Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
0
-
Recommander
La Galerie des Galeries vient d’inaugurer une exposition Carte Blanche confiée à Olivier Saillard, une initiative qui rend plus accessible au public le travail de
cet artiste-historien-de-la-mode au profil très atypique. On peut la visiter comme un parcours d’enquêteur de la littérature, cherchant,à travers le vêtement, les traces d’histoires
romanesques. Le vêtement est là comme une trace, un témoin, comme les restes d’actions passées, qui en disent aussi long sur les absents que le texte. Mais au-delà du concept à décoder avec
patience, des accents nostalgiques et d'une mise en scène délicatement affectée, une lecture plus immédiate interpelle le visiteur pressé : une collection d’objets curieux qui pourraient
bien devenir objets de design à intégrer tout simplement dans un intérieur contemporain : chapeaux abat-jour, chapeaux suspensions, chemise-sachets de lavande… Reste à trouver des
éditeurs.
Jusqu’au 15 août 2009. Galerie des Galeries. Galeries Lafayette. 29 bis rue de la Chaussée d’Antin. 75009. Paris.
T : 01 42 82 81 98
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
1
-
Recommander
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
0
-
Recommander
C’est le 6ème parcours organisé par Anne-Pierre d’Albis-Ganem qui a invité 29
artistes à « investir » le quartier de Saint Germain des Près. Le jeudi 28 mai dernier, les grands noms de l’art contemporain français, mais aussi d’autres moins connus étaient à
découvrir, selon la formule désormais consacrée de la décontextualisation de leurs œuvres. Au lieu des habituelles galeries d’art, les œuvres étaient disposés dans des lieux insolites comme le
café des deux Magots, les nombreuses boutiques de mode, l’hôtel Bel ami ou la librairie La hune. Parfois le contenu détonne avec le contenant, ailleurs, il lui confère une autre
« dimension ». Ainsi les œuvres de Claudia Huidobro, photographies anciennes de pin-up retouchées par l’artiste avec des adjonctions fantasmatiques, plongeaient la boutique de lingerie
fine coquine « Lilou au Balcon » dans une atmosphère intrigante. A l’étage, une jolie vendeuse vous invitait à jouer au jeu de carte lancé à cette occasion par Claudia Huidobro. Il se
pratique à deux, chacun tire une carte à tour de rôle. La lecture du message inscrit sur la carte intime un ordre à l’adresse du partenaire… un jeu de la séduction qui peut mener
loin !
Bonne ambiance aussi chez Agnès B, avec une terrasse pleine de jolies filles ; Curieuse installation de circuit électrique chez Zadig & Voltaire… Mais le
vide chez Dior qui triait sur invitation les visiteurs à l’entrée. C’était tout à fait inutile car le meilleur se passait à l’extérieur dans les vitrines investies par l’artiste Agnès
Thurnauer.
Le jeu de carte de Claudia Huidobro chez Lilou au Balcon:
Installation de The Little artists Chez Zadig & Voltaire :
Oeuvres d'Agnès Thurnauer dans les vitrines de Dior:
Chez Agnès B:
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
0
-
Recommander
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
0
-
Recommander
Samedi dernier, il fallait être au vernissage de l’exposition « Elusive Dreams », une bonne occasion de sortir du centre de Paris et de découvrir les
charmes du Montreuil cool. Les avantages d’être à Montreuil, que beaucoup d’artistes ont compris voilà quelques années déjà, sont importants : les vastes
espaces abordables et les jardins, aux portes de Paris. Dans un beau bâtiment qui sert habituellement de studio de tournage, Anne Israel et Xavier Gellier présentaient l’exposition conçue par
Blandine Gwizdala « Elusive dreams ». Une exposition de groupe rassemblant des œuvres d’une douzaine
d’artistes, rafraîchissante, gaie, à l’opposé des sujets sombres présentés sur les écrans de Cannes. A noter : le dispositif d’écoute de Marie Chartron, qui convie le visiteur à suivre un
parcours dans la ville et à en écouter les sons amplifiés. Les œuvres de Fabrice Langlade et Vuk Vidor et la très ludique installation de Mihael Miluvonic, un char d’assaut dont l’habitacle
intérieur est transformé en une douillette matrice maternelle.
Jusqu’au 7 mai 2009. Les Hauts du Ru. 51 rue de Vincennes. Montreuil. Métro Croix de Chavaux. Contact : Anne Israel : 06 11 78 71 01.
Mihael Miluvonic. « Mothership », 2008-2009 :
Mihael Miluvonic. Intérieure de « Mothership », 2008-2009 :
Détail de l'oeuvre de Fabrice Langlade :
Vuk Vidor, « Every little piece of your life... », 1999-2006 :
Marie Charon. « Dommage collatéral », dispositif d’écoute pour audio-parcours, avce micros stéréo, 2008 :
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
0
-
Recommander
Dans le cycle de renouvellement de la présentation de ses collections permanentes Le Centre Pompidou a choisi un sujet qui tranche avec un exercice à priori classique qui consiste à sortir des œuvres des réserves. Ce nouvel accrochage
« permanent » se découvre davantage comme une exposition majeure consacrée à la contribution des artistes femmes à l’histoire de l’art. Avec évidemment en fond de décor une
polémique : encore une forme de ghetto ? …à l’image des cycles de cinéma de réalisatrices ou des prix littéraire au féminin. Mais finalement ce n’est pas cet aspect
« délicat » du sujet que l’on retient. Ce parcours passionnant raconte justement comment les femmes artistes ont contribué très activement à la remise en question de leur statut, à
l’interrogation sur la condition des sexes et du leur en particulier, aux rapport entre les êtres en société, et ont finalement joué un rôle « majeur » dans l’histoire récente. Il y a
dans ce parcours gigantesque, de 8 000 m2, des œuvres qui ne laissent pas indifférent, des choses violentes ou touchantes, des choses « engagées » qui reflètent le courage, la passion,
la vie ! Même si, en 2009, comme le rappellent les Guérilla girl la cote des « Elles » est loin
d’égaler celle de leurs confrères masculins.
Centre Pompidou. Paris.
Guerilla Girls :
Charlotte Moorman. « New television workshop performance, 1971 :
Orlan. Le Baiser de l’artiste, 1977 :
Agnès Thurnauer, "Six portraits grandeur nature, 2007-2009:
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
2
-
Recommander
Une importante exposition sur le thème du Flamenco à voir absolument si l'on passe par Séville en ce moment. 200 photos retracent l'histoire du flamenco depuis les années 1860. Les plus anciennes proviennent du Musée d'Orsay. Les plus récentes sont
signées de Martin Parr ou Ruven Afanador ou Peter Lindberg. Des portraist , des photos prises sur le vif, des photos de spectacles, des personnahes mythiques et d'autres inconnues, des actrices
et des gitanes, des artistes aussi qui portent le sombrero comme Picasso... Une variété surprenante d'allusion à cette danse traditionnelle. A observer: le costume des danseuses évolue à travers
le temps en fonction de la mode de chaque époque; Puis, il se fige à partir des années 70, dans ce qui semble
être une fausse idée du respect des traditions.
Jusqu'au 30 août 2009. Centre Andalou d'Art Contemporain. Monasterio de la Cartuja de Sta.AVda Américo Vespucio n°2. Isla de Cartuja. 41092
Séville.
Danse horizontale. Man Ray, 1934. Centre Pompidou:
Xavier Miserachs. Antonita, La Singla. Barcelone 1962:
Man Ray, Vincente Escudero, 1928:
Leni Riefenstahl dans le film "Tlefland", 1942:
Edward Quinn, Picasso. Vallauris, 1955:
Pierre Verger, Gitanes. Granada, 1935:
Vue de l'exposition avec une photo de Ruven Afanador:
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
3
-
Recommander
Né à Cadiz en 1953, Miguel Trillo a photographié la jeunesse espagnole pendant trois décennies. Ses photos témoignent de la vitalité et de
l'inventivité des looks des tribus urbaines. Tous les genres se succèdent et montrent l'évolution de cette jeunesse à travers le passage de l'Espagne vers la démocratie. L'exposition profite des
vastes espaces du Centre Andalou d'Art Contemporain de Séville. Un des lieux les plus merveilleux de Séville, mais qui reste méconnu des foules de touristes qui tournent autour de la Giralda et
des jardins de l'Alcazar et ne sortent pas de la vieille ville. Ce musée est installé à moitié sur un ancien couvent et à moitié sur une ancienne usine de céramique, au milieu d'un parc charmant.
Le monument le plus important de la visite est un arbre Le "Ombu" qui aurait été planté, selon la légende, par Hernando Colon, le fils de l'amiral Columbus.
Jusqu'au 5 juillet 2009. Centre Andalou d'Art Contemporain. Monasterio de la Cartuja de
Sta.AVda Américo Vespucio n°2.
Isla de Cartuja. 41092 Séville.
Le Ombu:
Installation sonore devant le Monastère de la Cartuja. " The Morning line" de Matthew Ritchie et Aranda/ Lasch/Arup AGU:
Photos de Miguel Trillo:
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
1
-
Recommander
Ces deux exposition permettent de découvrir la superbe Caixa Forum de Barcelone, une usine réhabilitée
en centre d'art contemporain. C'est en 2002 que la Caixa a inauguré cette nouvelle destination d'une usine originellement dédiée aux textiles. Casimir Casaramona en avait confié
l'édification à Joseph Puig i Cadafalch, un des initiateurs de l'Art Nouveau catalan. Cet architecte fameux a conçu une usine aux allures de palais mauresque. Un journaliste lors de son
inauguration en 1913 s'exclamait: "Quiconque le contemple pour la première fois a du mal à croire qu'un édifice à l'architecture si artistique et originale soit une usine.
L'exposition consacrée à Miquel Barcelo montre le procédé mis en oeuvre pour la création de la coupole
du Palais des droits de l'homme des Nations Unies à Genève. Une oeuvre délirante et qui souleva des controverses lors de son installation. Les dessins et les maquettes précisent l'intention de
l'artiste. Une vidéo montre les procédés spectaculaires de peintures au canon utilisé pour couvrir l'énorme surface de la coupole. Le résultat: des sortes de "stalactites, pour un effet de nuées
impressionnistes.
L'autre exposition présente l'oeuvre de Richard Rogers, l'associé de Renzo Piano pour la création du
Centre Pompidou. Depuis ses maisons privées jusqu'aux édifices publics les plus considérables. Son goût pour le "mécano", les jeux d'assemblage de modules, les poutres métalliques et autre
cheminées d'aération apparentes, a tout de même plus de charme en version réduite.
A voir aussi une oeuvre permanente de Joseph Beuys: "Behind the bone is counted – Pain Space", de
1983.
"El Mar de Barcelo". Jusqu'au 14 juin 2009
"Richard Rogers". Jusqu'au 7 juin 2009.
Caixa ForumAv. Marquès de Comillac, 6-8
08038 Barcelona. Tél: 93 476 8600
Vue des bâtiments datant de 1913 de l'ancienne unsine Casaramona devenue la Caixa Forum:
Vidéo montrant l'oeuvre de Barcelo en cours d'installation:
Vue générale de l'exposition Richard Rogers:
Par Florence Muller
-
Publié dans : Art
2
-
Recommander