Art

Jeudi 24 avril 2008 4 24 /04 /2008 08:24

Le samedi après-midi à Moscou, comme à Paris, est consacré aux vernissages de galeries d’art. Ceux du quartier de Winzavod, une sorte de Soho moscovite, attirent une foule d’amateurs dans ces anciens entrepôts de vins rachetés par la femme d’un milliardaire et transformés en galeries d’art, boutiques de mode et lofts pour des activités artistiques.


La Regina Gallery présentait l’exposition « Come back » consacrée à Semyon Faibisovich. Cet artiste qui est aussi écrivain et essayiste, a débuté dans les années 70 et s’est fait connaître à l’Ouest à travers les années 80 en exposant aux Etats-Unis, en Allemagne, en Suisse… Il est connu comme le représentant le plus célèbre de l’hyperréalisme russe. Lui-même se réfère au « photoréalisme » comme une technique procédant de la photographie. On lui a ensuite attribué la notion "d’hypnoréalisme" par sa capacité à capter des instants de la vie quotidienne soviétique (vue de foule dans le métro, dans une gare, dans un bus…) comme des « moments arrêtés sur une réalité déprimante… » Vers 1987-1989, une série de ses portraits de Gorbachev fait la couverture du « Time ». Aujourd’hui, il aurait la cote la plus élevée parmi les artistes russes vivant en Russie. L’exposition de la galerie Regina marque le « come back » de l’artiste qui avait cessé de peindre en 1995, ses sujets de prédilection ayant disparu avec l’évolution de la société russe. Après une dizaine d’années, l’artiste s’est remis à la peinture et son come-back est autant personnel qu’un constat des changements de la vie en Russie.


Dans la M & J Guelman Gallery, l’artiste Dimitry Gutov exposait sa série « Used ». Il s’agit de ready-made assemblés de façon à évoquer les vitrines de magasins socialistes.

Dans le même bâtiment, au fond se cache une galerie avec plusieurs espaces d’art et une boutique de mode. Ce multi-marques propose une sélection très diversifiée de marques européennes, russes, de gadgets japonais, et de vintage de prêt-à-porter de maisons de couture comme Saint Laurent Rive Gauche, Miss Dior, Chanel (à des prix exorbitants).

Dans le bâtiment en face, je rencontre Elena Lounguine, la directrice du Rodchenko Moscow School of Photography & Multimedia. C’est elle qui a fondé un festival de la photographie devenu incontournable. Une exposition organisée avec Magnum occupe la partie haute du bâtiment. Dans le sous-sol, aux allures de crypte voûtée, se tient un colloque devant une assemblée nombreuse parmi laquelle figure l’ambassadeur de France et son épouse, des passionnés d’art contemporain.

Dans le bâtiment à gauche de l’entrée, je fais la connaissance du mari de Svetlana Tegin, une créatrice qui vient d’installer les locaux de sa marque de mode dans un vaste loft au dernier étage. (Tél : 8 985 763 3982  www.tegin.net). Son style explore aussi bien le futurisme, le gothique, l’onirique, avec des allusions aux cultures traditionnelles, notamment dans la collection de cet hiver dont elle a eu l’inspiration en visitant la Mongolie.


Les bâtiments de Winzavod :



Voiture couverte d’herbe à Winzavod :

 
Exposition de Dimitry Gutov à la M & J Guelman Gallery :

 
Une œuvre de la série « Used » de Dimitry Gutov :



L’artiste Semyon Faibisovich, de dos parlant à des invités de son vernissage à la galerie Regina :


Un tableau de Semyon Faibisovich :


Exposition Magnum :


Atelier de Svetlan Tegin à Winzavod :



Le mari de Svetlan Tegin :



Les toilettes sculpture en béton créés par le mari de Svetlan Tegin :


Un évier sculpté comme un sarcophage romain par le mari de Svetlan Tegin :

 

 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 22 avril 2008 2 22 /04 /2008 09:52

Billy Boy, après s’être illustré de façon particulièrement originale dans la mode parisienne des années 80, a donné une nouvelle dimension à son travail artistique en s’installant en Suisse. Son projet de fondation devrait voir le jour prochainement et sera l’écrin de son importante collection d’objets d’art et de mode traitant principalement de l’œuvre de la grande couturière Elsa Schiaparelli.

Ces dernières années, sa passion pour le monde de la poupée de mode s’est muée en un véritable concept artistique, le « Midvanisme », qui est à l’origine de très nombreuses expositions conçues par l’artiste et son alter ego Lala. (Les plus récentes au MUDAC et au Musée de l’Elysée de Lausanne. Egalement à signaler, un important article dans le magazine Fashion Femina d’avril 2008, « Dans la Maison du fou d’Elsa », avec toute une série de photos mettant en scène sur des personnalités un choix des plus belles robes de la collection de Billy Boy).

A la galerie Cramer de Genève, Billy Boy expose une série d’œuvres créées en collaboration avec Lala et le designer Philippe Cramer. Des maisons cubistes, dont le décor géométrique reprend le sujet de certains tableaux, renferment un décor pour poupées du futur. Les objets possèdent cette sophistication dans leur conception et réalisation qui rappellent la singularité de Billy Boy créateur de mode.

Jusqu’au 17 mai. Galerie Cramer + Cramer. 8 rue de la Muse. Genève.

www.philippecramer.com 

Billy Boy (à droite) et Philippe Cramer (à gauche), tentant de pénétrer dans leurs maisons miniature :

Cube maison avec des parois s’ouvrant et dotées de portes et fenêtres :


Intérieur du cube avec meubles miniatures :



Vue montrant le rapprochement entre les tableaux de Billy Boy et les objets maisons miniatures :

 
En conversation avec Sophie Cramer dans l’entrée de l’exposition :
 
Logo du Midvanisme :

 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 21 avril 2008 1 21 /04 /2008 11:51

La galerie Analix Forever est une des plus intéressantes galeries d’art contemporain. Elle est dirigée par Barbara Polla, personnalité qui s’est illustrée sur la scène politique genevoise, médecin, directeur de recherche à l’INSERM, auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la psychologie de l’apparence, fondatrice avec son mari Luigi Polla du premier Institut de beauté médicalisé en Europe, le Forever Laser Institut. La plupart des activités de Barbara Polla tourne autour de l’idée de Beauté qu’elle aborde sans ségrégations, au-delà des frontières de genres, sur les plans esthétiques, artistiques ou intellectuels. L’institut de Beauté qui comporte des œuvres d’une trentaine d’artistes, a été mis en scène par l’artiste-architecte Andreas Angelidakis. Dans sa galerie Analix Forever, elle a « découvert » de nombreux jeunes artistes dont Vanessa Beecroft dans les années 90. Elle a soutenu lors de son lancement le magazine Purple et créé des événements avec Viktor & Rolf ou Kris van Assche alors peu connus du public.

En ce moment se tient dans cette galerie une exposition sur le thème du travail, imaginée par Paul Ardenne et Barbara Polla en partant de la constatation que malgré l’importance de cette notion dans la société contemporaine, elle reste relativement  invisible dans le monde de l’image. "Working Man" a été conçue comme un questionnement sur les « nombreuses résonances  géopolitiques, psychologiques, culturelles… » du travail. Le directeur artistique de Dior Homme, Kris Van Assche, a imaginé une installation qui est le résultat d’un processus de défilé de sa dernière collection. Le 18 janvier 2008, des t-shirts défilaient marqués « Fuck you all » au milieu de machines à laver. A la fin du show, les hommes les retiraient pour les mettre à laver dans des machines symboles d’une « libération » de l’homme. Pendant toute la durée de l’exposition, deux de ces machines tournent, lavant inlassablement les t-shirts, insistant sur cette nécessité de se laver de tout ce qui encombre la vie pour se mettre au travail l’esprit libre. 

Jusqu’au 8 mai. Analix Forever. 25 rue de l’Arquebuse. CH-1204 Genève.
 

Olga Ivanova expliquant à un groupe d’étudiants en Beaux-Arts les Œuvres de Robert and Shana ParkeHarrison :

 
« Saint Georges » de Jeanine Woollard, 2008.
Un héros moderne constitué de réemplois d’objets du quotidien dont la banalité est transcendée par l’allusion à Saint Georges terrassant le dragon :  
Hunter’s Select Rib Knit Mask », 2007.
Rooster Five-Pocket Nail and Tool Apron, 2008.
Zoë Sheehan Saldana. 

L’artiste reproduit artisanalement des objets industriels achetés dans le commerce et replace dans les rayons du magasin son objet qui sera acheté par un client sans qu’il sache qu’il possède ainsi une œuvre d’art unique :  

Installation de Mike Bouchet. « Carpe Denim », 2004-08.
Des jeans produits dans une usine seront ensuite redistribués aux travailleurs de cette entreprise par un lâché dans les airs.


Installation de Kris Van Assche.
Stylos 5 frs.
Carnets 15 frs.


Lettres de non-motivation de  Julien Prévieux.
L’artiste répond à des petites annonces d’emploi par des lettres de non-motivation plus ou moins loufoques. Il réunit dans un livre ces lettres avec les réponses des entreprises, soit des lettres stéréotypées prouvant que son courrier n’a pas été lu, soit des lettres réagissant à son courrier pour le moins surprenant.

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 4 avril 2008 5 04 /04 /2008 08:07

Il y avait vraiment beaucoup de monde au vernissage de l'exposition rétrospective que Beaubourg consacre à l'artiste franco-américaine Louise Bourgeois (après celle organisée par la Tate Modern Gallery de Londres en 2007). L’exposition commence de la même façon qu’à Londres avec une accroche spectaculaire et terrifiante. Les visiteurs sont accueillis par une gigantesque araignée d'acier installée au coeur du forum. Mais l'insecte géant, selon l’artiste, peut se contempler selon une identité effrayante ou, au contraire, protectrice. Entre un cauchemar organique envoûtant et une vision troublante de la Maternité. Cette œuvre célèbre invite à entrer en suivant un fil de soie imaginaire dans le monde de Louise Bourgeois… un monde teinté de rouge et de rose caractéristique de cette artiste féministe qui se nourrit inlassablement de ses souvenirs d'enfance et de thèmes freudiens. Les pièces les plus monumentales ne sont pas forcément les plus attachantes. Les petites pièces sont particulièrement émouvantes comme ces œuvres en tapisseries de récupération assemblées en totems ou cette sculpture évoquant la femme architecture.

Un seul défaut le jour de l’inauguration : pour admirer les dessins, il fallait patienter une heure avant de pénétrer dans la Galerie d'art graphique du Musée où sont exposés de nombreux trésors... comme cette frise de dessins représentant une suite de mains symbolisant la collaboration soutenue avec son assistant alter ego.  

Au Centre Pompidou. Jusqu’au 2 Juin.

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 25 mars 2008 2 25 /03 /2008 10:20

Il faisait très beau ce dimanche 9 mars à Shanghaï et comme pendant tout le reste de mon séjour en Chine. Le temps parfait pour aller visiter l’exposition « Unseen » du Musée d’Art Moderne, juste au pied de mon hôtel, au cœur du « People’s Park » où les familles vont promener leur enfant unique et les personnes âgées jouer aux cartes. Pour une fois, j’apprécie pleinement une architecture de verre et de métal qui laisse entrer la lumière à flot et donne l’impression d’être au milieu de la végétation du parc.

Le Musée d’Art Contemporain de Shanghaï présentait une exposition organisée par les commissaires Yangjun Peng, Jiaojiao Chen et Joyce Ho sur la nouvelle génération de photographes à travers une sélection internationale : Ashley Gilbertson (Australie), Camille Vivier (France), Charles Fréger (France), Jacob Aue Sobol (Danemark), Julia Fullerton-Batten (Allemagne), Martin Kollar (Slovaquie), Mikhael Subotzky (Afrique du Sud), Rafal Milach (Pologne), Lieko Shiga (Japon) et Simon Roberts (Angleterre). Le MOCA, qui est le premier musée d’art contemporain privé à Shanghai, fondé en 2005 par la Samuel Kung Foundation avec le soutien  du Gouvernement Municipal de Shanghaï. Samuel Kung, né à Shanghaï, possède une importante compagnie de joaillerie basée à Hong Kong. Le MOCA est aussi la seule institution dédiée à l’actualité de l’art à Shanghaï. Le musée s’est donné pour mission, affichée sur la façade du bâtiment, «  to bring the best of the world to China, as well as bring the best of China to the world ».

 

Entrée de l’exposition « Unseen » au  MOCA :


Série « Teenage Stories » de Julia Fullerton-Batten, 2005. Des adolescentes géantes évoluent dans des univers fantasmatiques dans lesquels on reconnaît des monuments célèbres ramenés à des proportions miniatures, sortis de leurs contextes d’origine et réinjectés dans des compositions inquiétantes :

 

« Oiseau de nuit » de Camille Vivier, 2005.

Magnifique portraits d’animaux surpris la nuit :

  

« Tokyo ». de Jacob Aue Sobol, 2006-2007 :

 

Portraits photographiques et Uniformes. « Merisotakoulu 22, de la série Merisotakoulu » de Charles Fréger, 2002-2003. Avec un style qui se réfère à la tradition Renaissance du portrait, l’artiste apporte un commentaire saisissant sur les « métiers » dans leur symbolique la plus prestigieuse, celle de l’uniforme de parade :

 

Atelier pour enfants utilisé en salon de repos :
6.JPG

 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /2008 08:26
La galerie contemporaine du Musée des Arts Décoratifs reçoit une exposition itinérante sur l’œuvre très originale de Dieter Roth, créateur de bijoux. C’est un des artistes majeurs de l’art contemporain qui s’est notamment distingué par son inter-disciplinarité, touchant à la peinture, sculpture, poésie, musique, cinéma, jusqu’au commissariat de ses propres expositions. Dans la dernière partie de sa vie, Dieter Roth, alors installé en Islande, s’adonne à l’art du joaillier. Avec la complicité de l’orfèvre suisse Hans Langenbacher, il crée une collection de bijoux tout à fait extraordinaire. Ce sont des modèles à décor variable. Le châton de chaque bague est dévissable. L’anneau est accompagné d’un choix de décors que l’on peut ainsi modifier en le vissant. Avec les six modèles exposés à l’UCAD, on peut réaliser 40 modèles différents.
 
107 rue de Rivoli. 75001 Paris. Jusqu’au 11 mai 2008.

undefined

undefined

undefined
Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /2008 10:49
Le Louisiana Museum of modern art se trouve près de Copenhague, sur la côte faisant face à la Suède. Du côté de l'entrée, on croit pénétrer dans une de ces ravissantes demeures de maître qui s'échelonnent le long de la mer. Mais la visite se prolonge dans un enchaînement de salles et de couloirs qui vous conduisent progressivement au travers du parc jusqu'à la mer. Comme une promenade protégée du vent et du froid par cette partie contemporaine du musée.
Outre les collections permanentes importantes de ce musée, une exposition est consacrée à Candice Breitz et à son oeuvre touchant à l'univers de la musique rock et pop. Ces héros ordinaires, figurants anonymes se prêtent à des évocations-mémoriaux de stars de la musique ou chantonnent maladroitement des chansons de leur star favorite comme John Lennon. Cet "hommage" témoigne en réalité du désenchantement qui a suivi les sixties des "beautiful people". Jusqu'au 30 mars 2008.

undefined

La cheminée du restaurant dominant la mer :
undefined

"Working Class Hero" (a portrait of John Lennon) de Candice Breitz, 2007 :
undefined

Dissimulé derrière une porte, un fragment de l'installation d' "H_edge", pour "Artists Space", construite à l'origine à New York en Novembre 2006. 
Conçue comme un objet fractal.
undefined
Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 11 février 2008 1 11 /02 /2008 09:54
Cette année Saga Furs va fêter son vingtième anniversaire. Cette marque fondée par les éleveurs de Finlande et de Norvège se consacre à la recherche et à la création dans le traitement de la fourrure et apporte par son label la garantie d'une qualité et d'une traçabilité la plus exigeante au monde. Depuis le début, Saga Furs a mené des collaborations avec de nombreux créateurs de mode. Plus récemment, elle a entrepris de lancer des produits de design d'intérieur avec la firme Capellini. Il y a 5 jours, la première collection de Sean John, allias Puff Daddy, défilait à New York. Une collection de mode masculine qui fait la part belle à l'art du fourreur.
Dans son design Center installé au Danemark, Saga Furs recherche de nouvelles techniques d'embellissement de la fourrure, collabore avec des designers et reçoit des invités du monde entier pour des trainings au cours desquels chacun doit réaliser un objet en fourrure. Plusieurs messages y sont délivrés : la fourrure n'est pas une matière compliquée à travailler, elle peut se traiter comme n'importe quelle autre matière du costume... et enfin, la production de fourrure ne repose pas sur des méthodes cruelles comme certaines vidéos circulant sur Internet veulent le faire croire. En tous cas, pas dans les pays scandinaves contrôlés par Saga Furs.

Quelques vues de la maison du Saga Furs Design Center qui date du début du XIXème siècle, avec ses proportions parfaites, sa cour carrée, son toit de chaume et le jardin à l'anglaise qui l’entoure : undefined

undefined

undefined

Quelques échantillons de recherches :
Renard incrusté de volants de cuir :
undefined
 
Géométrie de visons de trois tonalités différentes montées en incrustations :
undefined

Dentelle de daim "brodée" de vison :
undefined
Effet tweed pour un tissage de visons, laine et fils de lurex :
undefined

Association de faille de soie, plumes et visons :
undefined

Vison travaillé de nervures formant des reliefs :
undefined

Echarpe réalisée par un créateur invité pour un training. Sur une base de jersey à côtes de laine grise sont montées à la machine à coudre classique des bandes de vison, alternant le sens montant et descendant, donnant ainsi un effet de mouvement :
undefined  

Deux modèles de la collection de Sean John de l'hiver 2008, avec une utilisation inédite des fourrures SAGA Furs :
undefined

undefined
Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 31 janvier 2008 4 31 /01 /2008 08:29
Le centre Pompidou présente une exposition dédiée au fameux studio de graphisme et design M/M fondé par Michael Amzalag et Mathias Augustyniak en 1992. Il s'agit de la suite d'une rétrospective des Art Posters déjà programmée en avril 2007. 32 posters créés pour différents artistes, cinéastes ou organismes sont regroupés sur les parois d'une structure oeuvre d'art. Dans cette petite boîte, un peu perdue dans le vaste espace du foyer de Beaubourg, se pressait une foule échappée des défilés rejoignant celle des acteurs du monde de l'art. Le papier peint recouvrant l'intérieur de la boîte reprend un motif d'une affiche. Ce n'est que l'un des nombreux éléments d'un jeu de pistes de renvois entre les oeuvres et les expositions précédentes... à décoder sur place jusqu'au 18 février.

undefined

undefined

Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /2007 10:37
Le Musée des Arts Décoratifs de Berlin consacre une exposition rétrospective au couturier allemand Uli Ritchter qui fête cette année ses 80 ans. Elle retrace l'histoire de cette maison Uli Richter Modelle GmbH, et le rôle joué par le couturier dans le renouveau de la mode allemande dès la fin des années de 1950. Après des débuts chez Horn, puis chez Schröder & Eggeringhaus, Uli Richter fonde sa maison en 1959. En 1976, dans le San Francisco Chronicle, Uli Richter faisait le point sur la situation de la mode allemande dans le monde : People are always asking me : What is German Fashion ? I tell them, that there is no such thing, that fashion has to be international". Mais Uli Richter est pourtant l'un des premiers couturiers allemands à avoir diffuser sa mode à l'étranger dès les années 60, activité dont témoignent certaines pièces créées pour des clients américains. Point de prétention dans le style de ce couturier qui ambitionnait principalement d'offrir à ses clientes une garde-robe portable tout au long de la journée. Il s'était fait le spécialiste du total look qui évite toutes hésitations et simplifie ainsi les choix quotidiens. L'originalité de l'exposition tient plus au parti pris d'éclairer les robes exposées par des portraits et des biographies de celles et ceux qui les ont portées. Un choix à la fois intéressant historiquement et qui rend hommage à la participation des clients dans la réussite d'une griffe de mode. Les créations exposées ont pour certaines été portées par de célèbres allemandes, dont Rut Brandt, femme de Will Brandt, Ebelin Brucerius, femme de Gerd Brucerius, fondateur du très célèbre hebdomadaire allemand Die Zeit, Aenne Burda de Burda Magazine, Ines Ponto, femme du Président de la Banque de Dresde, Cecile von Preussen ... 130 modèles, 80 dessins et une centaine de photographies sont réunis sur les deux niveaux du forum de la culture.

Kulturforum. du 13 septembre au 6 janvier 2008.

1-copie-11.jpg
Par Florence Muller - Publié dans : Art
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Signaler un abus