de nombreux créateurs pour la saison prochaine. Le second thème s’inspire des uniformes d’écoles qui ont été retravaillés dans les couleurs du drapeau jamaïcain par Christophe Lemaire, le directeur artistique de la marque au croco. Cette ligne se compose de polos-tuniques, de minis shorts évasés à plis, de robes-pulls à « foulard cravate », de blazers estampillés d’écussons comme le logo d’une prestigieuse école… Enfin, la dernière thématique fait écho à un univers plus disco, plus pop, avec des couleurs vives violet ou mauve…  

Vue d’ensemble du showroom aussi confortable qu’un chalet de « sports d’hiver » :

 


Exemple de combinaison de ski:

Mini blouson en coton gris :

 

Thème « disco-pop » :


par Florence Muller publié dans : Mode
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Mercredi 16 avril 2008

Chez Hermès, il y a les fameux sacs Kelly et Birkin que l’on ne peut acquérir qu’en s’inscrivant sur liste d’attente. L’accès au nouveau sac Yohji sera-t-il plus simple ? Baptisé du prénom de son créateur, le sac Yohji a été dessiné par Yohji Yamamoto et réalisé dans les ateliers du sellier. C’est une besace aux lignes simples et épurées qui respectent la tradition d’une élégance discrète de la célèbre maison. La presse et les acheteurs  l’ont découvert lors du défilé de Yohji Yamamoto le 25 février dernier. Pour cette occasion, il était réalisé dans une matière exceptionnelle, le crocodile. Disponible en trois tailles, cet accessoire de luxe sera commercialisé en veau Barénia et réalisé exclusivement sur commande. Il faudra compter entre 4100 et 4700 €.



par Florence Muller publié dans : Mode
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Mardi 15 avril 2008

Comme chaque année, la marque d’édulcorants Canderel collabore avec une figure du monde de la mode. Après Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel ou encore Chistian Lacroix, c’est au tour de la créatrice de lingerie Chantal Thomass de se prêter au jeu du relooking de Canderel. La créatrice a imaginé quatre « Pin up » accompagnées des mentions « un peu », « beaucoup », « passionnément » ou « à la folie ». Le pocket est commercialisé à l’unité en grande distribution. Ses quatre différentes déclinaisons sont aussi réunies et proposées dans une boîte à chapeaux rose, en vente à la boutique Chantal Thomass de la rue St Honoré à Paris. 
 



par Florence Muller publié dans : Air du temps
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Lundi 14 avril 2008

Dans le cadre du Festival « Présences Electronique », Goran Vejvoda présentait le 31 mars dernier, trois créations dans une performance-concert. La première « Réglage : Radioanalogiquehumaine », une performance Background, se déroulait avec 10 performeurs : Yang Wang, Claudia Huidobro, Stéphane Loras, Aurélie Lobin, François-Eudes Chamfrault, Marko Velk, Julie Leguay, Denis Verret et Stéphanie Besse. Ils apparaissaient d’abord dans la pénombre de la salle, tenant des radios réglées sur les longues ondes, créant un effet de dôme audio. Puis, ils montaient sur scène pour se placer devant des micros en formant une sorte de chœur. Mais au lieu de donner de la voix, ils « jouaient » sur leurs radios, réglées alors en FM. La « cacophonie » ainsi produite était mixée par Christian Zanesi et diffusée dans l’Accousmonium, le fameux système de multi diffusion du GRM. Cette création rendait hommage à Pierre Schaeffer, l’inventeur de la musique concrète et le fondateur du Groupement de Recherche Musicale, le GRM, qui fête cette année son cinquantième anniversaire. Pierre Schaeffer a fait ses débuts à la radio dans les années trente avant de développer ses théories de composition contemporaine. Il a savamment « détourné » la technologie de pointe des années 40-50 des studios de la radio au profit d’un concept expérimental baptisé "Musique Concrète".

Au cours de cette performance hommage, la couleur des robes (de la collection Hiver 2007 de Pénélope Cruz pour Mango), un rouge très vif, renvoyait à la couleur pop des radios « Foam » au design très contemporain de la marque Lexon. La pièce suivante « Pré-fader : états hautement réverbérés » déployait une symphonie de sons non-localisables dans des états indécis et suspendus. La troisième  « Glitch : Brève histoire du son », établissait une rencontre improbable entre un narrateur à la belle voix radiophonique, Bruno Letort, et une armada de voix étrangères de synthèse produites par le logiciel Virtual Speaker d’Acapela Group. Ces voix perturbées par des « bugs » étaient utilisées autant pour leur musicalité que pour le contenu de leur discours : extrait rare d’une conférence de Pierre Schaeffer, interview de Max Mathews, l’inventeur du premier logiciel de musique, voix du chanteur expérimental italien Demetrios Stratos, interview de Brian Eno… tous d’illustres personnages de l’histoire du son.

 

« Réglage : Radioanalogiquehumaine » sur la scène du studio 104, salle Olivier Messian de la Maison de la Radio France :

De gauche à droite :

Yang Wang, Claudia Huidobro, Stéphane Loras, Aurélie Lobin, François-Eudes Chamfrault,

Alexandra Fournier, Marko Velk, Julie Leguay, Denis Verret et Stéphanie Besse :



Dans les loges des filles.

Au premier plan: Julie Leguay. A gauche, Alexandra Fournier, à droite Marko Velk :

 

 

Attente avant d'entrer dans la salle par un chemin détourné :

de gauche à droite au premier plan : Stéphane Loras, Aurélie Lobin, Julie Leguay.

Deuxième plan : Claudia Huidobro, Marko Velk, Denis Verret, Alexandra Fournier, Stéphanie Besse.

Au fond : François-Eudes Chamfrault.










par Florence Muller publié dans : Spectacles
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Vendredi 11 avril 2008

Perrine Houdoux, Présidente de la maison Thierry Mugler (et ancienne élève de l’IFM), annonçait le 20 février dernier le remplacement du créateur américain Thomas Engelhart par Rosemary Rodriguez. Cette nouvelle directrice artistique française, désormais à la tête des collections masculines de la marque, présentera sa première collection Thierry Mugler Homme en juin prochain, lors des défilés du printemps été 2009. Elle connaît bien la maison puisqu’elle y a déjà travaillé dans les années 90. Elle a aussi été directrice de studio chez Dior avant de devenir directrice artistique de Paco Rabanne en 2000. Perrine Houdoux lui a confié la mission de créer un vestiaire masculin Mugler basé sur deux lignes complémentaires, ville et sportswear.

La présentation à la presse des collections Thierry Mugler Homme pour l’automne-hiver 2008-2009 avait lieu mardi 1er avril. L’occasion de découvrir la dernière ligne Thierry Mugler signée Thomas Engelhart. Sous le titre « British Rock Angel », son inspiration britannique se traduit notamment dans les formes des costume et les matières. S’ajoutent aux textiles traditionnels comme le cashmere, les lainages ou le polyester, des matériaux surprenants comme les pneus recyclés… Le « futurisme » de Mugler rencontre ainsi les préoccupations concernant le futur de la planète et une forme de recyclage indispensable. Un choix de formes soit classiques aux tonalités marron, vert foncé, tabac, gris, comprend également des allusions plus rock, cravates fines, touches de couleurs vives, chemises bicolores, des cols retournés, un des « codes » de la maison, des pulls à jeux de graphisme…

Caban en forme d’œuf fabriqué en pneus recyclés :


Chemise bicolore : 

par Florence Muller publié dans : Mode
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Jeudi 10 avril 2008

Fidèle à lui-même, Jean Charles de Castelbajac a lancé un éventail généreux de couleurs et de formes pop pour sa collection hiver 2008! Impossible de ne pas garder le moral au beau fixe au cours d’un hiver JCDC ! Quatre thèmes structurent la collection : "Smilley", "Smoking No Smoking", "Uniformes de collègiens" et "pictural".

Le graphisme « Smiley » fait référence à un univers pétillant, vitaminé et joyeux avec ce motif surgissant au milieu de pois rouges et blancs, posé sur les épaules en écusson, ou sur un pull à manches « sauve souris » … dans des lainages ou des tricots à larges mailles. Le second thème est double, avec son allusion à l’actualité et l’interdiction récente de fumer dans les lieux publics et l’évocation des deux films « Smoking » et  « No smoking » du réalisateur Alain Resnais…. Ces films racontent deux versions d’une histoire, ce qui se passe si un des personnages du film fume une cigarette, et ce qui pourrait se passer s’il ne la fumait pas. Une veste de « smoking » à porter dans les deux sens, à l’endroit ou à l’envers, illustre bien cette dualité : une même veste pour deux histoires. Le troisième thème porte sur les uniformes d’école portés dans les pays anglo-saxons. JCDC a ainsi revisité un thème qui lui est cher et qui lui rappele sa propre enfance de pensionnaire. Le dernier thème porte sur une vision iconoclaste de l’Impressionnisme, reflet d’un Castelbajac féru d’histoire de l’art, goûtant autant l’art contemporain que l’art ancien. 

Robe d’esprit « uniforme d’école » :


Double veste à écusson, à porter ensemble ou séparément :


Ensemble du thème « impressionnisme » :


par Florence Muller publié dans : Mode
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Mercredi 9 avril 2008

Ivana Omazic a prévu pour l'hiver 2008-2009 un style pour une femme urbaine en perpétuel mouvement et qui se joue de ses contradictions. La directrice artistique de Céline s'est intéressée au sportwear qu'elle a traduit dans le style très féminin et parisien qui lui est propre parce qu'elle l'incarne aussi personnellement. Elle a imaginé sa 6ème collection Céline à partir de la construction d'un vêtement fait pour le mouvement en s'inspirant des sports extrêmes qu'elle aime pratiquer : la parachutisme, la plongée et le roller. Ces références se voient dans les coupes ergonomiques des vêtements et le choix des matières. Ivana cherche des solutions pratiques à proposer aux femmes actives qui n’ont pas toujours le temps de rentrer se changer pour le soir. Cette prochaine collection présente un mélange de « daywear » et de « nightwear », un simple changement de chaussures ou d’accessoires permettant de passer du style « working girl » presque classique à un style « party girl » glamour avec une pointe de rock. Le nylon se mêle à la soie et au coton… Le vison ou le breitschwanz sont traités en boléros ou manteaux qui finissent un look d’une touche sophistiquée. Les couleurs « moonlight », le « platinium », le  « storm » définissent une gamme « no colour » qui fait que tout va avec tout !



par Florence Muller publié dans : Mode
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Mardi 8 avril 2008

Daniel Tribouillard fête cette année les cinquante ans de sa maison Léonard. C’est en Asie et en particulier au Japon qu’il connaîtra ses premiers succès. La marque possède aujourd’hui 107 boutiques rien qu’au Japon ! En 1983, Daniel Tribouillard s’initie à la création du kimono pour concevoir une ligne Léonard inspirée de ce vêtement traditionnel nippon. Selon le fondateur de Léonard, pour la première fois en 2642 ans depuis la naissance du kimono japonais, un occidental aura le droit de pénétrer le secret de la fabrication des kimonos. Un an plus tard, il présente sa première collection de kimonos au Japon, événement commenté largement par toute la presse internationale comme une rencontre exceptionnelle entre deux civilisations. Léonard entre en 1994 dans la Fédération Française de la Couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode.

Pour cette année anniversaire, Véronique Leroy prête toujours son talent de créatrice d’avant-garde à la conception des collections. Cette collection de l’hiver 2008 comporte notamment, à côté des nombreuses robes-signatures de la marque revisitées par la créatrice, des pull-overs « Fully-Fashioned », nom donné au procédé inventé par Daniel Tribouillard en 1960. Ce procédé consiste à ne pas couper les dessins afin de les laisser s’étendre librement sur le vêtement. Il fera l’objet d’un dépôt de brevet international. Lors de son lancement, la marque, qui était alors inconnue, créait ces nouveaux produits pour les maisons Dior, Lanvin, Hermès, pour qui Daniel Tribouillard concevait des dessins exclusifs.









par Florence Muller publié dans : Mode
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Mardi 8 avril 2008
Après l’effervescence des défilés, les showrooms et les "portes ouvertes" organisés par les bureaux de presse prolongent la Fashion Week parisienne.
C'est l’opportunité de découvrir les collections plus en détails, d'observer l'interprétation des thèmes bien rangés sur des portants et complètement accessibles.
On retrouve ainsi le sens du toucher indispensable pour apprécier la qualité des textiles, et qui constitue une information difficilement traduisible dans la presse écrite et vidéo.
Et on peut aussi découvrir les pré-collections qui ne défilent pas.
par Florence Muller publié dans : Mode
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