Mardi 31 mars 2009

Les chinois re-découvrent depuis quelque temps le charme des hutongs, quartiers traditionnels que les bâtisseurs avaient démoli allégrement au cours de la période de fièvre immobilière. Désormais ces quartiers anciens sont préservés et les maisons sont restaurées selon les techniques ancestrales. Dès que quelques jolies boutiques et restaurants s’y installent, cela suffit à en faire des lieux de promenade pour les touristes et les pékinois. Les chinois semblent aussi avoir la passion des plans. Il leur suffit de six nouvelles adresses pour dresser la cartographie d’une promenade. C’est le cas des hutongs du Dongcheng District de Pékin. Un plan permet de repérer ces adresses implantées autour du Lama Temple (Yong He Gong) et du temple de Confucius. Une ballade charmante à faire en fin de journée, dans ce quartier autrefois fréquenté par les lettrés et aujourd’hui par des écoliers et lycéens. La visite de la boutique Lost & Found est particulièrement recommandée. Dans un décor fait de récupération où tout est à vendre du mobilier, en passant par des vêtements “bio” ou vintage et jusqu’aux objets branchés comme les agendas Moleskine, les thermos à thés d’antan et les meubles “fait main”.

Boutique Lost & Found. 42 Guozijian. Hiver 9h30 à 19h00. Eté 10h30 à 20h00. Tél: 64011855  / 82866599. http://lost-and-found.cn/

Sylvie Ebel dans la boutique "Lost & Found":

Le temple de Confucius:

Vue du temple de Confucius sur la rue Guozijian Jie:
 
Une "Boucherie Française" dans le hutong de Dongchen District:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Vendredi 27 mars 2009
Comme toujours la visite du salon Première Classe est très agréable avec son florilège d'accessoires, bijoux, chaussures, sacs, écharpes... qui permet d'envisager les nouvelles tendances. En résumé, l'accessoire évolue entre deux pôles, la discrétion et l'objet plus voyant: chaussures à plate-forme "artistique" ou microscopiques bijoux d'apparence fragile, sac confortables ou pochettes en petit format.

Nathalie Elharrar sur son stand de sa marque "Larare" et ses création au style précieux qui toujours aussi séduisant:


Une des dernières créations Larare:


Lina Ma et sa nouvelle ligne de bijoux semi-précieux. Une pierre est enchâssée dans un filet de maille d'argent. Taillée en forme de coeur , elle peut être retirée et donnée ! 
 
Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mardi 24 mars 2009

Au 114 rue du Bac , une jolie nouvelle boutique sert d'écrin à un excellent choix de créations de Véronique Branquihno, Kris Van Aasche, Phillip Lim, Zac Poen... etc . Le maître des lieux, le très avenant Eric Denèle l'a baptisé "Suite 114" , soulignant ainsi le style qu'il a voulu lui donner. Un style intimiste et chaleureux, accueillant et avec un traitement privilégié des clientes. En confidence, une des invités du cocktail organisé pendant la semaine de la mode, m'a raconté avoir "craqué" pour des créateurs qu'elle n'achetait pas habituellement, en suivant les bons conseils d'Eric Denèle. Les travaux de décoration ne sont pas encore achevés. Il reste à terminer la mezzanine qui permettra d'offrir un service "Vip".

Suite 114 rue du Bac.

 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Lundi 23 mars 2009
La Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent continue avec succès son nouveau cycle d'expositions consacré à des sujets proches de l'univers du couturier. La Russie, Yves Saint Laurent l'avait convoqué à plusieurs reprises avec des collections à succès. L'exposition "Costume populaire russe" rend hommage à cette importante source d'inspiration à travers les magnifiques collections du Musée Ethnographique de la Russie. Dans une mise en scène très attractive de Christophe Martin, 45 silhouettes provenant de différentes régions de la Russie arborent d'éclatantes couleurs et accueillent le visiteur à l'entrée d'une datcha. Des portraits photographique complètent cette évocation du costume rural russe du XIXème siècle et du début du XXème siècle. L'éclat des couleurs, dominés par le rouge et l'ivoire, la fraîcheur des étoffes, l'allure des coiffes forment un superbe spectacle.

Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent. du 18 mars au 30 août 2009. 



Une robe d'Yves Saint Laurent au milieu des costumes traditionnels russes:
 
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Vendredi 20 mars 2009

Au Centquare, le GRM vient de présenter sa 5ème édition de "Présences Electroniques". Outre une programmation de concert avec une écoute "traditionelle" Accousmnium, deux autres types de concert avaient lieu dans l'atelier 4: le concert couché et le concert dans le noir. Dans ce dernier type de programme les oeuvres de Luc Ferrari, Denis Dufour et Bernard Parmegiani ont été entendus selon un placement libre des spectateurs. Chaque concert a été introduit par une pièce inscrite au répertoire du GRM. Les concerts au cours des trois journées du festival ont brossé un panorama très diversifié de la scène de la création sonore : depuis la très radicale Sachiko M. qui a été sifflée, jusqu'à la scène minimaliste comprenant David Toop et les réminiscences Zen-Cage et en passant par les murs de sons du japonais KK Null ou du finlandais Mika Vainio... avec une apothéose performative post-industrielle du duo synergétique Erikm & FM Einheit. Un bon cru !

Erikm & FM Einheit:


David Toop:


KK Null :


Mika Vainio :

 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
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Mardi 17 mars 2009

A Paris, pas un défilé, une collection, un créateur qui ne prenne position face à la récession. Fini les effets de podiums bling bling, fini l'art pour l'art, fini l'étalage de luxe show off. La mode se tourne vers la femme, la cliente, son bien-être d'allure. La Parisienne fait recette dans un retour à des valeurs sûres: la petite robe noire, le tailleur que l'on tente de réimposer depuis quelques saisons, le smoking obligatoirement de jour, le vêtement cocon, le bon manteau ample et chaud, la veste de "boyfriend" trop grande, les blousons de motards ou d'aviateurs... Et puis pour la réassurance et la conservation du moral : les épaules qui pointent vers le ciel, les jeux de jambes et de bras théâtralisés par des drapés sensuels, l'exotisme entre Inde, Russie, Chine et Paul Poiret, les combinaisons collantes seconde peau, quelques bibi et bijoux... Un seul créateur a opté intégralement pour la fantasmagorie du show: Alexander McQueen. Les autres mettent en sourdine les démonstrations de leur créativité pour affirmer leur terrain d'excellence, quitte à ressortir les jeux gagnants des saisons précédentes. Et puis, du noir, du noir, beaucoup de noir !

Givenchy:
 

Balenciaga:


Balmain:


Nina Ricci:


Haider Ackermann:


Dior:


Lanvin:

Kris Van Aasche:

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Vendredi 13 mars 2009

Après la Salon du Prêt-à-Porter et le Salon de l'Agriculture... le Salon du Livre ! Mais sur moins d'espace, il tient sur le seul hall 1 (et sans remplir l'intégralité du bâtiment), pourtant sa fréquentation est soutenue. Il est difficile de circuler dans bon nombre d'allées du centre, du côté de Gallimard, Flammarion ou Actes Sud. La charte graphique de la signalétique demanderait à être revu en version plus ...design ! Le graphisme des couvertures de pas mal de livres aussi. Mais bon, l'essentiel n'est pas là puisque ce qui compte se trouve à l'intérieur des livres. Comme toutes les foires, cela ne pousse pas à la réflexion tant l'agitation vous empêche de vous concentrer, et là concernant la lecture c'est un peu paradoxal. Mieux vaut venir en étant fan d'un auteur ou d'un éditeur, sinon c'est une promenade un peu ... hasardeuse ! Mais sur le stand Castermann, on voit de loin qu'elle est l'actualité: la sortie d'Animal'z, le nouveau livre d'Enki Bilal, qui promet de faire un malheur. L'univers à la temporalité indéfinie, peuplé de personnages sombres au devenir mythique, du sang et du sexe froid, tous les repères de Bilal sont bien là. Mais traités avec une nouvelle touche, minimaliste, dans des décors épurés... un crayonné seulement relevés d'éclats de rouge... celui du sang qui gicle ! Il s'agit d'un western métaphysique, dans un monde où l'eau potable est introuvable.

Salon du Livre. Porte de Versailles. Du 13 au 18 mars 2009.

Stand Castermann, avec "Animal'z d'Enki Bilal:
 

Stand du Mexique, le pays à l'honneur cette année:
 

Sur le stand du mexique, exposition de livres d'artistes:
 

Sur le stand Sony, le livre électronique, léger et peu gourmand en énergie:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Livres
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Mercredi 11 mars 2009

Le Musée Alsacien a ouvert il y a 4 mois environ après une période de fermeture consacrée à la modernisation de son accueil et à l'intégration de nouveaux éléments dans son parcours. Le résultat est une merveille ! ll se visite comme un très beau livre d'images. On passe à travers des espaces évoquant différents types d'habitation, de coutumes et d'artisanats traditionnels alsaciens, accompagnés de photographies attestant du sérieux de la muséographie. Un parti pris intéressant à une époque où l'on a tendance à effacer les muséographies anciennes jugées désuètes, le musée alsacien conserve son principe de "tableaux" complets, avec personnages en costumes saisis dans son cadre familial ou sur son lieu de travail. C'est une des plus anciennes collections d'art et Traditions populaires en France qui a été conçue pour sauvegarder l'identité alsacienne dès l'époque 1900. Fondé en 1902 par Pierre Bucher et Léon Dollinger, il représentait un bastion de résistance face aux autorités allemandes de l'époque, ce qui lui vaudra sa fermeture en 1914. Avec le temps, l'identité "engagée " du musée s'est atténuée, mais l'ouverture d'un département attestant de la vie de la communauté juive de Starsbourg prouve la volonté de reconnaissance de la diversité culturelle alsacienne.

Le parcours est plein de surprises, à travers un dédale d'escaliers, de balcons et de pièces qui composent une maison Renaissance dont le pittoresque a été augmenté par l'ajout d'éléments architecturaux de provenances diverses à l'époque de la fondation du musée. Le musée se visite donc aussi comme une histoire du goût en matière d'histoire, teintée d'une bonne dose de romantisme.

Musée Alsacien. 23-25 quai Saint Nicolas. Strasbourg. Tél: 03 88 52 50 01

 

Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
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Lundi 9 mars 2009

Au cours de la semaine de défilés AltaModaRoma, Pascal Gautrand  a présenté une exposition dans le cadre de son projet de pensionnaire de la Villa Médicis intitulé "In Rome, do as the roman do". A la Galleria Valentina Moncada, ce premier volet de réalisation a pris la forme d'un rassemblement de chemises d'homme apparemment identiques. Et pour cause, puisque le créateur a demandé aux tailleurs-chemisiers romains de "recopier" une chemise issue de l'industrie du prêt-à-porter. Un procédé curieux à priori et qui inverse le cours du temps et l'ordre des choses. A l'origine, le prêt-à-porter recopiait ce qui était issu de la haute couture et donc du sur-mesure. Il s'agit en réalité de montrer en quoi la main de l'homme et l'artisanat apporte, malgré le caractère de copie de la commande, des modifications au modèle original. Chaque atelier de tailleur a ses façons de faire qui constituent sa marque de fabrique et d'excellence. Dans les détails des chemises, le visiteur attentif, qui a d'abord cru à un simpliste alignement de clones, va découvrir qu'elle sont toutes différentes et que leurs différences les rendent uniques. Une carte de Rome dressée par Pascal Gautrand indique les origines de chaque chemise et l'emplacement de l'atelier de tailleur qui l'a créé. Une vidéo donne la parole à une quinzaine d'hommes, des clients, des Romains, très attachés à ce mode d'habillement qui met en valeur leur personnalité par l'unicité du vêtement réalisé à leur mesure. Une exposition -réflexion sur les limites de la fabrication industrielle et un hommage à la beauté de la fabrication artisanale. Pascal Gautrand prépare actuellement le deuxième volet de ce travail qui fera l'objet d'une exposition au Centre Culturel Français de Milan dans le cadre de la prochaine Semaine de la Mode en septembre 2009.

Une des chemises de tailleurs romains du projet "In Rome, do as the Roman do":

Carte des tailleurs Romains:



 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mercredi 4 mars 2009

Voilà une intéressante initiative que de publier un livre sur un sujet peu traité: le design de textile. Le journaliste et auteur américain spécialiste de design et mode, Bradley Quinn, signe un ouvrage richement illustré consacré aux créateurs de textiles innovants. Organisés en un répertoire alphabétique, les textes consacrés à chaque designer se répartissent en deux groupes: "Body" ou "Space". L'originalité de l'entreprise repose sur la transversalité des champs d'action de tous ces talents: Mode, décoration intérieure, architecture. Leurs créations répondent à des demandes en architecture intérieure en harmonie avec les vibrations de la mode et du vêtement... et inversement. Vêtement de maison ou vêtement de corps, la destinée de ces textiles est multiple, tout autant que leurs composantes technologiques. Cela va des complexes structures illuminées de fibres optiques d'Helena Hietanen jusqu'aux recherches de haute couture menées par Sébastien Barilleau au sein de l'atelier de Cécile Henri, des procédés plus classiques d'impression de Timorous Beasties jusqu'aux créations en trois dimensions d'Anne Kyyrö Quinn ou aux recyclages spectaculaires de Kate Goldsworthy. Pas moins de 36 créateurs actifs dans 16 pays sont envisagés dans cet élégant ouvrage. Mais les entreprises japonaises, très actives dans la recherche textile, sont insuffisamment représentées.

Bradley Quinn. "Textile Designers: at the cutting edge". 662 illustrations. Laurence King Publishing, London. 2009



Créations de Kahori Maki:


Créations de Sophie Mallebranche:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Design
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