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Chez Hermès, il y a les fameux sacs Kelly et Birkin que l’on ne peut acquérir qu’en s’inscrivant sur liste d’attente. L’accès au
nouveau sac Yohji sera-t-il plus simple ? Baptisé du prénom de son créateur, le sac Yohji a été dessiné par Yohji Yamamoto et réalisé dans les
ateliers du sellier. C’est une besace aux lignes simples et épurées qui respectent la tradition d’une élégance discrète de la célèbre maison. La presse et les acheteurs l’ont découvert lors du défilé de Yohji Yamamoto le 25 février dernier. Pour cette occasion, il était réalisé dans une matière exceptionnelle, le crocodile.
Disponible en trois tailles, cet accessoire de luxe sera commercialisé en veau Barénia et réalisé exclusivement sur commande. Il faudra compter entre 4100 et 4700 €.
Perrine Houdoux, Présidente de la maison Thierry Mugler (et ancienne élève de l’IFM), annonçait le 20 février dernier le remplacement du créateur américain Thomas Engelhart par Rosemary Rodriguez. Cette nouvelle directrice artistique française, désormais à la tête des collections masculines de la marque, présentera sa première collection Thierry Mugler Homme en juin prochain, lors des défilés du printemps été 2009. Elle connaît bien la maison puisqu’elle y a déjà travaillé dans les années 90. Elle a aussi été directrice de studio chez Dior avant de devenir directrice artistique de Paco Rabanne en 2000. Perrine Houdoux lui a confié la mission de créer un vestiaire masculin Mugler basé sur deux lignes complémentaires, ville et sportswear.
La présentation à la presse des collections Thierry Mugler Homme pour l’automne-hiver 2008-2009 avait lieu mardi 1er avril. L’occasion de découvrir la dernière ligne Thierry Mugler signée Thomas Engelhart. Sous le titre « British Rock Angel », son inspiration britannique se traduit notamment dans les formes des costume et les matières. S’ajoutent aux textiles traditionnels comme le cashmere, les lainages ou le polyester, des matériaux surprenants comme les pneus recyclés… Le « futurisme » de Mugler rencontre ainsi les préoccupations concernant le futur de la planète et une forme de recyclage indispensable. Un choix de formes soit classiques aux tonalités marron, vert foncé, tabac, gris, comprend également des allusions plus rock, cravates fines, touches de couleurs vives, chemises bicolores, des cols retournés, un des « codes » de la maison, des pulls à jeux de graphisme…
Caban en forme d’œuf fabriqué en pneus recyclés :
Chemise bicolore :
Fidèle à lui-même, Jean Charles de Castelbajac a lancé un éventail généreux de couleurs et de formes pop pour sa collection hiver 2008! Impossible de ne pas garder le moral au beau fixe au cours d’un hiver JCDC ! Quatre thèmes structurent la collection : "Smilley", "Smoking No Smoking", "Uniformes de collègiens" et "pictural".
Le graphisme « Smiley » fait référence à un univers pétillant, vitaminé et joyeux avec ce motif surgissant au milieu de pois rouges et blancs, posé sur les épaules en écusson, ou sur un pull à manches « sauve souris » … dans des lainages ou des tricots à larges mailles. Le second thème est double, avec son allusion à l’actualité et l’interdiction récente de fumer dans les lieux publics et l’évocation des deux films « Smoking » et « No smoking » du réalisateur Alain Resnais…. Ces films racontent deux versions d’une histoire, ce qui se passe si un des personnages du film fume une cigarette, et ce qui pourrait se passer s’il ne la fumait pas. Une veste de « smoking » à porter dans les deux sens, à l’endroit ou à l’envers, illustre bien cette dualité : une même veste pour deux histoires. Le troisième thème porte sur les uniformes d’école portés dans les pays anglo-saxons. JCDC a ainsi revisité un thème qui lui est cher et qui lui rappele sa propre enfance de pensionnaire. Le dernier thème porte sur une vision iconoclaste de l’Impressionnisme, reflet d’un Castelbajac féru d’histoire de l’art, goûtant autant l’art contemporain que l’art ancien.
Robe d’esprit « uniforme d’école » :
Double veste à écusson, à porter ensemble ou séparément :
Ensemble du thème « impressionnisme » :
Ivana Omazic a prévu
pour l'hiver 2008-2009 un style pour une femme urbaine en perpétuel mouvement et qui se joue de ses contradictions. La directrice artistique de Céline s'est intéressée au sportwear qu'elle a
traduit dans le style très féminin et parisien qui lui est propre parce qu'elle l'incarne aussi personnellement. Elle a imaginé sa 6ème collection Céline à partir de la construction d'un vêtement
fait pour le mouvement en s'inspirant des sports extrêmes qu'elle aime pratiquer : la parachutisme, la plongée et le roller. Ces références se
voient dans les coupes ergonomiques des vêtements et le choix des matières. Ivana cherche des solutions pratiques à proposer aux femmes actives qui n’ont pas toujours le temps de rentrer se
changer pour le soir. Cette prochaine collection présente un mélange de « daywear » et de « nightwear », un simple changement de chaussures ou d’accessoires permettant de
passer du style « working girl » presque classique à un style « party girl » glamour avec une pointe de rock. Le nylon se mêle à la soie et au coton… Le vison ou le
breitschwanz sont traités en boléros ou manteaux qui finissent un look d’une touche sophistiquée. Les couleurs « moonlight », le
« platinium », le « storm » définissent une gamme « no colour » qui fait que tout va avec tout !
Daniel Tribouillard fête cette année les cinquante ans de sa maison Léonard. C’est en Asie et en particulier au Japon qu’il connaîtra ses premiers succès. La marque possède aujourd’hui 107 boutiques rien qu’au Japon ! En 1983, Daniel Tribouillard s’initie à la création du kimono pour concevoir une ligne Léonard inspirée de ce vêtement traditionnel nippon. Selon le fondateur de Léonard, pour la première fois en 2642 ans depuis la naissance du kimono japonais, un occidental aura le droit de pénétrer le secret de la fabrication des kimonos. Un an plus tard, il présente sa première collection de kimonos au Japon, événement commenté largement par toute la presse internationale comme une rencontre exceptionnelle entre deux civilisations. Léonard entre en 1994 dans la Fédération Française de la Couture, du prêt-à-porter des couturiers et des créateurs de mode.
Pour cette année anniversaire, Véronique Leroy prête toujours son talent de créatrice d’avant-garde à la conception des collections.
Cette collection de l’hiver 2008 comporte notamment, à côté des nombreuses robes-signatures de la marque revisitées par la créatrice, des pull-overs « Fully-Fashioned », nom donné au
procédé inventé par Daniel Tribouillard en 1960. Ce procédé consiste à ne pas couper les dessins afin de les laisser s’étendre librement sur le vêtement. Il fera l’objet d’un dépôt de brevet
international. Lors de son lancement, la marque, qui était alors inconnue, créait ces nouveaux produits pour les maisons Dior, Lanvin, Hermès, pour qui Daniel Tribouillard concevait des dessins
exclusifs.
Pour fêter la Journée internationale des Droits des femmes, le mercredi 5 mars 2008, le Comité Régional du Tourisme a demandé à la créatrice Sakina M'sa d’assurer la direction artistique d’un défilé de jeunes stylistes présenté sous la Coupole du Printemps Haussmann. C’est une année riche en événements pour la créatrice qui a été lauréate du Grand Prix de la Création de la Ville de Paris et du Prix Version Fémina. Henriette Zoughebi, Présidente du CRT et conseillère régionale d'Île-de-France rappelait l'importance d'une telle manifestation pour célébrer cette journée : "promouvoir des valeurs essentielles ....comme la lutte pour le respect des droits des femmes et la défense de leurs libertés : liberté de s'habiller et de circuler...."
On ne peut qu’être sensible à ces rappels de libertés élémentaires qui touchent à l’apparence vestimentaire et donc à la mode.
Cinq jeunes créatrices parisiennes présentaient leurs créations porteuses de valeurs citoyennes et éthiques : Céline Faizant, Caloli, Katerine Pradeau, Warmi et les Racines du Ciel. Une artiste slameuse jouait les Maitres de cérémonie sur une création sonore de la journaliste Elisa Portier, composée des nombreuses interviews réalisées dans la rue avec de jeunes femmes donnant leur vision de la mode, de l'élégance et de la Parisienne.
Il y a un an Sakina M’Sa réalisait l’exposition
"L'étoffe des
héroïnes" au Petit Palais. Les pièces exposées
avaient été créés par des femmes de la maison de couture d'insertion Daïka à partir d’un travail de customisation de fripes données par Emmaüs et en s’inspirant d’oeuvres du musée.
Au cœur du gigantesque campus de la « Shanghai International Studies Université » se trouve « Shanghai Institute of Visual Art ». C’est là qu’une ancienne étudiante de l’IFM dirige les enseignements de mode. Les départements de cette université de la mode forment à tous les métiers depuis le design, le modélisme, les accessoires, la joaillerie et le mannequinat. La visite est édifiante, à rendre jaloux les envoyés de l’IFM : locaux énormes avec tout le matériel ultra neuf, salles spécialisées selon le domaine étudié… de l’espace partout, des couloirs conçus pour des hordes d’étudiants… mais l’ambiance est pourtant sereine et studieuse ! Pas loin, à quelques coups de pédales de vélos, a été construite la cité universitaire, avec les logements des étudiants, les commerces, les restaurants. Et tous les équipements sportifs souhaitables !
Fang Min, comme toujours rayonne de douceur et d‘enthousiasme, fière de nous faire découvrir son royaume. Depuis qu’elle a pris la direction de cette université elle n’a pas renoncé à son métier d’origine, la création de mode qu’elle pratique toujours dans le centre de Shanghai. Une double journée de travail, répartie entre l’université, à une heure du centre, et son studio de création.
Studio de création de Fang Min :
Atelier de prototypes de Fang Min :
Entrée de la « Shangaï International Studies Université » :
Le « Shanghai Institute of Visual Art » :
Le « Shanghai Institute of Visual Art » :
Salle d’exposition des travaux sur la couleur des étudiants de 1ère année de la « Shanghai Institute of Visual
Art » :
La salle de cours de maquillage :
Cours de passementerie :
Cours de drapé :
Fang Min fait travailler les étudiants de première
avec du papier avant d’aborder le tissu :
On se croirait à Washington, mais c’est en réalité la bibliothèque et le centre d’exposition de l’université
:
Fang Min montrant « son » école sur le plan du campus :
La bibliothèque :
Une exposition en préparation :
Sur le chemin du retour, visite d’un village réhabilité en lieu touristique faisant vivre aux citadins la vie à la campagne « comme dans
le bon vieux temps » ! Un peu Disneyland, mais cela a son charme !
Le
village au bord de l’eau et ses « guinguettes » version chinoise :
C’est en compagnie de Zang Zhe et de Marie Pierre Gendarme, qui m’avait rejointe à Shanghai, que j’ai visité une série de malls et de grands magasins. Une occasion de profiter de la science de Zang Zhe en matière de mode, ce spécialiste des rapprochements France-Chine dans la création. Sur la route, nous remarquons la boutique de Sefon et Season Mind. Zang Zhe nous explique que cette marque ainsi que Eitie ont tenté les premières expériences de création en duo franco-chinois en suivant ses conseils. Sefon a ainsi travaillé avec Felipe Olivera Battista et Season Mind avec Kostas Murkudis. Plus tard nous découvrirons la boutique d’Eitie dans laquelle est présenté le premier partenariat créatif officiellement signé par Marcel Marongiu et la marque chinoise. Nous en repartirons avec quelques vêtements et accessoires ! Ne jamais perdre de vue de bonnes occasions de faire du shopping ! Chez Isetan, le grand magasin japonais collé au Mall Meilogzhin, à côté du Plaza 66 et de Citic, toutes les marques se battent pour y être représentées. C’est là que nous visitons la boutique de Jefen, le premier créateur chinois à avoir défilé à Paris il y a trois saisons maintenant. La collection est beaucoup plus sage que celle qui a défilé à Paris… l’impératif des contraintes commerciales primant face à la nécessité de construire une image plus créative dans la capitale française ! Dans le mall suivant, impossible de photographier la boutique de la marque commerciale de Ma Ke : Exception de Mixmind ! La créatrice a bien retenu les leçons de ses homologues créateurs européens… une bonne identité de marque est une identité sous contrôle ! Direction le nouveau mall « Grand Gateway » dans un quartier très nouvelle bourgeoisie moyenne. C’est énorme comme toujours et cela ne manque pas de cafés, piazzetta et innombrables boutiques. L’idée : éviter aux habitants du quartier d’avoir à se rendre dans le centre de la ville du côté de Citic et 66. Toutes les marques sont représentées au Grand Gatway.
Pour changer d’ambiance et revenir vers une Chine d’un autre temps, Zang Zhe nous emmène dîner dans une adresse très old school : le 7 Donghu road. C’est un ancien hôtel particulier qui a appartenu à un roi de la mafia chez qui toute l’élite politique et artistique des années 20-30 a défilé. Lily et Fang Min, l’épouse de Zang Zhe, une ex étudiante de l’IFM, nous ont rejoint.
Boutique Sefon et Season Mind :
Je ne résiste pas à cette juxtaposition, deux marques qui sentent bon la Provence : Tapenade et Olive des Olives !
La boutique JEFEN dans le grand magasin Isetan :
Hall du mall où se trouve la boutique Exception de Mixmind :
Boutique Longchamp avec la collection de Michel Gaubert :
Verrière du mall Meilogzhin :
Hall du mall Meilogzhin :
Marie Pierre Gendarme et Zang Zhe dans un des cafés du Meilogzhin :
Un des salons du restaurant 7 Donghu road :
Lily, Marie Pierre, Fang Min et moi-même au 7 Donghu road :
Une des boutiques du fameux multimarques de luxe IT, ouverte la nuit !
A tout moment des lieux de design et de mode s’ouvrent à Shanghai. Il faut un guide avisé pour suivre cette actualité. Ce jour-là, j’ai eu la chance d’être guidée par Li Li, une ancienne étudiante de l’IFM qui travaille pour l’Oréal… la chance, car elle se préparait à quitter Shanghai pour s’installer à Hong Kong et a laissé un moment la préparation de son déménagement pour me rejoindre. J’avais rencontré une autre ancienne étudiante de l’IFM Aurélie Boccardi dans l’avion, en mission pour Hermès… avec la surprise de la trouver à la place juste à côté de moi ! Nous voilà donc parties toutes les trois pour un tour de shopping super sympathique !
Côté design, un nouveau centre a ouvert intitulé « The Bridges », parce que les bâtiments qui le composent se situent de part et d’autre d’une rue et sont reliés par un pont multicolore. Les chinois ont bien compris le concept de la friche industrielle et savent parfaitement reconvertir des espaces d’activités industrielles en espaces multimédias. Dans les 9 bâtiments se répartissent des agences « branchées » de toutes sortes comme « Publicis Events », des boutiques, cafés et un espace d’exposition qui accueillera du 26 au 28 juin prochain l’événement « 100% Design Shanghai ». Pour l’instant, et comme souvent en Chine, le lieu est encore en travaux. On inaugure et on finit après !
La nouvelle boutique de Cha Gang vient d’ouvrir il y a un mois au rez de chaussée d’une petite maison, adresse discrète cachée derrière un mur protégeant la cour d’entrée. Il s’agit de la marque d’avant-garde d’un créateur qui pourrait se situer entre Martin Margiela, la seconde ligne de Comme des Garçons, Bernard Wilhelm, Tao… C’est une marque « pointue », équivalant de Ma Ke, la créatrice chinoise qui a présenté une collection extraordinaire en mars 2007 à Paris. Lily et ses amies aiment porter la première ligne de Cha Gang mais aussi sa seconde ligne beaucoup plus accessible ZucZug. Car les prix sont vraiment élevés, même d’un point de vue européen. L’ambiance de la boutique est évidemment très alternative : tous les meubles sont gainés de papier craft, les toilettes font partie du décor !
Au nord de l’ancienne concession française, « Le Passage Fuxing, Comptoir Français » est une galerie installée dans un bâtiment Art Déco réhabilité sur la rue Fuxing Xi lu, autrefois Route Gustave de Boissezon, précise la brochure. Un autre Passage se trouve sur la rue Xiang Yang Nan Lu, autrefois rue Tenant de la Tour. C’est dans ce quartier merveilleux aux petites rues arborées bordées de maisons des années 20-30 que se trouvent toutes les boutiques de mode. Ce cadre rend le shopping particulièrement agréable. Dans cette galerie se trouvait initialement la boutique de Cha Gang et actuellement des boutiques de beauté, de design et un centre de yoga.
Nous étions là pour l’ouverture d’une nouvelle boutique d’une marque intitulé « Y by codes combine ». Un concept de vêtements basiques, entre Muji, Gap et American apparal avec une touche d’Uniqlo. Selon la tradition chinoise, l’ouverture était fêtée dans la rue par un défilé public. Le décor et l’atmosphère avaient une vraie touche à l’Européenne assez séduisante. Mais j’ai trouvé les produits beaucoup trop chers et d’un rapport qualité-prix qui laisse à désirer.
Li Li et Aurélie Boccardi devant l’une des entrées de « the Bridges » :
Le pont suspendu et ses effets de mosaïques de couleurs « The Bridges » :
Une boutique dans l’un des bâtiments de « The Bridges » :
Un des bâtiments de « The Bridges » :
Une allée de « The Bridges » :
Une devanture de pâtissier, pas très design, mais vraiment fun !
Un petit chien en rose bonbon dont son propriétaire est très fier !
Non ce n’est pas une boutique d’ustensiles de cuisine ! mais la vitrine de Cha Gang, marque qui signifie littéralement le pot de thé,
symbolisée ici par ses casseroles en métal :
Devant l’entrée de Cha Gang :
L’intérieur de la boutique. Les présentoirs sont des cartons d’emballage :
Meubles recouverts de craft :
Façade du Passage :
Façade de « Y by codes combine » :
Défilé devant « Y by codes combine » :
Intérieur de « Y by codes combine » :