Lundi 4 mai 2009
Pour sa 6ème édition, le festival de la Bande Dessinée d'Aix en Provence recevait en invité d'honneur Enki Bilal. Différentes rencontres, signatures et spectacles accompagnaient sa venue. Un débat était organisé autour des "retrouvailles" d'un trio formé à l'occasion de la création en 1991 du Ballet "Roméo & Juliette" d'Angelin Preljocaj. Le dessinateur, le chorégraphe  et le compositeur Goran vejvoda ont échangé des points de vues sur les rencontres entre ces diverses formes d'expression artistiques et leurs concours à une oeuvre commune. Après une cérémonie de signature, le spectacle "Cinémonstre" était donné à l'amphithéâtre de la Verrière, avec la projection du montage "monstre" réalisé par Enkin à partir de ses trois longs métrages et la composition musicale "live" créée par Goran Vejvoda sur ces images.
Outre la présence de "stars" de la BD, ce festival privilégie la découverte de jeunes talents dans une ambiance particulièrement sympathique...et avec le soleil en prime !

Accueil très chaleureux: les invités étaient conduits à l'Hôtel des Thermes dans des voitures de collections des années cinquante conduites par des collectionneurs de la région:


Le débat autour du Ballet "Roméo et Juliette ":


Enki Bilal signant son dernier album:


En compagnie d'Enki Blal et de l'artiste Ben, invité du Festival et qui animait un atelier "Ben ne sait pas dessiner":
 
Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 20 mars 2009

Au Centquare, le GRM vient de présenter sa 5ème édition de "Présences Electroniques". Outre une programmation de concert avec une écoute "traditionelle" Accousmnium, deux autres types de concert avaient lieu dans l'atelier 4: le concert couché et le concert dans le noir. Dans ce dernier type de programme les oeuvres de Luc Ferrari, Denis Dufour et Bernard Parmegiani ont été entendus selon un placement libre des spectateurs. Chaque concert a été introduit par une pièce inscrite au répertoire du GRM. Les concerts au cours des trois journées du festival ont brossé un panorama très diversifié de la scène de la création sonore : depuis la très radicale Sachiko M. qui a été sifflée, jusqu'à la scène minimaliste comprenant David Toop et les réminiscences Zen-Cage et en passant par les murs de sons du japonais KK Null ou du finlandais Mika Vainio... avec une apothéose performative post-industrielle du duo synergétique Erikm & FM Einheit. Un bon cru !

Erikm & FM Einheit:


David Toop:


KK Null :


Mika Vainio :

 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 9 février 2009
C'est toujours la même fête dans la salle quand Goran Bregovic débarque avec son orchestre "Des Mariages et Enterrements" ! Au bout d'une demi-heure, tout le monde est debout, en train de danser, les jeunes, les vieux, ceux qui d'habitude ne dansent pas... c'est vraiment difficile de rester assis et d'être juste spectateur. Et c'est bien naturel, au fond, puisque cette musique est fait pour faire danser les vivants... et les morts !
Au paroxysme de ces rythmes irrésistibles, deux jeunes filles ont bondit sur la scène et sont allées s'asseoir sur les genoux de la star en costume blanc.

L'orchestre complété d'un ensemble à cordes et d'un choeur masculin:

Deux chanteuses, les fameuses " voix bulgares" en costume traditionnel:

Goran Bregovic:

 
Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mardi 20 janvier 2009

La scène française sonore expérimentale est de plus en plus active avec des programmations qui permettent de découvrir des personnalités aux antipodes du monde du show biz. La Maison des Métallos consacrait un nouveau volet de sa programmation à "Bruits de fond", samedi 17 janvier dernier. Dans la salle Claire, Frédéric Nogray lançait les premiers "bruits" de la soirée sur son ensemble de bols en cristal de roche, générant une sonorité douce presque électro-acoustique. Malheureusement avec un son pas suffisamment puissant pour la taille de la salle. Puis Joachim Montessuis, un "Strong Droner", créateur du label Erratum, et enfin, Ivan Pavlov aka Coh suivaient sur leurs consoles respectives, dans la salle Noire.

Frédéric Nogray:


Joachim Montessuis:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 26 décembre 2008
Dans la nuit hivernale de cette fin d'année 2008, la Nef du Grand Palais s'est illuminée d'un événement en grand écran dédié aux arts audiovisuels. Ce mercredi 17 décembre dernier, il valait mieux être chaudement vêtu pour se rendre à cette invitation car la grande nef concentre la froidure de saison. Mais la programmation impressionnante rassemblant le meilleur de la création numérique vaut le déplacement. Orchestrée par l'Ecole d'art Le Fresnoy, elle comprend 130 oeuvres présentées sur des écrans gigantesques ou minuscules. Avec des oeuvres captivantes ou surprenantes, comme celle de Kurt Hentschlager (Autriche), c'est une façon d'embrasser librement la création numérique dans toutes des fomes et des thèmes très variés. La manifestation clôt la Présidence européenne française.  

Jusqu'au 31 décembre 01 44 13 17 17 / 3W.grandpalais.fr








 
Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 18 décembre 2008

Emanuelle Carcano, l'éditeur célèbre (bien que discret et modeste) dans le monde des expressions sonores contemporaines pour avoir fondé le très respecté label "Alga Marghen" vient d'organiser la première rencontre "Oeuvres sonores" à Beaubourg, le 15 décembre dernier. Le Centre Pompidou a donné carte blanche à Carcano pour la programmation de cette soirée. Ce commissaire éclairé a invité trois artistes fameux dans ce domaine de l'art et du son: le compositeur Charlemagne Palestine, le trompettiste Jac Berrocal et le magicien du son Ghédalia Tazartès (et le groupe Reines d'Angleterre). Ils intervenaient successivement avec différentes performances entrecoupées d'écoutes d'oeuvres de Bernard Heidsieck, Brion Gysin, Robert Ashley, Charles Amirkhanian, Laurence Weiner et du poète John Giorno ancien compagnon d'Andy Warhol...

Jac Berrocal, Charlemagne Palestine, Emanuele Carcano:


Ghédalia Tazartès & Daniel Dehays:
 

Jac Berrocal en pleine performance:
 

La pochette de disque montrant William Burroughs & John Giorno, illustrant l'écoute d'un morceau de ce dernier:
 

Oeuvre de John Giorno illustrant l'écoute d'un de ses morceaux. Galerie Almine Rech:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 28 octobre 2008

Évidemment il y avait une foule et une attente d'une heure environ lors du vernissage de l'exposition Gainsbourg à la Cité de la Musique. Serge Gainsbourg est tout de même le plus grand musicien pop français ! Fascinant parce que ce génie prolifique a excellé dans tous les genres musicaux tout en élevant la chanson populaire française au rang d'art. Mais aussi pour avoir incarné l'époque, les époques qu'il a marquée de son style et de son attitude non-conformiste. Le monde de la mode était particulièrement bien représenté ce soir, sans doute pour deux raisons: Frédéric Sanchez signe le commissariat de l'exposition et pour le rôle prépondérant joué par Gainsbourg dans les images de mode des années 60-70-80. De nombreuses photos et extraits de films composent une impressionnante galerie de jolies filles dont il a été le Pygmalion. Les plus célèbres: BB en cuissardes et Harley Davidson et Jane Birkin au charme faussement naïf.

Jusqu'au 1er mars 2009. Cité de la Musique. Paris

Philippe Manoeuvre interviewé à côté d'un portrait de Gainsbourg photographe:
 

"Lux 11". 1960. Nicolas Scöffer. Objet sonore en acier inox poli "miroir". Brigitte Bardot, habillée d'une robe métallique de Paco Rabanne, a enregistré en 1967 la chanson de Gainsbourg "Contact" devant cet objet créé par le père de l'art Cybernétique. Le tournage s'est déroulé dans le cadre de l'exposition "Lumière et mouvement" au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris, la première exposition d'art cinétique en France:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 21 octobre 2008

Après avoir été lancée à Lyon, la dernière création d'Angelin Preljocaj était présentée à Paris au théâtre de Chaillot, avec le même succès. C'est une salle en délire qui l'a acclamé, ainsi que Jean Paul Gaultier, pour ses fabuleux costumes et Thierry Leproust, pour ses décors très évocateurs d'un univers enchanté. La chorégraphie très narrative reprend tous les temps forts de cette histoire qui fait partie de l'imaginaire collectif. Blanche Neige est très douce, son prince très beau et la méchante reine terriblement diabolique et fascinante.

Le même soir, Françoise Cruz lançait un beau livre consacré à l'œuvre d'Angelin Preljocaj et publié aux éditions Naïve. L'éditrice a mis l'accent sur la pluralité de son oeuvre, de ses collaborations et de ses centres d'intérêt. On y découvre notamment un Preljocaj peintre d'un style fortement réaliste tempéré par des cadrages décalés sur ses modèles.

La méchante reine se mirant en son miroir:
 

Livre de Françoise Cruz sur Angelin Preljocaj aux Editions NaÏve:

 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 17 octobre 2008

Pour la dernière Nuit Blanche parisienne, Ryoji Ikeda a élevé en lumière le double de la Tour Montparnasse. Mais pour un effet plus saisissant que son modèle. L'ensemble des faisceaux lumineux donnait l'impression d'aller frapper là-haut chez Dieu le Père. Et ailleurs dans la capitale, loin de leur source, ils dessinaient une pleine lune.

Certainement l'oeuvre la plus puissante de la soirée et la plus réussie de l'artiste.

 

 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 16 octobre 2008

Le Louvre ouvre progressivement ses départements aux arts vivants avec des soirées Carte Blanche confiées à des artistes, musiciens ou danseurs. Après les chorégraphies de Yann Bridard dans les salles de la sculpture, c'était au tour de Marcelline Delbecq de s'exprimer librement dans les salles de la peinture française. Un spectacle conçu comme un parcours à travers les salles, avec des comédiens jouant verbalement avec les tableaux. Il s'agissait d'interprétations imaginaires des oeuvres, jeu de dialogues entre le comédien et les personnages muets des tableaux, construction d'une histoire de l'art poétique invitant à regarder les chef-d'oeuvres sous un jour inattendu. Ou comment regarder un tableau différemment, loin d'une vision académique de l'histoire. Une très belle soirée.

Deux comédiens interprétant les textes conçus par Marcelline Delbecq pour sa visite guidée du Louvre:


Benoît Delbecq et son piano préparé:
 

Par Florence Muller - Publié dans : Spectacles
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus