Lundi 7 avril 2008

La fondation Cartier consacre une exposition à la légende du rock Patti Smith. Cette musicienne-poêtesse l’a conçue elle-même comme une sorte de portrait intime, un parcours parmi les différentes facettes de sa personnalité : dessins, photographies, objets, installations comme celle en hommage à Robert Mapplethorpe. C’est cet aspect intimiste de l’exposition qui devrait passionner les fans.

Le jour du vernissage Patti Smith était très à l’aise, très détendue. Elle se laissait photographier et interviewer par les nombreux journalistes avec gentillesse et sans jamais jouer à la star. Bien des simili-star devraient en prendre de la graine !

Je me suis souvenue de l’avoir croisée un jour dans une rue de San Francisco et de l’avoir reconnue à la dernière minute. Je l’avais prise pour un photographe. Sa longue silhouette d’allure bohémienne ne laisse pourtant pas indifférent.


Fondation Cartier. Jusqu’au 22 juin.





par Florence Muller publié dans : Air du temps
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Vendredi 4 avril 2008

Il y avait vraiment beaucoup de monde au vernissage de l'exposition rétrospective que Beaubourg consacre à l'artiste franco-américaine Louise Bourgeois (après celle organisée par la Tate Modern Gallery de Londres en 2007). L’exposition commence de la même façon qu’à Londres avec une accroche spectaculaire et terrifiante. Les visiteurs sont accueillis par une gigantesque araignée d'acier installée au coeur du forum. Mais l'insecte géant, selon l’artiste, peut se contempler selon une identité effrayante ou, au contraire, protectrice. Entre un cauchemar organique envoûtant et une vision troublante de la Maternité. Cette œuvre célèbre invite à entrer en suivant un fil de soie imaginaire dans le monde de Louise Bourgeois… un monde teinté de rouge et de rose caractéristique de cette artiste féministe qui se nourrit inlassablement de ses souvenirs d'enfance et de thèmes freudiens. Les pièces les plus monumentales ne sont pas forcément les plus attachantes. Les petites pièces sont particulièrement émouvantes comme ces œuvres en tapisseries de récupération assemblées en totems ou cette sculpture évoquant la femme architecture.

Un seul défaut le jour de l’inauguration : pour admirer les dessins, il fallait patienter une heure avant de pénétrer dans la Galerie d'art graphique du Musée où sont exposés de nombreux trésors... comme cette frise de dessins représentant une suite de mains symbolisant la collaboration soutenue avec son assistant alter ego.  

Au Centre Pompidou. Jusqu’au 2 Juin.

par Florence Muller publié dans : Art
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Jeudi 3 avril 2008

Pour fêter la Journée internationale des Droits des femmes, le mercredi 5 mars 2008, le Comité Régional du Tourisme a demandé à la créatrice Sakina M'sa d’assurer la direction artistique d’un défilé de jeunes stylistes présenté sous la Coupole du Printemps Haussmann. C’est une année riche en événements pour la créatrice qui a été lauréate du Grand Prix de la Création de la Ville de Paris et du Prix Version Fémina. Henriette Zoughebi, Présidente du CRT et conseillère régionale d'Île-de-France rappelait l'importance d'une telle manifestation pour célébrer cette journée : "promouvoir des valeurs essentielles ....comme la lutte pour le respect des droits des femmes et la défense de leurs libertés : liberté de s'habiller et de circuler...."

On ne peut qu’être sensible à ces rappels de libertés élémentaires qui touchent à l’apparence vestimentaire et donc à la mode.

Cinq jeunes créatrices parisiennes présentaient leurs créations porteuses de valeurs citoyennes et éthiques : Céline Faizant, Caloli, Katerine Pradeau, Warmi et les Racines du Ciel. Une artiste slameuse jouait les Maitres de cérémonie sur une création sonore de la journaliste Elisa Portier, composée des nombreuses interviews réalisées dans la rue avec de jeunes femmes donnant leur vision de la mode, de l'élégance et de la Parisienne.

Il y a un an Sakina M’Sa réalisait l’exposition "L'étoffe des héroïnes" au Petit Palais. Les pièces exposées avaient été créés par des femmes de la maison de couture d'insertion Daïka à partir d’un travail de customisation de fripes données par Emmaüs et en s’inspirant d’oeuvres du musée.



par Florence Muller publié dans : Mode
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Mercredi 2 avril 2008

Impossible de remarquer ce quartier populaire authentique du Nord-Ouest de Pékin depuis la grande avenue qui le borde (Fuchengmen). Seul un marché aux oiseaux le dimanche créé une micro animation sur la grande artère. Mais si on suit les quelques personnes qui surgissent de derrière les maisons, on découvre tout un dédale de ruelles anciennes (hutongs) bordées de maisons construites à l’ancienne. Certaines sont en reconstruction et permettent d’observer que les techniques n’ont pas changé : murs en briques, piliers et charpentes en bois, montée à tenons et mortaises, toiles en tuiles… On peut ainsi avec ces matériaux et ces savoirs-faire reconstruire de l’authentique ancien-neuf !

Mais dans ce quartier rien ne semble fait pour épater le bourgeois ou le touriste. D’ailleurs on nous regarde comme des ovnis, mais on finit par s’intéresser à nous, au fil des achats en tout genre, puisque partis du marché aux oiseaux, nous traversons des échoppes de petits chats, chiens, lapins (je vous rassure, vendus comme animaux de compagnie)… puis poissons d’ornement, migales, scorpions… Puis des plantes, des noix, des antiquités, et des cuisines en plein air… De quoi aller de surprises en surprises pendant deux heures avant d’aller visiter le musée Lu Xun.

Le musée dédié à l’homme de lettres Lu Xun (1881-1936) occupe l’emplacement d’une de ses anciennes maisons. Il ne reste rien de la maison achetée par l'écrivain en 1924, mais le musée présente dans une muséographie un peu « socialiste » une partie des 30 000 objets et documents souvenirs évoquant la vie du grand homme.

Au marché aux oiseaux :

Les cages sont aussi jolies que leurs occupants :
Il n’est pas rare de voir l’uniforme toujours porté comme par ce vendeur d’oiseau :

Super display !

Rien ne vaut deux noix à malaxer pour se déstresser :

Un marchand de piques à point d’acupuncture montre à Lucas Delattre comment s’en servir. Bien joué, il gagne un client !

Trop mignon !

Des vers de différents calibres :

Poissons en tous genres :

Plantes en tous genres, difficile à identifier :

Restaurant en plein, au vrai coin de la rue :

 

Visite de Chantier :

 

Au Musée Lu Xun, un des bureaux de l’écrivain devant une vue de son quartier dans les années 20 :

 

Portrait de Lu Xun. Trop beau !

par Florence Muller publié dans : Air du temps
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Mardi 1 avril 2008

La deuxième session 2007-2008 de l’Advanced Management Programm in Fashion & Luxury (AMP), fondé par HEC, l’IFM et l’Université de Tsinghua s’achevait par mes conférences sur le Luxe, les créateurs et la nouvelle géographie de la mode. Devant un auditoire de choix composé d’éminents représentants du monde du luxe, de la mode, de la joaillerie et de la presse, ces sujets ont suscité des questions, des débats et d’intéressantes comparaisons entre la France et la Chine.

Le soir, une réception était organisée dans l’université en l’honneur des cinquante participants du programme AMP. Malgré son caractère très officiel, l’ambiance était très joyeuse. Les étudiants avaient préparé quelques surprises : leur entrée dans la salle réglée comme un petit ballet, un défilé de robes du soir et de parures de têtes, création d’une des participantes, une violoniste suivie d’une ballerine…

Après la soirée, le petit groupe de l’IFM, HEC et de la Chambre de Commerce, s’est retrouvé dans le restaurant « No Name » pour fêter cette deuxième promotion AMP. Ce restaurant est caché au milieu d’un quartier pittoresque, autour du lac Hou Hai, où l’on sort le soir… dans l’esprit un peu Montmartre, mais c’est quand même très exotique quand on n’est pas natif de Pékin. C’est là que Lucas Delattre, Directeur de la Communication de l’IFM, était hébergé chez un ami journaliste, dans une maison dont la visite valait le détour. Une maison authentique composée de quatre corps de bâtiment formant une cour rectangulaire, un pour le salon, un pour la chambre, un pour la bureau, un autre pour la cuisine… De quoi composer un décor de film ou de rêver à la Chine ancienne.
 

Plaquette du programme AMP :


Dans mon rôle de professeur. Je n’ai pas l’air en pleine action, mais j’attends simplement la traduction de l’anglais en chinois de mon discours !


Avec des gestes, tout est plus clair !


Les étudiants de l’AMP :


La photo de fin d’année de la promotion 2007-2008 de l’AMP :


Au restaurant le No Name (cuisine du Yunnan), dans le quartier du lac Hou Hai (Xi Cheng district). Une soupe confectionnée devant vous :


Du riz noir à l’ananas. Mais ce n’est pas le meilleur plat. Il faut absolument essayer les crevettes grillées aux feuilles de thé :




La maison d'un journaliste français où habite Lucas Delattre quand il vient à Pékin, elle se trouve dans le quartier Hou Hai, un vrai bijou !




par Florence Muller
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Lundi 31 mars 2008

Avant même le prochain lancement de son livre en version française au Musée des Arts Décoratifs de Paris, Didier Grumbach a fait le voyage à Pékin pour présenter la version chinoise de l’ouvrage. C’est à l’hôtel Sheraton qu’une première cérémonie avait lieu. Un dîner officiel réunissait autour du Président de la Chambre Syndicale de la Haute Couture, l'ex Ministre du Textile chinois, l’ambassadeur de France en Chine et son épouse, des professeurs, créateurs de mode et l’équipe éditoriale de cette édition qui a nécessité une année de traduction. Une version de luxe de l’ouvrage a été réalisée en Chine avec un choix de papier traditionnel exceptionnel. L’ouvrage a été conçu comme une actualisation du livre Histoires de la Mode publié aux Editions du Seuil en 1993, illustré de 400 photos dont la plupart sont inédites. Didier Grumbach a sélectionné ces images dans les archives de la Chambre Syndicale, chez les créateurs et dans ses archives personnelles. Tout ce qui concerne l’origine du phénomène des créateurs dans les années 60-70 est particulièrement rare. Un deuxième événement acccompagnait cette publication : une conférence donnée par Didier Grumbach à l’Université de Tsinghua, suivie d’une signature.

Didier Grumbach, pendant la conférence : 

 
Les étudiants du programme AMP (lancé en partenariat par HEC, l’IFM et l’Université de Tsinghua), écoutant la conférence de Didier Grumbach :

Didier Grumbach signant son ouvrage pour Xue Lei, Directeur des programmes du département "Executive education" de la School of Economics and Management de l'Université de Tsinghua :

 
Les étudiants attendant leurs dédicaces :
 
Didier Grumbach signant la version chinoise d’Histoires de la Mode :

Sylvie Ebel, Directrice Adjointe de l’IFM, moi-même, Charlotte Xin, une ex étudiante de l’IFM installée à Pékin, Marie Pierre Gendarme de l'IFM (portant une veste d’Eitie/Marcel Marongiu et une écharpe d’Exception de Mixmind) : 
En compagnie de Frankie Xin, créateur de la marque JEFEN, venu assister à la conférence de Didier Grumbach :


A la fin du dîner au Sheraton, les traditionnelles congratulations, avec Jihong Mao, le mari de Ma Ke et ... qui a collaboré avec Didier Grumbach à la préparation du livre :

 

par Florence Muller publié dans : Livres
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Vendredi 28 mars 2008

Au cœur du gigantesque campus de la « Shanghai International Studies Université » se trouve « Shanghai Institute of Visual Art ». C’est là qu’une ancienne étudiante de l’IFM dirige les enseignements de mode. Les départements de cette université de la mode forment à tous les métiers depuis le design, le modélisme, les accessoires, la joaillerie et le mannequinat. La visite est édifiante, à rendre jaloux les envoyés de l’IFM : locaux énormes avec tout le matériel ultra neuf, salles spécialisées selon le domaine étudié… de l’espace partout, des couloirs conçus pour des hordes d’étudiants… mais l’ambiance est pourtant sereine et studieuse ! Pas loin, à quelques coups de pédales de vélos, a été construite la cité universitaire, avec les logements des étudiants, les commerces, les restaurants. Et tous les équipements sportifs souhaitables !

Fang Min, comme toujours rayonne de douceur et d‘enthousiasme, fière de nous faire découvrir son royaume. Depuis qu’elle a pris la direction de cette université elle n’a pas renoncé à son métier d’origine, la création de mode qu’elle pratique toujours dans le centre de Shanghai. Une double journée de travail, répartie entre l’université, à une heure du centre, et son studio de création.

 

Studio de création de Fang Min :A.JPG
Atelier de prototypes de Fang Min :
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Entrée de la « Shangaï International Studies Université » :

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Le « Shanghai Institute of Visual Art » :

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 Le « Shanghai Institute of Visual Art » :

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Salle d’exposition des travaux sur la couleur des étudiants de 1ère année de la « Shanghai Institute of Visual Art »
 :
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La salle de cours de maquillage :
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Cours de passementerie
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Cours de drapé :

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Fang Min fait travailler les étudiants de première avec du papier avant d’aborder le tissu :
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On se croirait à Washington, mais c’est en réalité la bibliothèque et le centre d’exposition de l’université :
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Fang Min montrant « son » école sur le plan du campus :

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La bibliothèque :


Une exposition en préparation
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Sur le chemin du retour, visite d’un village réhabilité en lieu touristique faisant vivre aux citadins la vie à la campagne «  comme dans le bon vieux temps » ! Un peu Disneyland, mais cela a son charme !
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Le village au bord de l’eau et ses « guinguettes » version chinoise :
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Jeudi 27 mars 2008

C’est en compagnie de Zang Zhe et de Marie Pierre Gendarme, qui m’avait rejointe à Shanghai, que j’ai visité une série de malls et de grands magasins. Une occasion de profiter de la science de Zang Zhe en matière de mode, ce spécialiste des rapprochements France-Chine dans la création. Sur la route, nous remarquons la boutique de Sefon et Season Mind. Zang Zhe nous explique que cette marque ainsi que Eitie ont tenté les premières expériences de création en duo franco-chinois en suivant ses conseils. Sefon a ainsi travaillé avec Felipe Olivera Battista et Season Mind avec Kostas Murkudis. Plus tard nous découvrirons la boutique d’Eitie dans laquelle est présenté le premier partenariat créatif officiellement signé par Marcel Marongiu et la marque chinoise. Nous en repartirons avec quelques vêtements et accessoires ! Ne jamais perdre de vue de bonnes occasions de faire du shopping ! Chez Isetan, le grand magasin japonais collé au Mall Meilogzhin, à côté du Plaza 66 et de Citic, toutes les marques se battent pour y être représentées. C’est là que nous visitons la boutique de Jefen, le premier créateur chinois à avoir défilé à Paris il y a trois saisons maintenant. La collection est beaucoup plus sage que celle qui a défilé à Paris… l’impératif des contraintes commerciales primant face à la nécessité de construire une image plus créative dans la capitale française ! Dans le mall suivant, impossible de photographier la boutique de la marque commerciale de Ma Ke : Exception de Mixmind ! La créatrice a bien retenu les leçons de ses homologues créateurs européens… une bonne identité de marque est une identité sous contrôle ! Direction le nouveau mall « Grand Gateway » dans un quartier très nouvelle bourgeoisie moyenne. C’est énorme comme toujours et cela ne manque pas de cafés, piazzetta et innombrables boutiques. L’idée : éviter aux habitants du quartier d’avoir à se rendre dans le centre de la ville du côté de Citic et 66. Toutes les marques sont représentées au Grand Gatway.

Pour changer d’ambiance et revenir vers une Chine d’un autre temps, Zang Zhe nous emmène dîner dans une adresse très old school : le 7 Donghu road. C’est un ancien hôtel particulier qui a appartenu à un roi de la mafia chez qui toute l’élite politique et artistique des années 20-30 a défilé. Lily et Fang Min, l’épouse de Zang Zhe, une ex étudiante de l’IFM, nous ont rejoint.

   

Boutique Sefon et Season Mind :

 

Je ne résiste pas à cette juxtaposition, deux marques qui sentent bon la Provence : Tapenade et Olive des Olives !

   

La boutique JEFEN dans le grand magasin Isetan :

   

Hall du mall où se trouve la boutique Exception de Mixmind :

 

Boutique Longchamp avec la collection de Michel Gaubert :

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Verrière du mall Meilogzhin :

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Hall du mall Meilogzhin :

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Marie Pierre Gendarme et Zang Zhe dans un des cafés du Meilogzhin :

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Un des salons du restaurant 7 Donghu road :

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Lily, Marie Pierre, Fang Min et moi-même au 7 Donghu road :

 

 Une des boutiques du fameux multimarques de luxe IT, ouverte la nuit !

 

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Mercredi 26 mars 2008

A tout moment des lieux de design et de mode s’ouvrent à Shanghai. Il faut un guide avisé pour suivre cette actualité. Ce jour-là, j’ai eu la chance d’être guidée par Li Li, une ancienne étudiante de l’IFM qui travaille pour l’Oréal… la chance, car elle se préparait à quitter Shanghai pour s’installer à Hong Kong et a laissé un moment la préparation de son déménagement pour me rejoindre. J’avais rencontré une autre ancienne étudiante de l’IFM Aurélie Boccardi dans l’avion, en mission pour Hermès… avec la surprise de la trouver à la place juste à côté de moi ! Nous voilà donc parties toutes les trois pour un tour de shopping super sympathique ! 

Côté design, un nouveau centre a ouvert intitulé « The Bridges », parce que les bâtiments qui le composent se situent de part et d’autre d’une rue et sont reliés par un pont multicolore. Les chinois ont bien compris le concept de la friche industrielle et savent parfaitement reconvertir des espaces d’activités industrielles en espaces multimédias. Dans les 9 bâtiments se répartissent des agences « branchées » de toutes sortes comme « Publicis Events », des boutiques, cafés et un espace d’exposition qui accueillera du 26 au 28 juin prochain l’événement « 100% Design Shanghai ». Pour l’instant, et comme souvent en Chine, le lieu est encore en travaux. On inaugure et on finit après !

 

La nouvelle boutique de Cha Gang vient d’ouvrir il y a un mois au rez de chaussée d’une petite maison, adresse discrète cachée derrière un mur protégeant la cour d’entrée. Il s’agit de la marque d’avant-garde d’un créateur qui pourrait se situer entre Martin Margiela, la seconde ligne de Comme des Garçons, Bernard Wilhelm, Tao… C’est une marque « pointue », équivalant de Ma Ke, la créatrice chinoise qui a présenté une collection extraordinaire en mars 2007 à Paris. Lily et ses amies aiment porter la première ligne de Cha Gang mais aussi sa seconde ligne beaucoup plus accessible ZucZug. Car les prix sont vraiment élevés, même d’un point de vue européen. L’ambiance de la boutique est évidemment très alternative : tous les meubles sont gainés de papier craft, les toilettes font partie du décor !

 

Au nord de l’ancienne concession française, « Le Passage Fuxing, Comptoir Français » est une galerie installée dans un bâtiment Art Déco réhabilité sur la rue Fuxing Xi lu, autrefois Route Gustave de Boissezon, précise la brochure. Un autre Passage se trouve sur la rue Xiang Yang Nan Lu, autrefois rue Tenant de la Tour. C’est dans ce quartier merveilleux aux petites rues arborées bordées de maisons des années 20-30 que se trouvent toutes les boutiques de mode. Ce cadre rend le shopping particulièrement agréable. Dans cette galerie se trouvait initialement la boutique de Cha Gang et actuellement des boutiques de beauté, de design et un centre de yoga.

 

Nous étions là pour l’ouverture d’une nouvelle boutique  d’une marque intitulé « Y by codes combine ». Un concept de vêtements basiques, entre Muji, Gap et American apparal avec une touche d’Uniqlo. Selon la tradition chinoise, l’ouverture était fêtée dans la rue par un défilé public. Le décor et l’atmosphère avaient une vraie touche à l’Européenne assez séduisante. Mais j’ai trouvé les produits beaucoup trop chers et d’un rapport qualité-prix qui laisse à désirer.

  

Li Li et Aurélie Boccardi devant l’une des entrées de « the Bridges » :

 
Le pont suspendu et ses effets de mosaïques de couleurs « The Bridges » :

 
Une boutique dans l’un des bâtiments de « The Bridges » :

 

Un des bâtiments de « The Bridges » :

 

Une allée de « The Bridges » :

  

Une devanture de pâtissier, pas très design, mais vraiment fun !

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Un petit chien en rose bonbon dont son propriétaire est très fier !
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Non ce n’est pas une boutique d’ustensiles de cuisine ! mais la vitrine de Cha Gang, marque qui signifie littéralement le pot de thé, symbolisée ici par ses casseroles en métal :

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Devant l’entrée de Cha Gang :

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L’intérieur de la boutique. Les présentoirs sont des cartons d’emballage :

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Meubles recouverts de craft :


Façade du Passage :

 

Façade de « Y by codes combine » :

 

Défilé devant « Y by codes combine » :

 

Intérieur de « Y by codes combine » :
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par Florence Muller publié dans : Mode
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Mardi 25 mars 2008

Il faisait très beau ce dimanche 9 mars à Shanghaï et comme pendant tout le reste de mon séjour en Chine. Le temps parfait pour aller visiter l’exposition « Unseen » du Musée d’Art Moderne, juste au pied de mon hôtel, au cœur du « People’s Park » où les familles vont promener leur enfant unique et les personnes âgées jouer aux cartes. Pour une fois, j’apprécie pleinement une architecture de verre et de métal qui laisse entrer la lumière à flot et donne l’impression d’être au milieu de la végétation du parc.

Le Musée d’Art Contemporain de Shanghaï présentait une exposition organisée par les commissaires Yangjun Peng, Jiaojiao Chen et Joyce Ho sur la nouvelle génération de photographes à travers une sélection internationale : Ashley Gilbertson (Australie), Camille Vivier (France), Charles Fréger (France), Jacob Aue Sobol (Danemark), Julia Fullerton-Batten (Allemagne), Martin Kollar (Slovaquie), Mikhael Subotzky (Afrique du Sud), Rafal Milach (Pologne), Lieko Shiga (Japon) et Simon Roberts (Angleterre). Le MOCA, qui est le premier musée d’art contemporain privé à Shanghai, fondé en 2005 par la Samuel Kung Foundation avec le soutien  du Gouvernement Municipal de Shanghaï. Samuel Kung, né à Shanghaï, possède une importante compagnie de joaillerie basée à Hong Kong. Le MOCA est aussi la seule institution dédiée à l’actualité de l’art à Shanghaï. Le musée s’est donné pour mission, affichée sur la façade du bâtiment, «  to bring the best of the world to China, as well as bring the best of China to the world ».

 

Entrée de l’exposition « Unseen » au  MOCA :


Série « Teenage Stories » de Julia Fullerton-Batten, 2005. Des adolescentes géantes évoluent dans des univers fantasmatiques dans lesquels on reconnaît des monuments célèbres ramenés à des proportions miniatures, sortis de leurs contextes d’origine et réinjectés dans des compositions inquiétantes :

 

« Oiseau de nuit » de Camille Vivier, 2005.

Magnifique portraits d’animaux surpris la nuit :

  

« Tokyo ». de Jacob Aue Sobol, 2006-2007 :

 

Portraits photographiques et Uniformes. « Merisotakoulu 22, de la série Merisotakoulu » de Charles Fréger, 2002-2003. Avec un style qui se réfère à la tradition Renaissance du portrait, l’artiste apporte un commentaire saisissant sur les « métiers » dans leur symbolique la plus prestigieuse, celle de l’uniforme de parade :

 

Atelier pour enfants utilisé en salon de repos :
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par Florence Muller publié dans : Art
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