Mercredi 13 février 2008
La boutique Mauboussin du 66 Avenue des Champs Elysées vient d'inaugurer un nouveau décor qui tranche avec les codes habituels de la joaillerie. L'espace a été pensé par l’artiste Japonais Aki Kuroda dont j'ai fait la connaissance il y a quelques années. Ce peintre est devenu un des Japonais les plus parisiens de la capitale. Dans les soirées qu'il organise dans son vaste atelier, se rencontrent les milieux de l'art, la mode, l'architecture, la littérature... Son registre d'expression s'est étendu au fil du temps touchant à la décoration avec des collaborations aux spectacles d'Angelin Preljocaj, à la mise en scène de spectacles comme la série des Cosmogarden, à l'édition de revues d'art, à la littérature au travers de liens avec Marguerite Duras ou Pascal Quignar... J'ai moi-même participé à un de ses spectacles-performances dans le cadre de la Manufacture des Oeillets en costumant ses personnages. 
Pour Mauboussin, Aki Kuroda a imaginé de ne pas enfermer les bijoux dans de classiques vitrines. Ils sont disposés dans un alignement de boîtes que les vendeurs ouvrent à la demande. Au deuxième étage, Aki Kuroda, qui est un ami de Sonia Rykiel grande adoratrice du chocolat, a installé un bar à chocolat. Sa carte offre une palette de propositions allant du chocolat à boire jusqu'aux chocolats à croquer. Que ce soit pour déguster des chocolats ou essayer des bijoux, ce salon se prête à ces deux rites dans l'ambiance colorée en jaune, bleu, rouge et noir, chère au peintre. Les tables de dégustation font aussi office de présentoirs à bijoux. 

Entrée de la boutique, à la même adresse que le nouveau concept store mode le « 66 » :
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Boîtes « à bijoux » posées sur des consoles le long des fenêtres  :
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2ème étage de la boutique avec le bar à chocolat au fond :undefined

Une oeuvre caractéristique d'Aki Kuroda au mur. Les couleurs et les motifs qui rythment les murs et les meubles renvoient à l'univers artistique d'Aki Kuroda :
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par Florence Muller publié dans : Design
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Mardi 5 février 2008
C’est le nouveau hall construit par le parc des expositions de Villepinte en collaboration avec le salon Maison et Objets qui trouvait insuffisants les 6 halls déjà existants !
Dans ce hall 7 se trouve ce qui caractérise aujourd’hui ou plutôt « maintenant » en traduction littérale. On y rencontre un peu de tout, meubles, intérieurs, objets, gadgets…
Une mention particulière pour le stand de Jetro, organisation japonaise du commerce extérieur créée en 1958 par le gouvernement japonais pour promouvoir le commerce et les investissements japonais dans le monde. Le stand cette année s’intitule « Japan Style 2008- In the details ». La sélection d’objets rassemble des créations conçues par des entreprises détenant un savoir-faire artisanal traditionnel mis au service d’une recherche innovante dans le design.

Silvera était connue depuis son lancement en 1991 par Paul et Fabienne Silvera comme diffuseur de meubles contemporains. Mais en 2005 Silvera passe de l’autre côté de la barrière en devenant éditeur de mobilier. A l’occasion du salon, la firme française lance sa collection Silvera Edition avec le designer Patrick Norguet. Ce designer, ancien responsable de l’identité visuelle de Louis Vuitton, a fondé son studio de création en 2000. Son premier succès, la « Rainbow Chair » sera éditée par Cappellini. En 2005, il est élu designer de l’année « Now Design à vivre ».
A noter un canapé aux beaux volumes mais également très confortable. Il comporte un dossier à déplier pour soutenir la tête.
Le même canapé « Mori » en noir.


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Sur le stand de Jetro, des enceintes de Shioyasu Urushiware Company. La laque traditionnelle japonaise de leur atelier de Wajimanuri, rencontre ici la haute technologie du son conçu par le groupe de designer « Mile ». Dans l’enceinte « Something to touch », l’alliance de la laque et de la forme de goutte, la dureté extérieure et la tendresse de l’intérieur, permet d’obtenir un haut-parleur d’une qualité sonore exceptionnelle. La laque Wajimanuri est la plus sophistiquée du Japon, avec ses 124 opérations réparties sur une période de 5 années minimum.

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La société Shotoku Glass Co. fabriquait à l’origine des ampoules électriques. Cette technique du verre a été transposée au verre de table. Ces objets atteignent ainsi une légèreté incomparable. Leur épaisseur est constante de la base au haut du verre et ne dépasse pas un millimètre ! Je ne les ai pas essayés, mais on m’a assuré que l’eau a un goût différent dans ce genre de verre à la limite de l’immatériel.

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L’atelier de céramique Aida Yusuke, dirigé par l’artiste plasticien du même nom, travaille la technique complexe de « neriage ». Les couleurs et les motifs proviennent d’argiles différentes qui ont été assemblées par superposition de couches de terre. Il ne s’agit pas d’une céramique décorée à la surface mais dans la profondeur des composants. Inutile de préciser la difficulté d’obtenir des motifs géométriques. Les quelques irrégularités du motif révèlent la sophistication extrême de cette technique !

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Le lapin Nabaztag. Un drôle de petit robot à relier à son ordinateur et à Internet. Il vous prévient et vous lit les textes en 16 langues et exprime à l’aide de ses oreilles et de clignotements toutes sortes d’avertissements. Il peut lire en temps réel n’importe quel contenu de site Web et obéit aux commandes vocales. Beaucoup plus qu’un gadget dont il aurait l’apparence !
L’un d’entre eux a été « habillé » par André.

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Le stand de la Villa de Noailles et les œuvres primées lors du dernier concours « Design Parade02 » de 2007. Les créations « Azucar », objets réalisés en sucre coloré par le duo français Sébastien Cordoleani et Frank Fontana.

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Une exposition de chaises « La Mademoiselle » de Stark habillées par des couturiers à l’invitation du salon et de Kartell. Ici les chaises revisitées par Jean Paul Gaultier et Christian Lacroix. Elles ont été vendues aux enchères le 24 janvier dernier par Sidaction.

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Le café du hall 7. Au fond, un mural représentant le chantier des « Docks en Seine », le bâtiment re-pensé par Jacob Mac Farlane dans lequel l’Institut Français de la Mode s’installera prochainement.

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par Florence Muller publié dans : Design
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Lundi 4 février 2008
Maison et Objet est le salon à ne rater sous aucun prétexte ! Sa visite est toujours captivante et inspirante. Un monde fou s'y presse pour découvrir les tendances du moment ou confirmer celles qui sont en cours. Au-delà de l'observation de l'esprit du temps, il représente un vrai voyage dans l'espace et le temps. En particulier sur Scènes d'Intérieur, les mises en scènes d'appartement sont fascinantes. On passe d'une pièce à l'autre en s'imaginant mener le style de vie correspondant à la décoration proposée. Comme si on entrait par un coup de baguette magique dans un catalogue ou un magazine de déco. Une sensation qui me rappelle toujours ce séjour que j'avais fait à Bruxelles lors du montage d'une exposition au Palais des Beaux Arts. Le musée m'avait logée dans un vaste appartement qui aurait pu servir à faire des photos de catalogue. Tout était meublé et décoré en Ikéa. Chaque geste que je faisais paraissait hors de la réalité, ou plutôt dans une autre dimension… celle d’un catalogue. Avec cette sensation très agréable de ne plus être soumise aux lois du quotidien, d'être dans un monde où tout est en place, parfait, clean, prêt pour la photo !
 
Ce que l'on peut ainsi "tester" dans le hall 6 raconte des univers variés. L'opulence d'un loft de rock star, avec ses profonds canapés, ses tables immenses, ses soieries damassées, de moelleuses moquettes... l'ascétisme d'un appartement d'amateur d'art, d'un blanc lumineux, simplement relevé de touches de bois clairs, de meubles à la scandinave et avec des murs prêts à recevoir la collection de tableaux... la maison d'une riche excentrique, pleine d'objets curieux, de matières rares et de couleurs soutenues dans un éclairage mystérieux.
Et puis il y a les stands spécialisés exposant des objets spécifiques. Ceux-là permettent de préciser les orientations générales du moment. Ce qui domine finalement c'est toujours ce chapitre ouvert depuis quelques temps sur la NATURE et les éléments qui la constitue fondamentalement : la terre, l'eau, l'air, le feu.

La terre.
Chez Domani, maison belge, un esprit japonisant avec ces structures métalliques transformables soit en jardin, soit en fontaine. Pour faire entrer un peu de nature dans la maison :

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Le feu.
Entre le tableau et la cheminée : des structures porteuses de flammes de Safretti, à alimenter simplement avec de l'éthanol et à accrocher sur n'importe quel mur : 
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L'eau.
Un bain bouillonnant aux senteurs de savon d'Alep, préparé dans une vasque créée à partir de pneus recyclés. Utilisable aussi en ornement ou pour des jeux d'enfants :

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L'eau.
Maison de bain de jardin. En bois de forme inspirée d'une pagode, avec baignoire d'esprit Jacuzzi, cabine de douche et de sauna :

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L'air.
Trois luminaires en plumes d'autruche, chez Swala Line :
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Essayage d'un meuble de jardin, pour songer à l'été ! Mais en blouson matelassé Christian Lacroix, jean H&M, low boots Karine Arabian et sac Gaspard Yurkievitch pour France Arno :
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par Florence Muller publié dans : Design
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Jeudi 25 octobre 2007
Le design était à la mode depuis quelques années, le voilà qui entre dans sa phase d’institutionnalisation dans un des temples de la « Haute » culture. Au Grand Palais, près de 200 objets triés sur le volet composent un palmarès de ce qui élève notre environnement et notre quotidien au-dessus de sa condition purement utilitaire : des meubles, sièges, théières, bols mais aussi une spectaculaire maison en forme d’utérus de l’atelier Van Lieshout avec lit, bar, cuisine et douche intégrés. Dans un ordre thématique, s’affiche un parti pris de désordre chronologique pour mieux faire dialoguer les temps du design. Ainsi s’entrechoquent avec humour et pertinence styles et formes datant de la révolution industrielle à nos jours.
L’exposition débute par des rapprochements formels entre des objets aux formes curieuses, puis propose une lecture de l’influence sur la création industrielle d’un environnement particulier. Une partie importante de l’exposition s’attache à l’art de la récupération (sièges de voitures, bottes de paille, bois de caisses…) qui agite notre époque soucieuse de non-gaspillage. Depuis la Fontaine de Marcel Duchamp de 1917 (plus communément appelé L’Urinoir), l’objet récupéré s’incrit dans de très nombreux aspects de la création. « Design contre Design » réunit également des créations qui s’affranchissent du diktat purement fonctionnel et affichent sans complexe un caractère purement décoratif comme le lustre en cristal noir de Baccarat par Philippe Starck. 

Fauteuil de Gaetano Pesce, conçu avec des vêtements usagés : 
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Bar de François- Xavier Lalanne de 1968 :
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Chaise longue d’Armand Albert Rateau, 1921-1925 :
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Luminaire de Stuart Haygarth, de1996, fabriqué avec des objets ramassés sur les plages du Kent :

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par Florence Muller publié dans : Design
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