Vendredi 22 février 2008
Vendredi dernier était lancé le projet de concours Ethic Style 2008 conçu par deux jeunes diplômés de l’Institut d’Etudes Supérieur des Arts de Paris, Julien-Loïc Garin et Guillaume de Raffin. Avec ce premier concours européen de mode éthique, le duo ambitionne d’attirer un éclairage nouveau sur ce domaine. Le vêtement s’inscrit déjà dans le contexte du développement durable, mais manque bien souvent d’un souffle créatif qui le fasse sortir d’un territoire trop confidentiel réservé à des sympathisants déjà acquis aux questions « éthic ».
Le projet prévoit à l’issue du concours, un défilé et une exposition. Le concours s’adresse à tous les jeunes créateurs européens qui seront sélectionnés en mars prochain. Pour sa première édition, le concours s’appuie sur les écoles de stylisme et de modélisme et définit les possibilités en termes de matériaux et techniques ainsi que la pertinence écologique des dossiers. Après une expérience professionnelle menée récemment à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, Julien-Loïc Garin saura sans doute marier ces exigences écologiques aux impératifs de la mode, sinon à celles très complexes de la création de haute couture.
 
 
www.ethicstyle.net

par Florence Muller publié dans : Mode
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Jeudi 21 février 2008
La galerie contemporaine du Musée des Arts Décoratifs reçoit une exposition itinérante sur l’œuvre très originale de Dieter Roth, créateur de bijoux. C’est un des artistes majeurs de l’art contemporain qui s’est notamment distingué par son inter-disciplinarité, touchant à la peinture, sculpture, poésie, musique, cinéma, jusqu’au commissariat de ses propres expositions. Dans la dernière partie de sa vie, Dieter Roth, alors installé en Islande, s’adonne à l’art du joaillier. Avec la complicité de l’orfèvre suisse Hans Langenbacher, il crée une collection de bijoux tout à fait extraordinaire. Ce sont des modèles à décor variable. Le châton de chaque bague est dévissable. L’anneau est accompagné d’un choix de décors que l’on peut ainsi modifier en le vissant. Avec les six modèles exposés à l’UCAD, on peut réaliser 40 modèles différents.
 
107 rue de Rivoli. 75001 Paris. Jusqu’au 11 mai 2008.

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par Florence Muller publié dans : Art
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Mercredi 20 février 2008
Frédéric Molenac a suspendu les activités de sa marque de création de mode pour se tourner vers un travail de plasticien. Mais il prolonge son oeuvre de styliste en diffusant sur internet un concept de vêtement baptisé OKOON. Il s'agit de la déclinaison en maille d'un modèle mis au point il y a quelques années sous la forme de manteaux ou de vestes. Les emmanchures de ce modèle sont abaissées, créant un effet de drapé et d’enveloppement du buste. En tricot, cela produit l’effet d’un ample pull, douillet, entre l’écharpe et le plaid dans lequel il fait bon se lover l’hiver.
 
J'avais rencontré Frédéric Molenac dans un concours de jeunes créateurs organisé par la Fondation Cartier dont il avait remporté le premier prix. Il avait ensuite occupé les fonctions de directeur artistique de la maison Grès dans les années 90 tout en développant sa propre griffe reconnaissable à un style novateur.

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www.okoon.fr
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Mardi 19 février 2008
A tous ceux qui souffrent de stress, d’angoisse, de spleen et autres fatigues citadines, une bonne prescription : un concert de Neil Young, rien de mieux pour vous redonner foi en l’humanité ! D’abord l’arrangement de la scène vous donne un aperçu de l’ambiance comme chez soi sur la côte Ouest, comme pendant les répétitions au coin de la cheminée très Arts and Crafts, vielles pierres massives et belles poutres semblables au décor de l’hotel El Tovar qui domine le Grand Canyon. Enfin, pas tout ça sur scène mais l’esprit « at the ranch » installé et à l’aise dans le décor naturellement « old hollywood » du Grand Rex. Un foutoir plein de saveurs, un Honky tonk piano à gauche, un indien en bois sculpté à droite, des tapis, des malles, un petit drapeau pirate, et au fond derrière l’apparent désordre de spots, supports de guitares, amplis… un peintre qui peint tranquilou des toiles… tout au long de la soirée et qu’il viendra mettre au fur et à mesure sur le devant de la scène. Puis le concert commence à l’heure ! Il se déroulera en trois parties, formant un parfait crescendo. D’abord Elle Pegi Young, son épouse blonde au bottes mexicaines et à la voix d’or, debout au micro et à la guitare. Autour d’elle en rond les musiciens assis, ou plutôt à moitié vautrés, grattant très mollement mais efficacement des classiques de la country, entre autres. Pause d’un quart d’heure, le temps de faire disparaître ce petit cercle du coin de la cheminée. Puis le grand Neil qui est vraiment grand, en costume blanc cassé, très alluré. Il entre caché par un tableau de son ami peintre et s’installe dans le cercle magique de 7 guitares et au faux banjo… de quoi avoir le choix à chaque morceau en fonction de l’inspiration du moment. Chacune de ces guitares a un son, une couleur différente. Entre chaque morceau, il hésite, fait trois petits tours, caresse ses instruments, pour finalement tremper dans l’eau son harmonica et le mettre en place… prêt pour tous les bons vieux morceaux mythiques, accueillis par des tonnerres d’applaudissements. Quelques histoires racontées en guise de transition comme celle de sa mère qui lui demande un jour d’arrêter sa voiture en pleine tempête au bord de l’océan, sort dans la tourmente, revient en disant : « j’aimerai vivre dans l’éternité ce moment ». Après cette partie en solo, de nouveau une pause de 25 minutes, le temps de dégager le cercle mystique des guitares. Puis la dernière partie où l’on découvre stupéfait un homme que l’on croyait vieilli, affaibli par une terrible opération du cerveau, et qui se met à sauter en l’air et à s’acharner sur sa guitare électrique dans de puissants solos… c’est la guitare qui n’en peut plus, car comme pour tous ses instruments ce sont les mêmes qu’il y a quarante ans, des guitares qu’il conserve religieusement. Dans son pantalon kaki taché de peinture et sa chemise blanche décorée en « dripping », Neil Young ne joue pas au jeune comme d’autres légendes du rock, mais exprime totalement la vitalité de la création qui transcende l’âge.

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Lundi 18 février 2008
Jeudi 14 février, les commissaires priseurs Beaussant et Lefèvre dispersaient une centaine de pièces confiées par les enfants de Colin Poiret, le fils du grand couturier. C’était la vente de la dernière chance d’acquérir des objets en provenance directe de la famille d’un des plus grands créateurs de l’histoire de la mode et ayant été portés par Denise Poiret, son épouse… La dernière occasion de posséder des témoignages de l’histoire formidable de ce révolutionnaire de la couture, notamment pour ceux qui n’avaient pu en acheter lors de la fameuse vente organisée en 2005 avec 600 vêtements, accessoires et meubles. Cette fois-ci la vente était plus modeste en nombre de pièces, 124 costumes, accessoires, tableaux, meubles, documents. Elle l’était aussi dans sa présentation réduite à sa plus simple expression : une petite salle à Drouot pour l’exposition, un petit catalogue illustré. On est loin du coup de projecteur formidable apporté lors de la précédente vente par une superbe exposition organisée dans la galerie d’Azzedine Alaïa et un magnifique catalogue, ouvrage de référence complété d’un CD-Rom conçu par Françoise Auguet, résultat d’un patient travail de recherches mené avec son équipe ! Mais les prix ont été comparativement plus élevés qu’en 2005, sans doute comme un effet secondaire de tout le travail accompli lors de cette vente de 2005. Tous les musées capables d’acheter étaient là, à priori, soit dans la salle, soit au téléphone.
J’ai été étonnée par les écarts de prix curieux comme entre le manteau en lainage doublé de soie imprimée aux feuilles bleues et la robe Lavallière. Certes, il existe un autre exemple de cette robe dans les collections de l’UFAC en soie ivoire doublée de soie violette. Mais ce modèle est fondamental dans l’histoire de la mode. Il représente en 1911 le futur de la mode, avec une coupe à plat basée sur le rectangle. C’est un modèle de transition entre la coupe moulée à l’occidentale et la coupe à plat à l’orientale, visionnaire… une robe qui se porte souple sur le corps simplement retenue aux hanches par une ceinture drapée. C’est en fait le prototype de toutes les robes sacs qui seront en vigueur une dizaine d’années plus tard, dans les années 20 et qui « libèrent » le corps des femmes. La robe partira à « seulement » 23 000 euros ! Il y avait aussi l’ensemble Tanger qui avait fait l’objet d’un ravissant tableau dans le magazine « La Gazette du Bon Ton » en 1920 sous le titre « Tanger ou les Charmes de l’exil » qui fera un prix inférieur. Un modèle inspiré par la découverte de l’Afrique du Nord par Poiret après la première guerre mondiale. Plus révoltante sera la dispersion de l’ensemble « Lure », composé de la robe sari portée par Denise sur une photo et les souliers coordonnés. Présentés sous deux numéros différents dans la vente, ils seront achetés par deux acquéreurs différents ! Les ensembles complets sont rarissimes dans les musées de mode. Penser que cet ensemble est resté complet et en bon état pendant 84 ans… et que d’un petit coup de marteau, on accepte de les scinder en deux, est vraiment révoltant, absurde !
Enfin, tout cela était évidemment très émouvant et m’a rappelé le moment où j’avais eu entre les mains ces modèles lorsque je travaillais à la préparation de l’illustration du livre d’Yvonne Deslandres sur Paul Poiret publié aux Editions du Regard en 1986 !

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Vendredi 15 février 2008
En Juillet dernier, Felipe Oliveira Baptista faisait défiler sa collection « les catcheuses ». Une collection inspirée de personnages de catch reconnaissables à ces tenues "de combat" colorées, entre super héroïnes et lutteuses technicolor…  Les modèles portaient les noms évocateurs de ce monde à la frontière entre les paillettes du show-biz et la virtuosité de l'art de la lutte : « Green lizard », « Silver pine », « Justiceira negra » ou encore « Goldorak »… En prolongement de ce défilé, le créateur propose jusqu’au 8 Mars 2008 une exposition-vente de tee-shirts dérivés de ce thème. Plusieurs variantes de tops amples et longs sont disponibles : 5 types de catcheuses à imprimer sur fond gris ou noir, avec ou sans manches. Ces pièces uniques sont vendues entre 80 € et 250 €. 
Cette exposition est organisée par le bureau de presse 2ème bureau, au 14 rue Portefoin, 75003 Paris.

Les cinq types de motifs de catcheuses pour T-shirt : 
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la collection « les catcheuses », à l’origine de ce projet de T-shirts :
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Jeudi 14 février 2008
Le jury des "Coups de Coeur" récompense chaque année 6 créations présentées dans le cadre du Salon de la Maroquinerie. Ce salon est dédié aux aspects les plus variés du sac (avant d'intégrer lors de la prochaine cession l'univers de la chaussure). Je participais au jury du  25 janvier dernier, l'occasion de découvrir quelques produits intéressants conçus pour le voyage ou des transports plus quotidiens.
D'abord, j'ai me suis sentie un peu perdue au milieu d'alignements de sacs inspirés de toutes les tendances qui agitent le domaine de cet accessoire devenu une des clefs de la mode. Rien ne retenait mon attention dans cette marée de "produits" dérivés des "it-bags" récents. Puis j'ai fini par dénicher quelques modèles intéressants, soit marqués par l'authenticité du travail du cuir, soit par un design adapté à une fonction précise. Mes deux préférés sont la valise baptisée "Black Diamonds" de la marque anglaise Antler et le sac de postier de la marque française Code Postal.
Le Black Diamonds est à mi-chemin entre la malle cabine et le bagage moderne et ergonomique. A l'intérieur, des compartiments isolent chaque type d'objets. Sa coque taillée en diamants est propulsée par 4 roues motrices. La firme Antler est réputée pour ses bagages haut de gamme, tout en offrant quelques produits plus accessibles comme les valises aux couleurs Pop "Camden Town".

Modèle Black Diamond et Camden Town de la marque Antler :
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La marque Code Postal, fondée par Roland Perrossier, redonne vie aux sacs utilisés dans l'administration française des années 1900 à 1930. Au départ, associée avec le Musée de la Poste, cette entreprise française a produit d'après des archives de l'institution postale des répliques de sacs de postiers. Aujourd'hui, face au succès de ces sacoches dont la robustesse et l'authenticité font tout le charme, Roland Perrossier s'est risqué à donner à ces ré-éditions une touche mode. Sans perdre de vue le code couleur de la poste, il a appliqué son fameux jaune à plusieurs modèles de sacs, pochettes, ceintures... Une musette des Postes de 1910 peut ainsi se transformer en sacoche d'ordinateur portable, concentrant en un objet, selon Roland Perrossier, le passage de l'époque de la lettre à l'ère du courrier électronique. 



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par Florence Muller
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Mercredi 13 février 2008
La boutique Mauboussin du 66 Avenue des Champs Elysées vient d'inaugurer un nouveau décor qui tranche avec les codes habituels de la joaillerie. L'espace a été pensé par l’artiste Japonais Aki Kuroda dont j'ai fait la connaissance il y a quelques années. Ce peintre est devenu un des Japonais les plus parisiens de la capitale. Dans les soirées qu'il organise dans son vaste atelier, se rencontrent les milieux de l'art, la mode, l'architecture, la littérature... Son registre d'expression s'est étendu au fil du temps touchant à la décoration avec des collaborations aux spectacles d'Angelin Preljocaj, à la mise en scène de spectacles comme la série des Cosmogarden, à l'édition de revues d'art, à la littérature au travers de liens avec Marguerite Duras ou Pascal Quignar... J'ai moi-même participé à un de ses spectacles-performances dans le cadre de la Manufacture des Oeillets en costumant ses personnages. 
Pour Mauboussin, Aki Kuroda a imaginé de ne pas enfermer les bijoux dans de classiques vitrines. Ils sont disposés dans un alignement de boîtes que les vendeurs ouvrent à la demande. Au deuxième étage, Aki Kuroda, qui est un ami de Sonia Rykiel grande adoratrice du chocolat, a installé un bar à chocolat. Sa carte offre une palette de propositions allant du chocolat à boire jusqu'aux chocolats à croquer. Que ce soit pour déguster des chocolats ou essayer des bijoux, ce salon se prête à ces deux rites dans l'ambiance colorée en jaune, bleu, rouge et noir, chère au peintre. Les tables de dégustation font aussi office de présentoirs à bijoux. 

Entrée de la boutique, à la même adresse que le nouveau concept store mode le « 66 » :
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Boîtes « à bijoux » posées sur des consoles le long des fenêtres  :
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2ème étage de la boutique avec le bar à chocolat au fond :undefined

Une oeuvre caractéristique d'Aki Kuroda au mur. Les couleurs et les motifs qui rythment les murs et les meubles renvoient à l'univers artistique d'Aki Kuroda :
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par Florence Muller publié dans : Design
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Mardi 12 février 2008
Le Louisiana Museum of modern art se trouve près de Copenhague, sur la côte faisant face à la Suède. Du côté de l'entrée, on croit pénétrer dans une de ces ravissantes demeures de maître qui s'échelonnent le long de la mer. Mais la visite se prolonge dans un enchaînement de salles et de couloirs qui vous conduisent progressivement au travers du parc jusqu'à la mer. Comme une promenade protégée du vent et du froid par cette partie contemporaine du musée.
Outre les collections permanentes importantes de ce musée, une exposition est consacrée à Candice Breitz et à son oeuvre touchant à l'univers de la musique rock et pop. Ces héros ordinaires, figurants anonymes se prêtent à des évocations-mémoriaux de stars de la musique ou chantonnent maladroitement des chansons de leur star favorite comme John Lennon. Cet "hommage" témoigne en réalité du désenchantement qui a suivi les sixties des "beautiful people". Jusqu'au 30 mars 2008.

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La cheminée du restaurant dominant la mer :
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"Working Class Hero" (a portrait of John Lennon) de Candice Breitz, 2007 :
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Dissimulé derrière une porte, un fragment de l'installation d' "H_edge", pour "Artists Space", construite à l'origine à New York en Novembre 2006. 
Conçue comme un objet fractal.
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par Florence Muller publié dans : Art
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Lundi 11 février 2008
Cette année Saga Furs va fêter son vingtième anniversaire. Cette marque fondée par les éleveurs de Finlande et de Norvège se consacre à la recherche et à la création dans le traitement de la fourrure et apporte par son label la garantie d'une qualité et d'une traçabilité la plus exigeante au monde. Depuis le début, Saga Furs a mené des collaborations avec de nombreux créateurs de mode. Plus récemment, elle a entrepris de lancer des produits de design d'intérieur avec la firme Capellini. Il y a 5 jours, la première collection de Sean John, allias Puff Daddy, défilait à New York. Une collection de mode masculine qui fait la part belle à l'art du fourreur.
Dans son design Center installé au Danemark, Saga Furs recherche de nouvelles techniques d'embellissement de la fourrure, collabore avec des designers et reçoit des invités du monde entier pour des trainings au cours desquels chacun doit réaliser un objet en fourrure. Plusieurs messages y sont délivrés : la fourrure n'est pas une matière compliquée à travailler, elle peut se traiter comme n'importe quelle autre matière du costume... et enfin, la production de fourrure ne repose pas sur des méthodes cruelles comme certaines vidéos circulant sur Internet veulent le faire croire. En tous cas, pas dans les pays scandinaves contrôlés par Saga Furs.

Quelques vues de la maison du Saga Furs Design Center qui date du début du XIXème siècle, avec ses proportions parfaites, sa cour carrée, son toit de chaume et le jardin à l'anglaise qui l’entoure :undefined

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Quelques échantillons de recherches :
Renard incrusté de volants de cuir :
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Géométrie de visons de trois tonalités différentes montées en incrustations :
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Dentelle de daim "brodée" de vison :
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Effet tweed pour un tissage de visons, laine et fils de lurex :
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Association de faille de soie, plumes et visons :
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Vison travaillé de nervures formant des reliefs :
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Echarpe réalisée par un créateur invité pour un training. Sur une base de jersey à côtes de laine grise sont montées à la machine à coudre classique des bandes de vison, alternant le sens montant et descendant, donnant ainsi un effet de mouvement :
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Deux modèles de la collection de Sean John de l'hiver 2008, avec une utilisation inédite des fourrures SAGA Furs :
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par Florence Muller publié dans : Art
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