Lundi 30 juin 2008

Les défilés de mode masculine de l’été 2009 se sont achevés hier et laissent la place aux défilés de haute couture de l’hiver prochain. Un an à l’avance pour les uns, deux mois d’avance pour les autres, deux système de création et production, l’un industriel, l’autre artisanal…

Il est clair que l’orientation donnée par Dior Homme il y a quelques années reste la voie principale suivie par tous : une mode pour des hommes plus jeunes qui désirent réinventer les codes de l’élégance passée sur le mode du dandysme. Cette saison, les créateurs montrent qu’ils sont attentifs à ce nouveau type de consommateurs tout en tenant compte d’habitudes vestimentaires prises par la « rue ». Au cœur de ce phénomène le short, roi des podiums… mais pas n’importe lequel… ! Il s’agit de faire face à un constat, celui de la fâcheuse habitude prise par beaucoup d’hommes, jeunes et vieux, d’arborer l’été d’horribles shorts longs ou pantalons raccourcis, les ignobles « pantacourt », sortis d’improbables boutiques de sportswear et qui focalisent le regard sur leurs mollets poilus ! Les créateurs répondent à cet affront au bon goût en proposant chacun à leurs manières des solutions « dignes » : Kris van Aasche en l’intégrant dans un costume complet parfaitement coupé, Givenchy en le mariant à des caleçons, Prada en l’accompagnant de polos tuniques et de hautes chaussettes ou Raf Simons en lui donnant un aspect sport-futuriste.

Pour le côté dandy du costume, le gilet demeure la solution de distinction, soit en prenant bien le buste, en pinçant la taille et en dessinant en corbeille le poitrail comme chez Kriss van Aasche ou en le galonnant à la manière britannique chez John Galliano. Deux très intéressantes proportions pour les pantalons : soit étroits, sans être slim, à revers roulés haut sur la cheville, soit très amples, à multiples plis creux et profonds, entre le jogging, le pantalon 1830, les zoot-suit ou les Oxford baggies de 1925… 

Kris van Assche. Le programme précise que tous ses complets sont lavables en machine ! On se souvient de l’installation de ce créateur à la galerie Analix Forever sur le thème de la machine à laver :
 
Kris van Assche. Le pantalon ample fait la démarche souple :
 

Kris van Assche. A noter, la hauteur du revers :
 

Perrine Houdoux (une diplômée du programme management de l'IFM), la nouvelle directrice de Kris van Assche, ravissante dans un ensemble de la collection Kris van Assche de cet été inspirée de Frida Kahlo :
 

Tenue short Givenchy :
 

Tenue short Prada :

Tenue short Raf Simons :

 

 

Tenue à gilet de John Galliano dans une collection définissant un homme de retour du Japon, d’Angleterre et d’Inde… un globe trotteur de l’élégance qui a piqué des secrets d’allure aux Pearly King Barrow Boys, Brick Lane Gents, Victoria Slashers, Naked Civil servants, Gurkha Punks…

 

 

Dans l’univers excentrique de John Galliano, après un passage hommage à Quentin Crisp, les Ghurka Punks en kilt, croisement entre les punks londoniens et les régiments écossais envoyés en Inde :


par Florence Muller publié dans : Mode
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Mercredi 25 juin 2008

Les lieux de shoppings ne manquent pas à Montréal, aux identités très diverses, entre la rue Saint Catherine où se côtoient les marques de grandes diffusion, le streetwear et le sport, et le quartier du Plateau à l’ambiance intimiste et Bobo. Dans ce quartier se trouvent plusieurs galeries de design intéressantes et en tout premier lieu la galerie Commissaires, animée par Pierre Laramée, proposant une sélection d’objets contemporains au design rare (www.commissairesonline.com). Pas loin, de nombreuses boutiques de design vintage possèdent un choix des grands noms du design à des prix largement inférieurs à ceux pratiqués en Europe. Au 137 Laurier Ouest, Noël Guyomarc’h reçoit dans sa boutique galerie une clientèle de connaisseurs du bijou d’artiste. Il propose une sélection internationale de créations d’artistes dont il suit le travail de près. (514 840-9362  ganoelg@yahoo.com)

Sur l’élégante rue Sherbrooke se trouvent deux adresses incontournables pour les marques de créateurs internationaux. Maria Balla, la Maria Luisa de Montréal, présente une sélection de Comme des Garçons, Haider Ackerman, Jil Sander, Ann Demeulemeester, Watanabe…dans sa boutique sobrement intitulé « Les Créateurs », au 1444 Ouest rue Sherbrooke.

Juste en dessous la boutique Mona Moore annonce dans sa carte de visite : « escarpins et gâteries féminines ». Dans une ambiance de repère féminin est exposée une excellente sélection de souliers de créateurs dans laquelle figurent en bonne place les créations de Pierre Hardy. Pour une pose gourmande et juste à côté, il faut absolument goûter les pâtisseries miniatures aux inspirations perses de Nocochi sur 2156 Mackay.

 

 

Vitrine de « Les Créateurs » :


Vitrine de Mona Moore :

 

 

Vitrine de Nocochi :
 

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Mercredi 18 juin 2008

Je connaissais déjà Denis Gagnan, et grâce à lui j’ai pu rencontrer quelques designers de mode qui comptent à Montréal. Je les avais aperçus lors du dîner de vernissage de l’exposition Yves Saint Laurent. J’ai pu mieux les connaître en découvrant leurs ateliers, show-room et boutiques, en compagnie de Diane Charbonneau, Conservateur du Musée des Beaux-Arts de Montréal (co-commissaire de l’exposition YSL) et guidé par Denis. Nous ne pourrons les voir tous et notamment Marie Saint Pierre, la plus médiatisée ou Rad Hourani.

La première étape dans ce parcours nous conduit dans le Vieux Montréal et dans l’atelier de Renata Morales qui est installée dans un superbe loft où elle a regroupé toute son équipe. Sa boutique a fermé en attendant d’en rouvrir une nouvelle. Personnage très sympathique, (d’ailleurs, comme tous les Montréalais… c’est une spécialité de ce pays sans agressivité !!), très passionnée qui vous parle de son goût pour les tissus, les graphismes, les effets de matières, pliages, enroulés, appliqués qui donnent un cachet de pièce unique à ses créations. Elle fait aussi des costumes de films (dont un court-métrage qui a remporté une Palme à Cannes).

Dans la boutique Scandale, son fondateur, Georges Levesque nous rejoint. C’est un pionnier du phénomène créateur qu’il anime depuis les années 80. Après avoir débuté en vendant de la fripe, puis avoir lancé sa griffe, aujourd’hui il a réduit son réseau de vente à une seule boutique… plus facile à gérer, en réactivité avec la clientèle. Il collabore aussi activement au cinéma (Montréal est une ville très appréciée pour ses studios, la qualité de ses infrastructures et compétences qui attirent des productions du monde entier et la compétitivité des coûts de tournage). Il a aussi créé des costumes pour la danse et notamment les chorégraphies d’Edouard Lock.

Puis direction le quartier latin, 4451 rue Saint Denis (non, nous ne sommes pas à Paris mais bien à Montréal, là où on dit « magasinage » pour shopping !). Cette adresse est celle de la boutique de Philippe Dubuc, un spécialiste de la mode masculine. En réalité le créateur possède quasiment toute la maison : au rez-de-chaussée, il vient d’ouvrir une boutique plutôt tournée vers l’accessoire, au-dessus se trouvent les vêtements et encore au-dessus son studio de création. Il travaille actuellement au projet d’ouverture d’une boutique à Bruxelles dans la fameuse rue Dansart.

Puis nous pénétrons dans un immense bâtiment, ancienne usine, 5455 De Gaspé, suite 903 dans un local énorme dédié à la jeune création, accueillis par Christyna Pelletier. Initiative intéressante, le « Laboratoire Créatif » a été fondé en 2004. Organisme à but non lucratif lancé par un groupe de designers de mode, il a pour vocation d’encourager la création émergeante sur le territoire de Montréal et du Canada. Moyennant un coût très modique des designers de mode peuvent bénéficier de vastes locaux et de machines pour réaliser leurs collections. Mais aussi, ils peuvent travailler à la gestion, distribution, promotion et financement de leurs projets de mode. L’ampleur des espaces et les moyens techniques font rêver.

Nous terminons la journée par la visite de l’atelier et du show room de Denis Gagnan. Beaucoup de robes sont sorties pour des tournages, mais on peut tout de même apprécier son travail de drapé libre, de robes à transformations et sa maîtrise du cuir traité en sculptures souples.

 

www.renatamorales.com

www.boutiquescandale.com

www.dubucstyle.com

www.labcreatif.ca

www.radhourani.com


En compagnie de Denis Gagnan au vernissage de l’exposition YSL :

Renata Morales :

Vitrine de la boutique Scandale : 


Boutique de Philippe Dubuc :

 

 

Philippe Dubuc porte avec beaucoup d’allure ses propres créations dans le cadre de sa nouvelle boutique :

 

L’atelier du Laboratoire Créatif :

Denis Gagnan dans son show room. Derrière une de ses créations sculpture de verre en suspension : 

 

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Jeudi 12 juin 2008

Le Musée des Beaux Arts de Montréal forme un écrin parfait pour cette première rétrospective de 40 ans de l’œuvre d’Yves Saint Laurent et c’est ce que l’on peut découvrir dans la petite sélection d’image présentée ci-dessous. L’annonce de la disparition d’Yves Saint Laurent quelques jours après le vernissage conférait à l’événement un caractère solennel et symbolique (voir sujet du 2 juin). Les drapeaux du Musée en berne, une ouverture gratuite au public, beaucoup d’émotion et de peine… mais aussi de joie de voir son œuvre ainsi à l’honneur.

 

Dans le grand escalier, un des thèmes de la révolution Yves Saint Laurent,  les couleurs « décomplexées » dans des mélanges et des rencontres audacieuses :

 

 

Un domino de faille de l’hiver 1984 accompagne un geste spectaculaire :



A la fin de l’exposition, un blouson du soir portant le fameux YSL dessiné par Cassandre :



Un exemple étonnant de collaboration artistique : Robes du soir en crèpe et bustier sculpture de cuivre galvanisé de Claude Lalanne, Hiver 1969. 


 


Les thèmes du « Croquis au modèle » montrant l’excellence du lien entre le dessin du couturier et la robe. Au premier plan sa maîtrise des jeux de voilé-dévoilé :



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Lundi 2 juin 2008

Je viens de quitter en pensées Yves Saint Laurent ... à Montréal au Musée des Beaux Arts où sa dernière exposition rétrospective vient d'ouvrir dans l'enthousiasme général et j'apprends à l'instant qu'il nous a quittés... Je ne peux y croire tant il était présent dans les yeux et les paroles de tous ceux qui ont vécu cet événement avec passion. Il ne pouvait être parmi nous pour cette ultime célébration, nous savions que son état de santé ne lui permettait pas de faire ce voyage. Mais il était totalement là dans cette exposition retraçant les quarante années de son oeuvre de Maître du Style Contemporain : 150 créations, depuis les premiers modèles jusqu'à 2002, date d'arrêt des activités de sa maison de couture, des films, des dessins ... Et puis les télévisions, radios, magazines, quotidiens, et les invités et le public venus en foule assister à cette rétrospective, attirés par la portée magistrale de son oeuvre qui dépasse largement le simple temps de la mode. Beaucoup pensaient même qu'il était toujours en activité tant son message reste exemplaire aujourd'hui : rendre les femmes belles avec style et leur donner ainsi confiance en elles.

Je ne peux m'enlever de la tête comme une petite musique de nuit blanche sa voix répondant au questionnaire de Proust qui est diffusée à Montréal dans la salle consacrée aux liens d'Yves Saint Laurent avec le monde littéraire... cette voix douce mais envoûtante, hésitante et ferme à la fois, de petit prince de la mode qui se rêvait Beatnik et qui est devenu le pygmalion de la féminité moderne. En ayant donné aux femmes une apparence à la hauteur de leur prise de pouvoir dans la société contemporaine, son oeuvre atteint à l'intemporalité d'un monument d'utilité universelle. Il ne se projetait pas dans le futur improbable de la mode, mais donnait des réponses aux questions posées dans le présent d'une allure faite pour sinscrire avec grâce dans la vie en société au quotidien. Son style composé de vêtements et d'accessoires faits pour bouger sur un corps en mouvement et non pas créés en fonction d'un fantasme de féminité improbable. La vie au fond c'est cela qui la définit ... c'est pourquoi, Yves Saint Laurent dépasse l'éphémère de la mode et l'éphémère de sa propre vie. Les femmes ne l'oublieront jamais.







Sur la photo je porte du Saint Laurent Rive Gauche, vintage. Tout le monde à Montréal pensait que c'était actuel.
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Lundi 26 mai 2008

Korda di Marc Le Bihan est une ligne de prêt-à-porter de luxe fruit de la rencontre de Marc Le Bihan, créateur français membre invité de la haute couture et Vittorio Venafra, un passionné de mode sans cesse en quête de nouveaux talents. Sa fille, Daniela, séduite par le charme des collections de Marc Le Bihan, les fit se rencontrer. C’est en Octobre 2007 que Vittorio Venafra propose au créateur de dessiner les collections de Korda. En Décembre 2007 la première collection Korda di Marc Le Bihan est présentée pour la saison de l’automne-hiver 2008-2009. Conçue comme une carte blanche, cette première collection se situe entre la propre ligne de prêt-à-porter et la ligne couture de Marc Le Bihan : recyclage, customisation de pièces anciennes chinées aux puces, costumes, robes brodées, vêtements militaires, smoking inspiré par Man Ray « relooké »… Korda di Marc Le Bihan propose des silhouettes de type « masculin-féminin » comme ce pantalon large de coupe masculine avec chemise blanche à plis et encolure ronde, accessoirisé d’une grosse ceinture vintage de l’armée des années 50. Tout cela ponctué de petites touches de mousseline, de tulle, d’organza…

Cette collaboration sera poursuivie pour le printemps-été 2009. 

En vente à partir d’Août 2008, à New York, Boston, Tokyo et en Italie.



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Vendredi 23 mai 2008

Les collaborations entre créateurs et distributeurs se multiplient. A l’instar d’enseignes du prêt-à-porter qui proposent des lignes de créateurs ou de « people » comme H&M avec Roberto Cavalli ou Mango avec les sœurs Cruz et Elisabeth Hurley, les distributeurs de chaussures s’associent de plus en plus à de grands noms de la création. Voir à ce sujet l’article de Fashion-eye du mercredi 31 Octobre dernier http://www.fashion-eye.net/archive-10-31-2007.html.  Le Co-branding dans la chaussure représente une offre variée à petits prix.

 

Agnès B vient de créer une ligne de 12 modèles exclusifs pour la chaîne André. Celle-ci se compose de 5 « basiques » du vestiaire masculin (derby, basket, mocassin et sandale) et de 7 produits chics. Ces modèles s’inscrivent dans les tendances de l’été 2008 (ballerine, sandale compensée, sandale ultraplate…). André est l’un des premiers à avoir collaboré avec les créateurs en s’associant dès 2003 aux Prairies de Paris, puis avec Frank Sorbier, Antik Batik, Michel Vivien…

 

Agnès B pour André :


Agnès B pour André :


Un autre pilier de la distribution de chaussures en France, Bata, récompense en mai 2008 et pour la 3ème année, un jeune créateur issu d’une école de mode, d’arts appliqués, de modélisme ou de design. Trois modèles du lauréat seront fabriqués en deux coloris ainsi que l’un de ses sacs. Les précédents gagnants, présents dans les boutiques en ce moment, sont Sandra Pergue et Jean Allard.

 

Jean Allard pour Bata :


Sandra Pergue pour Bata :


Le créateur Gaspard Yurkievich, s’est engagé pour trois saisons avec France Arno. La 1ère est sortie l’hiver dernier. Pour cet été, six modèles sont déclinés en trois coloris dans des formes de ballerines ou d’escarpins. Les prix s’échelonnent de 99€ à 119€.

 

Gaspard Yurkievich :

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Mardi 20 mai 2008

Pour le lancement du "A Magazine 7" conçu par lui-même, Kris Van Assche avait choisi le chantier de ses futurs locaux près de la Place de la République. Un chantier déjà bien avancé… il reste encore deux mois de travaux ! Dans les 600 m2 de ce local, l’espace a été conservé le moins fragmenté possible, avec une immense salle, futur show-room, encadrée d’un long couloir et de bureaux. Si le luxe aujourd’hui dans Paris, c’est avant tout l’espace, alors les locaux de Kris Van Assche symbolisent bien cet univers auquel le créateur appartient pleinement depuis qu’il signe les collections de Dior Homme. Perrine Houdoux, la future Directrice de la Maison Kris Van Assche, a déjà retrouvé ses repères, elle qui vient de quitter la maison Thierry Mugler et l’appartement de 600 m2 occupé par la marque Place de l’Opéra.

Au générique du magazine imaginé par Kris Van Assche figurent John Galliano, Nan Goldin, Sarah Moon, Barbara Polla…

 

 

Diane Pernet et Kris Van Assche :

 


Au milieu, on aperçoit Suzy Menkès :

 

La grande salle centrale :

 


Le magazine sur la table du DJ :

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Jeudi 15 mai 2008

Edmond Kiraz est le Pygmalion de ces Parisiennes qu’il observe dans les rues de Paris, à la terrasse des cafés et auxquelles il prête des répliques décapantes, comble de la sophistication, d’un snobisme léger, d’une désinvolture profonde à l’égard de la vie. Dominique Issermann a parfaitement compris le charme puissant de ces instantanés de parisianisme : « il a inventé ce métissage explosif, corps d’Afrique, buste d’Italie, regard de l’Est, cheveux du Nord, esprit de Paris… Puis on a assisté à un phénomène saisissant : les Parisiennes ont commencé à ressembler aux dessins de Kiraz. »

Né en 1923 au Caire, Edmond Kiraz s’est installé à Paris en 1946 après avoir été dessinateur politique en Egypte. C’est à partir du début des années 50 qu’il invente ces personnages de jeunes femmes élégantes, séduisantes, piquantes avec leurs silhouettes tout en jambes et leurs chevelures aux reflets brillants. Il a aussi saisi en plusieurs décennies de dessins la quintessence de l’esprit de la mode et de l’air du temps.

Dans cette première rétrospective organisée par le Musée Carnavalet, on découvre 230 œuvres dont les dessins de ses débuts en Egypte, 100 gouaches originales, le souvenir d’une collection créée par lui et présentée sur des mannequins vivants à l’image de ses dessins, une poupée mannequin, des toiles ….

A voir absolument !

 

Musée Carnavalet. 23 rue de Sévigné 75003 Paris. Jusqu’au 21 septembre 2008.

 

 

 

Des Parisiennes se promènent en affiche dans la cour du Musée Carnavaleux :

 


Série de dessins publicitaires pour les panty Scandale, de la fin des années soixante :

 


Des images de Paris, très mode et très peu touristiques :

 


Gouache publiée dans le magazine Jours de France, n°1106 avril 1979 et dans Gala n°233, novembre 1997 :

 

 

Poupée mannequin « La Parisienne »

D’après Kiraz, 1966

Fabricant Birgé-Neufchâteau :

 

 

Edmond Kiraz entouré de parisiennes en chair et en os :

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Mercredi 14 mai 2008

A Hyères il n’y a pas que le programme officiel qui compte. Les moments « entre » sont aussi importants que ça soit pour bronzer ou attraper un petit avant-goût de vacances d’été ou encore pour nouer des contacts avec des gens inhabituellement détendus. Même pour un festivalier qui voudrait suivre le programme à la lettre, il reste encore les moments « libres » de déplacements entre les divers lieux de  cette ville à la géographie éclatée, les repas, les soirées…. 


Petit-déjeuner face à la mer. Dix mètres à faire pour se retrouver dans l’eau :
 


Déjeuner rapide des mannequins :
 


Conversation au sommet sur des histoires de looks :
 


D’autres conversations sur des histoires de …mode, sans doute ! Franc’ Pairon, Directrice du Département Création de l’IFM et Sonja de la boutique Stilj de Bruxelles :


En petite robe de plage de Marc Jacobs et en compagnie de Luca Marchetti, professeur à l’IFM et Commissaire d’exposition :
 


Quelques interprétations intéressantes du long jupon hippie chic. Et une ombrelle identique à la mienne :
 


Au centre Robert Normand :

 
Sieste sur la terrasse de la piscine :
 


Déjeuner au soleil. Pascal Gautrand de l'IFM et Caroline Ferreira de CULTURES FRANCE :
 


Didier Grumbach et ses invités pour un dîner à la terrasse de l’hôtel Bor :
 


Soirée au Casino :

par Florence Muller publié dans : Mode
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