Mercredi 11 février 2009

C'est certainement l'exposition à voir absolument si l'on est à Londres en ce moment. Une exposition qui révèle l'activité artistique contemporaine des pays du Moyen-Orient... une façon d'envisager ces pays autrement que sous l'angle de terribles conflits et de guerres incessantes. Avec environ une centaine d'oeuvres choisies parmi la génération des artistes d'une vingtaine ou trentaine d'années, elle brosse un panorama de cette activité artistique en Iraq, Iran, au Liban, en Egypte, Tunisie, Syrie et Algérie. L'exposition est vraiment très foisonnante de concepts exprimés les plus souvent avec des médiums traditionnels comme la peinture sur toile ou rudimentaires comme le carton ou les objets de récupération, ce qui augmente souvent leur force expressive. Dans la Phillips de Pury Gallery, l'exposition "Perspectives – Arab and iranian modern masters" complète ce panorama très contemporain par une plongée aux sources de l'histoire de l'art moderne des pays du Moyen-Orient. Enfin la Saatchi Galery Project Room présente une installation monumentale de l'artiste américain Will Ryman.

Jusqu'au 9 mai 2009. Saatchi Gallery. The Duke of York spare. King's road. Londres.

Façade du bâtiment Duke of York HG. La galerie Saatchi occupe dorénavant ce bâtiment qui a été magnifiquement transformé en une succession de vastes salles d'exposition. A noter: l'éclairage particulièrement réussi des salles et des oeuvres, reproduisant l'effet de la lumière du jour mais sans froideur, le défaut habituel à cet effet. La lumière est douce et chaleureuse comme celle d'un jour d'été :
 

Marwan Rechmaoui. "Beirut Caoutchouc. 2004-2008. Caoutchouc gravé. Le plan de Beyrouth comme un tapis en caoutchouc gravé.
 

Marwan Rechmaoui. "Spectre (The Yacoubian Building, Beirut)". 2006-2008. Un building en matériaux divers dont principalement des parpaings de béton.
 

Havy Kahraman. "Collective Cut". 2008. Huile sur toile. Le sacrifice du mouton exécuté par de jeunes et élégantes princesses:
 

Kader Attia. "Ghost". 2007. Feuille d'aluminium. Impressionnante installation de corps en prière que l'on découvre d'abord de dos, puis de face, vide, comme des fantômes.
 

Wafa Hourani. "Qalandia 2067". 2008.
 

Sun Yuan and Peng Yu. "Old persons Home". 2007. 13 sculptures grandeur nature et 13 chaises "dynamoelectric". Très curieuse et poignante installation évoquant des vieillards finissant leur vie dans des chaises roulante motorisées se déplaçant dans l'espace. Tous se sont abandonnés au sommeil, fuyant dans les rêves la réalité de leurs infirmités.
 

Halim Al-Karim. "Hidden Face". 1995.
 

Abdul Qadir al Rassam. "Untitled. 1911. Huile sur toile. Figure majeur de la première génération d'artistes modernes iraqiens et le premier peintre reconnu de ce pays. Son oeuvre dédiée principalement au paysage appartient en majorité à des collections privées.
 

Huguette Caland. "Untitled". 1970. Huile sur toile. Née à Beyrouth en 1931, elle est peintre, sculpteur et designer de mode. Formée par le peintre italien Fernando Manetti à l'Université de Beyrouth, elle a vécu à Paris puis s'est installée à Los Angeles où elle réside aujourd'hui. A Paris, elle a collaboré avec Pierre Cardin en dessinant la ligne Nour qui comprend une centaine de caftans.
 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
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Lundi 9 février 2009
C'est toujours la même fête dans la salle quand Goran Bregovic débarque avec son orchestre "Des Mariages et Enterrements" ! Au bout d'une demi-heure, tout le monde est debout, en train de danser, les jeunes, les vieux, ceux qui d'habitude ne dansent pas... c'est vraiment difficile de rester assis et d'être juste spectateur. Et c'est bien naturel, au fond, puisque cette musique est fait pour faire danser les vivants... et les morts !
Au paroxysme de ces rythmes irrésistibles, deux jeunes filles ont bondit sur la scène et sont allées s'asseoir sur les genoux de la star en costume blanc.

L'orchestre complété d'un ensemble à cordes et d'un choeur masculin:

Deux chanteuses, les fameuses " voix bulgares" en costume traditionnel:

Goran Bregovic:

 
Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
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Vendredi 6 février 2009

C'est un très beau livre qui vient d'être lancé chez Colette cette semaine sous un titre prometteur ! Les univers créés par le célèbre duo sont racontés par Robert Murphy, le correspondant parisien des magazines américains W et WWDaily, et mis en lumière par le photographe Yvan Terestchenko. Comme un nouveau genre biographique qui suggère un portrait intime de ces personnages à travers les cadres de vie qu'ils se sont composés à leur image. A découvrir avant d'aller visiter l'exposition de la collection qui sera dispersée prochainement chez Christie's.

Les Paradis Secrets d'Yves Saint Laurent et de Pierre Bergé. Par Robert Murphy. Albin Michel, Paris. 2009

 

Par Florence Muller - Publié dans : Livres
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Jeudi 5 février 2009

Les Globes de Cristal cherchent par des prix remis annuellement à attirer la lumière des médias sur les disciplines des arts et de la culture. Pour sa quatrième édition, la remise des prix décernés par un jury présidé par Jacques Attali, se déroulait au cours d'une soirée au Lido à Paris et était retransmise sur France 3. Cette soirée-spectacle était présentée par Carole Gaessler et Jean-Luc Delarue... un Delarue pas au mieux de sa forme, qui tentait de faire de l'humour sur le dos des lauréats, empêchant le public d'entendre ce qu'ils auraient eu à dire. C'est dommage, car le mérite de cette entreprise tient notamment à la diversité des disciplines envisagées, donnant une idée des vastes contours du monde des arts et de la culture française: allant du cinéma, du théâtre, de l'Opéra et de la danse, de la Comédie Musicale, du "one man Show", de la télévision , du Roman, de la littérature, de la Musique, du documentaire... jusqu'à la Mode, l'Architecture, le Design et les Expositions de musées. Il faut saluer surtout l'initiative d'inclure cette dernière discipline des expositions dans les activités culturelles destinées à un vaste public.

La merveilleuse Sylvie Testud, recevant un prix pour "Sagan":
 

L'irrésistible Vincent Cassel primé pour "Mesrine":
 

Cyrille Putman, Directeur du Développement de l'Agence Putman et sa soeur Olivia, Directrice Artistique, s'apprêtent à recevoir un Globe de Cristal au nom de leur mère Andrée Putman:
 

La chanteuse Anaïs:
 

Julien Doré:
 

Angelin Preljocaj avant la remise de prix pour sa dernière création "Blanche-Neige", Valérie Preljocaj en robe de Jean Paul Gaultier Couture et Vincent McDoom:
 

L'équipe de conservation et de commissariat de la fameuse Exposition "Picasso et les Maîtres":
 

Valérie Lemercier primée pour son spectacle " Valérie Lemercier au Palace":
 

 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Soirées
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Mardi 3 février 2009

Comme toujours la visite de ce salon géant est très excitante, mais aussi éreintante. Il s'agirait du premier salon au monde selon les chiffres de fréquentation. A perte de vue, des stands débordants d'objets comme autant de promesses d'un cadre de vie enchanteur, comme le décor d'un scénario d'une vie fantasmée. Ah, se laisser enfermer dans un de ces stands-page-de-magazine dans lesquels tout a été prévu pour le meilleur ! On croise dans les allées autant de professionnels que de gens venus chercher des idées pour améliorer leur quotidien en lui donnant un plus beau cadre. Bien sûr, il y a aussi des choses abominables, mais ce genre d'installation prend des dimensions de décor de films d'horreur, encore une occasion de voyager en imaginaire !

Dans certains halls, on a l'assurance du zéro "faute" de goût. C'est le cas, comme toujours, du  hall 7 intitulé "Now". Avec une mention particulière pour les exposants japonais, rois du design minimaliste engagé dans la belle ouvrage. Le stand de Jetro regorge de propositions novatrices sur le thème du papier. La compagnie Adachi Shiki Kogyo Co présente des coupes papier en papier compressé sans colle aussi dur que de l'ivoire. La firme Sasawash propose du linge de maison en papier, plus précisément des peignoirs en éponge papier. Les artisans de la Ieda Paper Craft, de la préfecture de Gifu, exposent une collection de Mino Washi filigrané fait à la main. Leurs dentelles de papier 100% naturel et biologique sont destinées à la décoration. La Kamoi Kakoshi Co, spécialisée depuis 1926 dans le ruban adhésif, a inventé, à partir de Washi, un adhésif de couleur et de motifs ludiques. La compagnie M'S System Ltd présente un extraordinaire haut-parleur qui reproduit l'effet du son d'une salle de concert de type Opéra et réalisé en bois et papier.

Et puis il y a les expositions thématiques qui donnent aussi des idées, comme "Les prototypes du VIA 2009", le "Souper fin", les "Talents à la carte" (avec notamment les murs de dentelle d'Armel Barraud) ou l'exposition sur l'univers créatif de Karl Lagerfeld. Cette dernière exposition rend hommage "à la magistrale liberté de penser et de concevoir d'un esprit universel qui incarne à la perfection la force vive d'un esprit novateur qui décloisonne les univers créatifs à Paris, Capitale de la Création". Karl Lagerfeld répond à cet assaut de compliments imprimé dans le catalogue du Salon par une phrase à la Marcel Duchamp, qui sert d'introduction à son exposition: "Les objets ont l'âme que vous leur donnez, tout dépend de la façon dont vous les regardez". Le "Souper fin" de Philippe Di Méo est conçu sur le thème de l'association entre érotisme et art de la table. Des objets à double connotation, créés avec des maisons de luxe comme Cristofle, Goyard ou Baccarat sont mis en scène sur des tables intermédiaires entre la table à manger et la coiffeuse de boudoir. Des films mettent en scène de façon plus explicite des escarpins en chocolat ou un bâton de crème glacée.

Stand de Fermob. Jean Charles de Castelbajaca révisité pour cette compagnie la chaise de jardin:
 

Stand de Jetro intitulé "Phantasmagorical":
 

La "Serre à manger" du Hall 7. Avec une ambiance de place de marcher Bio avec déjeuner sur bottes de foin:
 

Exposition Karl Lagerfeld. Un diaporama aux multiples écrans délimitant un couloir d'images traversé par le visiteur qui s'immerge ainsi dans l'univers "Mode, Architecture, Design, Art" du créateur:


Exposition "Le Souper fin": 
 



Par Florence Muller - Publié dans : Design
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Vendredi 30 janvier 2009

Après avoir pas mal répondu à la question: la haute couture est la crise, cela fait-il bon ménage ?... que dire de cette dernière saison de défilés ? Qu'en tant de crise, la haute couture reste le rempart contre la déshumanisation de la mode ... qu'en Haute Couture, la création et la confection des modèles restent signées par de "vrais" gens qui mettent toute leur passion au service du quête de beauté. D'un côté des "produits" fabriqués dans des usines à l'autre bout du monde et de l'autre des "vêtements" sortis d'atelier auxquels la presse rend de plus en plus ouvertement hommage. On sait dorénavant qui officie dans les ateliers de Dior, Chanel, Jean Paul Gaultier... On a vu dans des documentaires combien leur métier est plus qu'une profession mais bien l'engagement d'une vie ( du designer à la première, seconde, ou petite main d'atelier). Cette saison plus que jamais, les vêtements sortis de ces ateliers révèlent toute cette attention en faveur de la belle oeuvre...  bandages et drapés de corps chez Givenchy, Jean Paul Gaultier ou Christian Lacroix, avec la rencontre étonnante entre des dérivés du corset et la fluidité de mousseline et de fines dentelle, virtuosité de la découpe de la feuille blanche chez Chanel, et minimum de moyens pour un maximum d'effet chez Alexis Mabille ou Cathy Pill.

Jean Paul Gaultier:


Christian Lacroix:


Chanel:


Givenchy:


Cathy Pill:



Alexis Mabille:

 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Jeudi 29 janvier 2009

Après les défilés, le salon Rendez-vous homme permet de voir de près des collections proposées pour l'hiver prochain et de faire quelques découvertes dans les présentations thématiques: exposition de photos, sélection de magazines et de livres de mode dans une mini librairie, présentation de créations de SixScents/Série One, une série de senteurs créée avec des duos de designers...

La collection de SixScents:
 

Le parfum du duo Gareth Pugh et Emilie Coppermann:
 

Le créateur de la marque Saint Paul est un ancien élève de l'Institut Français de la Mode. Son projet de marque spécialisée dans la chemise et le graphisme est né au cours de ses études à l'IFM:
 

Le principe de "Saint Paul": Des chemises de bases classiques aux rayures perturbées par des graphismes inventifs, colorés, proche de l'optical art.
 

Le col de chemises de Saint Paul, comme support de devises:
 

Deryck Walker, créateur basé à Glascow, porte à merveille ses propres créations réalisées notamment avec les tweeds de la très honorable maison Harris Tweed:
 

Louis-Marie de Castelbajac et son stand de t-shirts slogans... en panda:
 

Louis-Marie de Castelbajac à visage découvert. La tenue de panda doit servir de support de présentation lors du lancement des collections dans différentes boutiques aux Etats-Unis:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Mardi 27 janvier 2009

L'austérité, comme un écho de la crise ? La mode masculine de l'hiver qui vient de défiler est tout sauf "bling bling". Un grand vent qui viendrait du nord souffle sur des visions d'hommes en mode sombre, noir ou noir et blanc. Des allures de clergymen un peu partout, avec des petits cols blancs et noirs, bien fermé, bien serrés et sans cravate. Cette modestie de mise se complique d'interrogations inquiètes d'un romantisme à la Friedrich. En alternative adoucie à cette orientation glacée, des tuniques, des cols entonnoirs, des pantalons drapés selon la voie ouverte par Kris Van Aasche. Pour les volumes, les angles droits dessinent des silhouettes constructivistes perturbées par de jeux de noir et blanc à la Klaus Nomi. Les coiffures ont un côté Bahaus, bâties au ciseau et au rasoir, première moitié de la chevelure coupé à ras, le dessus avec du volume ramené en mèche sur le front.

Kris Van Aasche pour Dior Homme:
 

Le style très "Edward aux mains d'argent" du premier défilé de mode masculine de Gareth Pugh:
 

Bruno Pieters pour Hugo by Hugo Boss:


Le premier défilé de mode masculine du hollandais Francisco Van Bethum:
 

Gaspard Yurkievitch:
 

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Lundi 26 janvier 2009

C'est la première exposition rétrospective consacrée à l'oeuvre de la papesse de la mode Li Edelkoort. 20 ans de mode et de tendances passées au crible d'une perspective historique. Le parti pris de l'exposition livre une perspective originale sur le phénomène des tendances: il s'agit de montrer qu'elles dépassent largement le champ restreint de l'actualité saisonnière, surtout lorsqu'elles sont débusquées, analysées et diffusées par Li Edelkoort. De nombreux objets mis en scène dans des scénographies thématiques sont là pour en témoigner: créations de Martin Margiela, Issey Miyake, Azzedine Alaïa, Daniel Jasiak, du designer Marcel Wanders, vidéo de Dita Von Teese, nombreuses photographies de Visionnaire et bien sur de View On Colour, le fameux magazine de référence lancé par Li Edelkoort. Les thèmes sont déjà éloquents quant à la pérennité des phénomènes de mode: Rural, Soul, L'Amour, Alchemy, Armour, Fauna, Urban, Flora... Tout ce qui tourne autour du corps, du bien-être envisagé comme une harmonie entre l'esprit et l'ordre du physique, l'idée d'épousailles avec la nature, d'expression de soi... qui sont aujourd'hui devenu des sujets constants des arts appliquées, étaient déjà là au début de la carrière de Li Edelkoort. Donc, une exposition dont la visite s'impose à ceux qui veulent comprendre les mécanismes de la création. Un seul bémol: les objets exposés ne sont pas accompagnés de cartels d'explication. Seuls les panneaux thématiques guident la visite.

Jusqu'au 8 mars 2009. Institut Néerlandais.. 121 rue de Lille. 75007 Paris. Tous les jours, sauf lundi de 13h à 19h.


Femme au corps tatoué et à gauche "académique" au tatouages d'Issey Miyake de l'hiver 1989:

Robe de Daniel Jasiak:



Tunique métallique de Paco Rabanne et vidéo sur les Masques:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Mode
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Vendredi 23 janvier 2009

Le Musée du jeu de Paume vient d'inaugurer une exposition de l'oeuvre de Robert Frank, le représentant majeur de la Street Photography, l'homme qui inventa la photo sociologique américaine. Sa carrière commence avec la publication d'un livre "Les Américains", résultat d'une quête de portraits saisis sur le vif représentant l'Amérique profonde. Une oeuvre qui fit scandale, le rêve américain ne collant pas tout à fait à cette vision par trop réaliste du pays. A cette fameuse série s'ajoute celle réalisée à Paris entre 1949 et 1952. Plus intéressant encore, car moins connu, le film "Pull My Daisy" réalisé en 1959, un parfait film beatnik, avec sa bande d'énergumènes poètes devisant sur un mode surréaliste de tout et de rien. D'après un  poème de Kerouac. Parmi les beatniks, on remarque Peter Orlovsky et un Alan Ginsberg, jeune et gesticulant comme un taré. Delphine Seyrig joue "la femme" exaspérée et ennuyée par tout ce monde incohérent.

Jusqu'au 22 mars 2009. Musée du jeu de Paume. Place de la Concorde. Paris.

Projection du film "Pull My Daisy":


Entrée de l'exposition Robert Frank:

 

Par Florence Muller - Publié dans : Art
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