Lundi 2 mars 2009
Rendez-vous Niçois pour un Trivial Abstract, l'une des deux expositions du Centre national d'art contemporain Villa Arson, inaugurée le 19 février 2009.  Les oeuvres d'une quinzaine d'artistes au croisement de l'abstraction, de la sculpture ou du design sont réunies dans les alcoves d'un atrium incitant à la "déambulation éducative" du projet de Pascal Pinaud, artiste et commissaire de l'exposition. Il faisait frais sur les hauteurs de Nice dans ce magnifique établissement au moment où tout en bas près du rivage le Carnaval fait sa parade lumineuse et monstrueuse.....
 
 Villa Arson
Trivail Abstract, 20 février au 24 mai 2009
Oeuvres de John M. Armleder, Étienne Bossut, Pascal Broccolichi, César, Jiri Georg Dokoupil, Noël Dolla, Nicolas Floc’h, Sandrine Flury, Philippe Gronon, Bertrand Lavier, Stéphane Magnin - Emilie Maltaverne - Thierry Chiapparelli, Mathieu Mercier, Pascal Pinaud, Ludovic Sauvage.
ACClimatation prolongée du 20 février au 24 mai 2009

 



 
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Vendredi 27 février 2009
Une exposition très vite vue, puisqu'il n'y a rien à voir... que du vide ! Mais très sérieusement et "scientifiquement conçue par un commissariat de spécialistes de l'art contemporain. Ce n'est rien de moins qu'une grande rétrospective de l'art d'exposer le vide. Une histoire qui fête son cinquantième anniversaire, puisque l'exposition "Vide" d'Yves Klein à la Galerie Iris Clert en 1958 est considérée comme la première du genre. Une visite, garantie 100% reposante, comme une séance de méditation, une façon de faire le vide en soi à partir du vide autour de soi. Seul inconvénient: chaque visiteur, en traversant les salles, pourrait se sentir légèrement de trop... avec un bizarre sentiment de déranger l'oeuvre qu'il remplit de sa présence.

Centre Pompidou. Paris. Jusqu'au 23 mars 2009. 

Roman Ondak. "More silent than ever", 2006. Salle équipée d'un système d'écoute caché:


Robert Irwin. "Experimental situation", 1970:

Non ce n'est pas l'oeuvre ! (comme dans une scène du film "Musées Haut-Musées bas", mais des visiteurs en train de "détruire" le vide de l'exposition "Vides":


 
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Jeudi 26 février 2009
Il faut disposer d'au moins deux heures pour avoir une chance de visiter l'exposition David La chapelle à Paris (avec une heure d'attente). Ce n'était pas mon cas, malheureusement.
L'affiche assez monstrueuse n'a pas rebuté le public, au contraire. La file d'attente remplit toute la cour de l'Hôtel de la Monnaie. Et il ne reste plus qu'une semaine avant le démontage ! Un seul mois d'exposition pour un des photographes les plus célèbres de la galaxie Mode, et qui a touché à des genres comme le cinéma, la musique ou la publicité qui ont élargit encore sa notoriété. C'est évidement trop peu.

Hôtel de la Monnaie. 2 rue Guénégaud. Paris. Jusqu'au 31 mai 2009

 
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Mercredi 25 février 2009

Un vernissage des plus attendus et inattendus: à un public en grand uniforme conduit par Hervé Morin, le ministre de la Défense, se mêlait des gens de la mode dont certain découvrait ce musée de la Marine à priori bien éloigné de la sphère des podiums. L'équipe du musée, à l'initiative de Delphine Allanic-Costa et d'Agnès Mirambet-Paris, et sous la direction de Véronique Alemany, s'est aventurée avec courage dans des territoires éloignés de leur institution, rapportant de ce périple des pépites d'allure, de prestige, de rêve de gloire et de fantasmes. L'exposition va bien au-delà de l'image d'Épinal du marin avec son pull rayé, sa vareuse de toile, ses pantalons à pont. Les uniformes d'officier de marine font aussi partie de la parade qui fait passer du pont au podium l'univers de la marine. Peu de créateurs ont échappé au souffle du grand large. L'uniforme et le costume de marin leur apportent une grande inspiration iodée qui régénère les airs poudrés des salons de la haute couture. Chanel ouvre ce chapitre en marinière de jersey dès 1916 puis en pantalon à pont qu'elle porte elle-même dans les années 30. Puis Yves Saint Laurent s'empare du caban, des rayures et de la vareuse qu'il "décontextualise" en paillettes et en tenue de ville. Enfin Jean Paul Gaultier fait du pull marin l'emblème de sa propre identité et le code de repère fort de collection en collection de sa mode choc. L'exposition se déroule en trois temps. La première partie "du Pont au podium" passe en revue les uniformes qui se muent en costume de bain et costume d'enfant. Elle est suivie de la grande  "Parade et défilés" des créateurs de mode, avec Yohji Yamamoto, Dior, Jean Charles de Castelbajac, Givenchy, Balenciaga, Kenzo... Et enfin, dans de petits alvéoles, le thème de "l'imaginaire marin", particulièrement osé avec ces portraits fantasmatique de marins, héros, tatoués, matelots, aventuriers à la Corto Maltese et les figures homoérotiques à la Tom of Finland. On est surpris de tant d'audace, mais la mise en scène sobre n'outrepasse pas les bornes de la bienséance muséale.

Musée de la Marine. Palais de Chaillot. Paris. Jusqu'au 26 juillet 2009





 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Samedi 21 février 2009

Yves Saint Laurent était entré vivant dans la légende. Le succès phénoménal de l'exposition du Grand Palais le prouve. Aujourd'hui, 10 000 visiteurs attendent de découvrir la collection d'oeuvres d'art rassemblée par le couturier et Pierre Bergé, dans une file d'attente qui fait le tour du Grand Palais.

Hier soir, une visite privée permettaient aux proches, amis, anciens de la maison de couture, anciennes clientes et collectionneurs de visiter en avant-première l'exposition. La scénographie de Nathalie Crinière crée un effet tour à tour spectaculaire et intimiste, jouant avec des perspectives ouvertes sur la nef monumentale ou au contraire, recréant l'atmosphère chaleureuse de l'appartement privé d'Yves Saint Laurent, rue de Babylone. Pierre Bergé recevait dans la rotonde de l'entrée: Bianca Jagger accompagnée de Taddeus Ropac, Betty Catroux, Sir Paul Smith, Nathalie Rykiel, Jean Charles de Castelbajac, Agnès B. ... et bien d'autres personnalités. Il fallait être patient et chacun attendait sagement son tour pour traverser les différentes salles mettant en scène les objets de la collection. 2500 invitations avaient été envoyées, mais il semblait bien que chaque invité était venu en compagnie d'au moins une personne. Une foule très dense donc, mais dans une ambiance très "recueillie" au milieu de ce somptueux sanctuaire. Ce que tout le monde surnomme la "Vente du Siècle" donne déjà, dans sa présentation magnifique orchestrée par Christie's et la Fondation Pierre Bergé-YSL, tous les signes d'un événement à la hauteur d'un mythe.

Exposition, entrée libre, le 21 et 22 février 2009 de 9h à minuit et le lundi 23 février 2009 de 9h à 13h. Vente du 23 au 25 février 2009. Grand Palais, Paris. 

Tapisserie de Burne-Jones sous la nef du Grand Palais:



Portrait d'Yves Saint Laurent par Warhol:


Portrait de Pierre Bergé et d'Yves Saint Laurent dans l'entrée de l'exposition:


Elément photographique de décor évoquant la disposition originelle dans les intérieurs de Pierre Bergé et d'Yves Saint Laurent des oeuvres proposées à la vente:


 
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Mercredi 18 février 2009

L'Agence pour la Promotion de la Création Industrielle fondée par Anne-Marie Boutin (APCI) présente sa neuvième édition de "LObserver du Design" à la Cité des Sciences et de l'Industrie de la Villette à Paris. Ce lieu est parfaitement adapté à un sujet qui met en lumière les innovations réalisées par les entreprises industrielles. En effet, la philosophie de l'APCI repose sur une idée limpide: nul ne peut échapper à la nécessité de l'innovation dans la perspective du design, y compris les entreprises les plus éloignées à priori du "design"... tout objet de notre quotidien devrait avoir droit à une rencontre harmonieuse entre sa fonctionnalité et son aspect esthétique, dans le respect des thèmes contemporains comme celui de l'environnement. Pour cette édition annuelle, le public de l'exposition est le même que celui de la Cité des Sciences, beaucoup de familles qui la visite avec la même curiosité que les autres expositions qui leur font découvrir les grands thèmes de la science et le monde dans lequel nous vivons. Sur les tables-vitrines de l'Observer s'étale un inventaire hétéroclite d'objets utiles à divers titres et vendus dans le commerce, avec mention de l'entreprise productrice et du concepteur. Les visiteurs les regardent du coup avec beaucoup plus de respect que s'ils s'apprêtaient à les acheter dans un magasin. C'est un des mérites de l'organisation, à une époque où, face à une rapidité de mise sur le marché d'innovations de toutes sortes, on perd l'habitude de s'extasier !

Jusqu'au 8 mars 2009. Cité des Sciences et de l'Industrie. Paris. Porte de la Villette.

Au premier plan , un tapis, plus loin un lavabo en plastique rouge et un tabouret à taille enfantine:
 

Mobilier, harnais de sécurité, combinaison... les domaines les plus divers se rencontrent dans "L'Observer du Design":
 

Au premier plan, un mobilier de l'entreprise Sotec Médical et du designer Pascal Noël, pour malades atteint de la maladie d'Alzheimer:
 

 

 

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Mardi 17 février 2009

Une magistrale mise en espace d'une oeuvre principalement de mode... mais pas seulement. Le créateur Hussein Chalayan s'est en effet distingué depuis ses débuts en 1994 par une recherche de scénarisation du vêtement qui l'a conduit à explorer de façon très inventive de nombreux médiums (sculpture, mobilier, vidéo, laser, effets spéciaux de cinéma ... etc). L'exposition n'est en aucune façon une rétrospective qui donnerait des repères dans les étapes de carrière. Elle est beaucoup plus intéressante en tant que mise en scène d'un sujet difficile à exposer: la mode et le vêtement. Chalayan s'est focalisé sur quelques moments forts de son oeuvre dans une scénographie étonnante. Ses oeuvres vidéo sont particulièrement intéressantes dans leur évocation d'univers futuristes comportant un point de vue critique sur le monde industriel de la beauté et de la mode.

Jusqu'au 17 mai 2009. Design Museum. Shad Thames. Londres.

Divers aperçus de l'exposition d'Hussein Chalayan:

Dehors, devant le Design Museum, dans un serre de verre:

Entrée de l'exposition. Les robes sont moulées avec le mannequin:

Prête au décollage, pour un voyage à très grande vitesse, enfermée dans une capsule aseptisée, face au récit vidéo d'un road movie futuriste qui se déroule sur cinq écrans disposés en courbe:

Que faire d'autre quand on est un mannequin de vitrine ?

On se souvient du fameux défilé avec une procession de mannequin progressivement couverte par ce qui s'avérait être au final un tchador:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Lundi 16 février 2009

Cette triennale se veut révélatrice des courants de l'art moderne contemporain britannique. Cette quatrième édition présente 28 artistes à travers des oeuvres récentes ou actuelles. Le commissaire général est Nicolas Bourriaud, le très trendy critique d'art français, ancien co-directeur du Palais de Tokyo et actuel Conservateur de l'Art Contemporain à la Gulbenkian Foundation. L'exposition prétend détecter la fin du Postmodernisme et repérer une nouvelle forme de modernité de ce début de XXIème siècle, placée dans la perspective de la globalisation de la culture et de la domination du multi-culturalisme. Le fil conducteur de la sélection: des artistes "voyageurs" dans le temps, l'espace et les médiums, plus intéressés par la trajectoire que par la destination de ces périples. En résumé: des interrogations, plus que des engagements, des "approches" plus que des partis pris francs... tout cela se cherche, y compris le propos de l'exposition. Et rien de bien nouveau, même pour des non spécialistes de l'art contemporain... toujours l'omniprésence d'installations plus ou moins Techno ou Povera, c'est selon... Comme souvent ces derniers temps, le meilleur vient du Sound Art, avec le dispositif du français Loris Gréaud, qui joue sur la fréquence d'un signal vidéo mise en scène dans de très élégantes machines immaculées et aussi l'installation de Peter Coffin.

Jusqu'au 26 avril 2009. Tate Britain.

A La Triennale de la Tate Britain:


 

Installation de Loris Gréaud. " Termors Where forever (Frequency of an image, white edit)". 2008:
 

Peter Coffin. "Untitled (Tate Britain". 2009. Animation et oeuvres des collections de la Tate. Un spectacle son et lumière qui anime une sélection d'oeuvres du musée. Les tableaux et sculptures sont éclairées par des projections et apparaissent ainsi sous une nouvelle identité:
 

 

 

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Vendredi 13 février 2009

Une exposition dans le hall monumental de la Tate Modern, a toujours quelque chose de spectaculaire. Celle de l'artiste française Dominique Gonzalez-Foerster ne déroge pas à cette règle... elle remplit l'espace au sol et en hauteur. Mais on est loin des effets saisissants d'expositions précédentes comme celle d'Olafur Eliasson ou de Louise Bourgeois. Cette dernière artiste est d'ailleurs présente dans l'installation de Dominique Gonzalez-Foerster... avec une réplique de son araignée dite "Maman" déjà exposée à la Tate Modern et ... au même endroit ! Pourquoi pas ! Une double citation de l'oeuvre et de l'exposition consacrée à Louise Bourgeois en l'an 2000. Mais la citation ne s'arrête pas là puisque toute l'installation est faite de répliques d'artistes divers agrandies de 25% par rapport à l'oeuvre originale: Henry Moore, Calder, Claes Oldenburg, Bruce Nauman... Quel est le discours soutenant une telle énergie consacrée à la réalisation de ce monument ? Une vision de Londres dans cinquante ans, ravagée par une pluie sans fin; la population trouve refuge à la Tate Modern, au milieu d'oeuvres d'art qui ont grandi sous l'effet de la catastrophe. On peut dormir sur des lits de métal pourvus de livres de poche et on dispose du spectacle d'extraits de films futuristes des années 60-70 mêlés à du Jean Luc Godard, avec en bruit de fond... la pluie ! Assez déprimant, mais l'artiste a voulu cela en réponse au constat d'un monde qui plonge dans la Crise. Le plus admirable de ce dispositif géant, qui est loin de séduire les visiteurs, c'est le travail d'obtention des autorisations de copie auprès des artistes et des institutions détentrices des droits d'auteurs.

Jusqu'au 13 avril 2009. Tate Modern. Bank Side.

Vue de l'exposition "TH.2058":
 

Vue d'ensemble de l'exposition "TH.2058", au premier plan la copie de "Maman" de Louise Bourgeois, derrière, la copie de Calder:


Le Claes Oldenburg sous l'écran d'extraits de films: 
 

Texte d'introduction donnant le "scénario" de l''exposition:
 

 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
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Jeudi 12 février 2009

Voici une adresse incontournable du très sympathique quartier de Clerkenwell à Londres, à une courte distance du métro Farringdon. Le pub "The Three kings" est niché dans le tournant d'une petite rue, en face d'une église très hitchockienne, malgré le fait que sa fondation remonte au XIème siècle. Un charme fou, avec son décor de bougies et de cheminée qui marche pour de vrai... une salle en bas et deux en haut où des groupes d'amis passent la soirée comme à la maison. Je n'ai pas noté l'adresse, mais tout le monde connaît ce pub dans le quartier.

Le pub "The three kings":
 

La salle du bas avec sa cheminée:
 

La spécialité de Pimms fait maison, boisson à base de pomme et cannelle délicieuse, à relever de rhum:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Air du temps
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