Yves Saint Laurent a été profondément bouleversé par sa découverte du Maroc et a souvent été inspiré par les couleurs, les tissus et les formes du vêtement d’Afrique
du Nord. La fondation Bergé-Yves Saint Laurent rend ici hommage à une des formes fondamentales de ce vêtement, le caftan. Habitant depuis 40 ans Marrakech, Pierre Bergé et Yves Saint Laurent
présentent cette exposition comme l’occasion de rendre une « dette artistique avec le Maroc, notre pays d’adoption ».
Des caftans authentiques du XVIIIème et XIXème siècle provenant de collections privées et du Musée d’Art Islamique du Jardin Majorelle, côtoient quelques modèles
créés par Yves Saint Laurent. La cape aux Bougainvilliers de 1989 suggérée par la beauté des jardins de Marrakech est exposée à côté d’un caftan de la fin du XVIIIème siècle en soie rose et bleue
galonnée d’or et appartenant à la collection Nour et Boubker Temli. La mise en scène « transporte » ces pièces de collections précieuses dans le contexte du merveilleux jardin de
Majorelle.
par Florence Muller
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Tout est plongé dans le bleuté-gris et dans une atmosphère mystérieuse propre à entretenir le mythe de la belle reine au destin tragique. Stefan Sweig dans son
inoubliable biographie le voyait ainsi, ce destin : « Sans l’irruption de la Révolution dans son fol univers de plaisirs, cette princesse insignifiante aurait tranquillement continué à
vivre comme des millions de femmes de tous les temps ; elle aurait dansé, bavardé, aimé, ri, se serait parée, aurait rendu visite et fait l’aumône… »
L’exposition du Grand Palais, conçue par Pierre Arrizoli-Clementel, Directeur Général du Château de Versailles et Xavier Salmon, s’attache à découvrir la vraie Marie
Antoinette derrière la légende. 300 objets jalonnent le parcours d’une vie de Schönbrunn à la Conciergerie et forment autant de témoins d’un art de cour qui connaît alors un point culminant sous
l’influence du goût sûr de la reine. Le décorateur de théâtre Robert Carsen a créé un écrin qui traduit ce goût de la fantaisie et du raffinement qui animait la reine, modèle d’élégance et de
beauté de son temps.
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Défilé Jean Charles de Castelbajac
Le très entraînant groupe Curry and Coco jouant live mettait déjà de bonne humeur, avec son chanteur à chevelure agitée. Tout le show se déroulait sur le même
ton : pois blancs et rouge au sols et sur les mannequins, maquillages et détails clowns, paillettes et motifs pops… A la fin, elles dansaient toutes autour de Jean Charles !
Défilé Junko Shimada
A l’Ecole des Beaux Arts, c’était un défilé-happening pour la nouvelle collection Junko Shimada. Cachées derrière une longue rangée d’alvéoles dorées, les mannequins
attendaient leur tour… avant de déchirer le papier doré pour traverser l’enfilade … et promener leurs silhouettes aux graphismes comme toujours hauts en couleurs.



Défilé Rue du Mail
Martine Sitbon avait choisi le couvent des Cordeliers pour sa deuxième collection sous sa nouvelle marque Rue du Mail. Beaucoup de robes tableaux, d’éléments
complexes dans le travail de découpes et de montages qui animent une collection dominée par les robes.

ES Orchestres
Encore de la musique live, mais cette fois-ci, jouée par un orchestre de chambre. Le japonais Sadaharu Hoshino, ancien étudiant de l’Institut Français de la mode,
diplômé de plusieurs écoles prestigieuses et distingué par le Festival d’Hyères en 2001, fait défiler ses collections depuis l’été 2004. Cette dernière édition reste dans la même veine épurée et
rigoureuse que les précédentes, avec un juste équilibre créé entre ses deux pôles favoris féminin-masculin. Les enroulements de vêtements à nouer, les biais et drapés, pourraient rappeler
certains aspects du style des Mariot Chanet dans les années 90.

par Florence Muller
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Vernissage de l'exposition "Warhol by Galella : That's great!"
Pour accompagner la sortie d’un bel ouvrage consacré au célèbre photographe de « celebrities », Ron Galella, Le Bon Marché présente une exposition de
quelques photos montrant l’icône absolue de l’art contemporain, Andy Warhol dans son métier de jet-seteur, évoluant dans son univers quotidien de fêtes et mondanités. Quand on a prononcé ces deux
noms cela suffit à faire venir les foules snobs d’aujourd’hui qui se pressaient déjà le soir du vernissage malgré l’espace plutôt exigu de l’accrochage !
Jusqu’au 22 mars 2008. En Mai l’exposition sera à New York puis à Los Angeles.

Inauguration de la boutique Givenchy, 28 Faubourg Saint Honoré
Riccardo Tisci était là pour fêter sa nouvelle boutique, proche voisine du 24 Faubourg, l’adresse mythique d’Hermès… visiblement ravi de cet écrin de collections. Le
parti pris scénographique donne la préférence à une construction architecturale forte basée sur le principe de plusieurs boîtes divisant l’espace. L’idée venant des boîtes l’emballage des maisons
de couture comme Givenchy qui atteint le statut d’œuvre d’art.
Les matériaux de revêtement des parois alternent le chêne foncé, les boiseries moulurées blanches, des parois laquées noires et un sol en parquet à l’italienne. Au
fond, une dernière boîte peut se fermer entièrement pour se transformer en salon d’essayage privé. L’impression d’ensemble est chaleureuse malgré l’aspect très épuré des galeries d’art. La
répartition judicieuse des espaces fermés et ouverts protège l’intimité des clients du regard des passants… une intention louable.



par Florence Muller
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