Mardi 17 mars 2009
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A Paris, pas un défilé, une collection, un créateur qui ne prenne position face à la récession. Fini les
effets de podiums bling bling, fini l'art pour l'art, fini l'étalage de luxe show off. La mode se tourne vers la femme, la cliente, son bien-être d'allure. La Parisienne fait recette dans un
retour à des valeurs sûres: la petite robe noire, le tailleur que l'on tente de réimposer depuis quelques saisons, le smoking obligatoirement de jour, le vêtement cocon, le bon manteau ample et
chaud, la veste de "boyfriend" trop grande, les blousons de motards ou d'aviateurs... Et puis pour la réassurance et la conservation du moral : les épaules qui pointent vers le ciel, les jeux de
jambes et de bras théâtralisés par des drapés sensuels, l'exotisme entre Inde, Russie, Chine et Paul Poiret, les combinaisons collantes seconde peau, quelques bibi et bijoux... Un seul créateur a
opté intégralement pour la fantasmagorie du show: Alexander McQueen. Les autres mettent en sourdine les démonstrations de leur créativité pour affirmer leur terrain d'excellence, quitte à
ressortir les jeux gagnants des saisons précédentes. Et puis, du noir, du noir, beaucoup de noir !
Givenchy:
Balenciaga:
Balmain:
Nina Ricci:
Haider Ackermann:
Dior:
Lanvin:
Kris Van Aasche:
Par Florence Muller
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Publié dans : Mode
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