Jeudi 22 mai 2008

A l’occasion du quarantième anniversaire de Mai 68, le créateur anglais Paul Smith publie un livre qui regroupe quarante fameuses affiches et posters au puissant graphisme révolutionnaire. Disponible en édition limitée à seulement 68 exemplaires, l’ouvrage est proposé sur le réseau Paul Smith au prix de 1765€. Les plus mythiques affiches de cette époque y sont reproduites sur papier blanc et détachable. La sortie de ce livre intervient au moment du lancement de la première rétrospective réalisée en Angleterre autour d’affiches créées à Paris en Mai 68. Cette exposition est présentée à la Hayward Project Space Galery de Londres, du 1er Mai au 1er Juin prochain.

par Florence Muller publié dans : Livres
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Vendredi 18 avril 2008

Après le lancement de son livre « Histoires de la mode » en Chine le mois dernier, Didier Grumbach, le Président de la Fédération Française de la Couture, du Prêt-à-porter des Couturiers et des Créateurs de mode, présentait la version française de son ouvrage dans le cadre d’une soirée au Musée des Arts Décoratifs le lundi 14 Avril. De nombreuses personnalités assistaient à cette soirée « signature » et notamment Pierre Bergé, Gaby Aghion (fondatrice de la maison Chloé), Gaspard Yurkievich, Andrée Putman... Didier Grumbach a dédicacé près de 450 livres avec toute la gentillesse qui le caractérise, permettant ainsi à ses nombreux admirateurs dont de très nombreux élèves ou anciens de l’Institut Français de la Mode de conserver ce précieux regard sur une histoire racontée par un de ses éminents acteurs. 

Le livre est publié par les Editions du Regard (37 euros). 

 

Didier Grumbach, en pleine séance de signature (à ses côtés, Julie Revuz, jeune collaboratrice de la Fédération) :  
L
a couverture d’Histoires de la mode (défilé Viktor & Rolf, photographie de Simon Procter) :

 

Andrée Putman au premier plan, Lucas Delattre de l’IFM, au second plan :

 

Gaspard Yurkievich :


La journaliste Misako Tamagawa et son mari :  

Gaby Aghion :



par Florence Muller publié dans : Livres
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Lundi 31 mars 2008

Avant même le prochain lancement de son livre en version française au Musée des Arts Décoratifs de Paris, Didier Grumbach a fait le voyage à Pékin pour présenter la version chinoise de l’ouvrage. C’est à l’hôtel Sheraton qu’une première cérémonie avait lieu. Un dîner officiel réunissait autour du Président de la Chambre Syndicale de la Haute Couture, l'ex Ministre du Textile chinois, l’ambassadeur de France en Chine et son épouse, des professeurs, créateurs de mode et l’équipe éditoriale de cette édition qui a nécessité une année de traduction. Une version de luxe de l’ouvrage a été réalisée en Chine avec un choix de papier traditionnel exceptionnel. L’ouvrage a été conçu comme une actualisation du livre Histoires de la Mode publié aux Editions du Seuil en 1993, illustré de 400 photos dont la plupart sont inédites. Didier Grumbach a sélectionné ces images dans les archives de la Chambre Syndicale, chez les créateurs et dans ses archives personnelles. Tout ce qui concerne l’origine du phénomène des créateurs dans les années 60-70 est particulièrement rare. Un deuxième événement acccompagnait cette publication : une conférence donnée par Didier Grumbach à l’Université de Tsinghua, suivie d’une signature.

Didier Grumbach, pendant la conférence : 

 
Les étudiants du programme AMP (lancé en partenariat par HEC, l’IFM et l’Université de Tsinghua), écoutant la conférence de Didier Grumbach :

Didier Grumbach signant son ouvrage pour Xue Lei, Directeur des programmes du département "Executive education" de la School of Economics and Management de l'Université de Tsinghua :

 
Les étudiants attendant leurs dédicaces :
 
Didier Grumbach signant la version chinoise d’Histoires de la Mode :

Sylvie Ebel, Directrice Adjointe de l’IFM, moi-même, Charlotte Xin, une ex étudiante de l’IFM installée à Pékin, Marie Pierre Gendarme de l'IFM (portant une veste d’Eitie/Marcel Marongiu et une écharpe d’Exception de Mixmind) : 
En compagnie de Frankie Xin, créateur de la marque JEFEN, venu assister à la conférence de Didier Grumbach :


A la fin du dîner au Sheraton, les traditionnelles congratulations, avec Jihong Mao, le mari de Ma Ke et ... qui a collaboré avec Didier Grumbach à la préparation du livre :

 

par Florence Muller publié dans : Livres
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Lundi 17 décembre 2007
La librairie Publicisdrugstore des Champs Elysées organisait une soirée consacrée à deux sorties d'ouvrages sur la mode. Une table ronde réunissait Farid Chenoune, auteur d'un livre publié chez Assouline à l'occasion du soixantième anniversaire de la maison Dior, et les trois co-auteurs d'un DVD Rom intitulé "Jeune Styliste".
 
Farid Chenoune a passé de longs mois dans les archives de la maison de l'avenue Montaigne à compulser d'abondantes archives, courriers de Christian Dior, magazines, articles, photographies et les passionnantes "Chartes de fabrication" des modèles, véritables cartes d'identité et journaux intimes des robes de chaque collection, pour écrire cette nouvelle histoire d'une des plus célèbres maison de couture parisienne. Les somptueuses photographies de Laziz Hamani apportent également un regard inédit et très personnel sur cette oeuvre, avec un éclairage et une mise en espace qui auréolent de mystère chaque robe, dont beaucoup n'ont jamais été publiées. Farid Chenoune, avec son talent de détective de l'histoire de la mode, aurait pu écrire un ouvrage en plusieurs volumes sur le sujet. Mais le texte publié plus concentré respecte un équilibre habituel au genre du "Beau livre" en laissant de la place à l'abondante iconographie, composée des photos de Hamani et d'images anciennes dont un certain nombre signées de grands noms de l'histoire de la photographie.

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Vendredi 16 novembre 2007
Le salon Intersélection qui s'est tenu au parc des expositions de Villepinte du 06 au 08 novembre 2007 a organisé en guise d'ouverture une conférence sur les accessoires, ce phénomène au cœur de la mode d'aujourd'hui. Intitulée « la starisation de l'accessoire », cette conférence était animée par Gilles Muller, coordonnateur général de « Paris Capitale de la Création ». Plusieurs intervenants se sont succédés pour témoigner de l'importance de ce thème : Nicole Bernardo, consultante mode au Bon Marché, Isabelle Planchot, Chef de Produit Accessoires de Mode, André SA, Grégory Drouin, Créateur Invité pour Noël par Monoprix, Pierre-François Le Louet, PDG du bureau de style Nelly Rodi, Philippe Waintraub, Chef de Produit et Styliste chez Le Tanneur et Compagnie et Yann Ducarouge, Fondateur & Directeur Général de Lollipops.

La mode des années 90 était dominée par le minimalisme, plus précisement la fin de la décennie. Seule la chaussure était mise à l'honneur mais comme un accessoire indispensable ! Aujourd'hui, en revanche, l'ensemble des accessoires sont devenus des éléments clé de la silhouette, ils la décorent. L'arrivée de John Galliano chez Dior a encouragé cette nouvelle orientation accordant une place prépondérante aux accessoires, et notamment aux sacs, qui envahissent les podiums. Indispensable objet pour parfaire tout look, le sac à main permet à celle qui le porte d'être à la mode sans prendre trop de risques. Un sac en imprimé léopard sera plus facilement portable qu'un manteau dans le même stye !

Pour les marques, les accessoires constituent également un atout de choix. En 2007, la femme française achète en moyenne deux sacs par an contre 0,5 en 2001 ! Moins coûteux à fabriquer qu'un vêtement, les accessoires offrent des marges plus confortables, tout en permettant à ces griffes de se construire une « histoire » autour de ces produits, une identité. Initialement « haut de gamme », les accessoires élargissent leur champ d'action au « moyen de gamme », voire au « bas de gamme ». André, par exemple, développe des sacs afin de permettre à ses clientes de pouvoir s'en offrir plusieurs. Les grandes institutions telles que Chanel, Chloë, Dior… demeurent les principales sources d'inspiration des marques « moyen de gamme ». Aujourd'hui, le luxe fertilise progressivement le moyen et bas de gamme. Malgré tout, une femme riche, qui peut choisir un jean ou un top chez H&M ou chez Zara n'achètera jamais son sac à mains dans ce type de magasins !

Afin de répondre au désir de nombreuses femmes d'acquérir un sac griffé, le site
www.sacdeluxe.fr a été créé. Ainsi, pour des tarifs avoisinants les 15€, il est désormais possible de louer son sac de luxe pour une soirée, une semaine… Qu'il soit un acteur "majeur" de la mode (sac, chaussure, bijoux) ou "détail de mode" (ceinture, chapeau), l'accessoire est omniprésent chez la femme ; mais il se propage également au secteur de la mode masculine caractérisée par une augmentation de l'offre de sacs et de bijoux. L'accessoire se « starifie », il devient indispensable au point que l'on envisage toujours ses tenues avec tel ou tel accessoire et que rien n'est jamais laissé au hasard. Cette année la mode est à l'« oversize » mais aussi au petit « sac pochette ». A quoi ressemblera le "must have" de demain ? A l'heure où les objets que nous y rangeons tendent à disparaître (l'agenda papier se transforme en Blackberry) ou à se réduirent considérablement en taille
(téléphone, Ipod…) il serait intéressant que les marques se penchent sur cet aspect pour créer les sacs du futur.
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Lundi 12 novembre 2007
Ce livre publié dans la collection "Découvertes Gallimard" est signé de deux éminentes représentantes de l'histoire de la mode et du design. Valérie Guillaume, Conservateur en Chef du Patrimoine, ex-conservateur du Musée de la Mode-Palais Galliéra, est actuellement Conservateur au Centre Pompidou. Dominique Veillon est directeur de recherche au CNRS et chercheur associée à l'Institut d'Histoire du Temps Présent. Toutes les deux ont déjà publié plusieurs ouvrages sur la mode.
 
"La Mode. Un demi-siècle conquérant" apporte plusieurs clés d'entrée dans le monde de la mode, en remontant aux sources, dans les années soixante, des phénomènes qui modifient son paysage actuel. L'entrée en matière est résolument contemporaine avec sa structure en quatre chapitres : "Le Corps", "La Mode-Spectacle", "Economies de la Mode" et enfin "Commercialisation et Communication". Ces titres permettent de guider le lecteur à partir de notions qu'il a pu repérer dans la presse de mode depuis une quinzaine d'années et de remonter jusqu'à leurs origines selon un agréable cheminement. A la fin, une sélection de textes "historiques" et d'extraits de presse suggère le regard de chaque époque sur elle-même. Un petit "précis" plaisant, utile et pratique.

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Mercredi 7 novembre 2007
Un magnifique ouvrage, digne d'un bibliophile, accompagne l'exposition organisée au Musée d'Etat des Beaux Arts Pouchkine par Le Conservatoire Chanel et cette institution russe. 
Les liens entre Chanel et les artistes de son temps, mais aussi sa façon de se ressourcer constamment dans la modernité forment les fils conducteur du récit. Il y a aussi la Chanel intime, passionnée et son histoire romancée. Mais l'originalité du livre ne tient pas à cet aspect déjà connu de la "Grande Mademoiselle". Elle est plutôt dans un exposé sensuel et visuel qui se déroule dans l'ordre de la pagination. Avant chaque nouvelle séquence de cette sorte de film à animer en tournant les feuillets, des pages de couleurs introduisent le récit qui suggère plutôt qu'il n'explique. Marika Genty qui signe les textes, évoque des tailleurs "Tous identiques, tous dissemblables, ses tailleurs gansés sont "d'incontournables standards" dont aucune copie n'est venue à bout de l'originalité". Au delà de l'élégance de ce rythme donné par les couleurs et les textures variées, se dégage un sens presque tactile de l'univers de Chanel. Les photographies de Jérôme Schlomoff surprennent les vêtements intimement enlacés avec les meubles du salon "reliquaire" de la rue Cambon. Celles d'Olivier Saillant, au contraire, étonnent par des vues de costumes accrochés sur des cintres, qui par l'irréalisme de leurs poses atteignent à l'intemporalité, à l'état d'objet précieux.

L'exposition a été magistralement conçue sous la direction artistique de Jean Louis Froment qui dit de Chanel : "Elle comprend que la force sublime de l'art, c'est la trace, et, qu'elle est le seul exercice culturel du temps". 
 
L'ouvrage, qui en constitue le reflet et la trace, n'est pas distribué en France pour le moment. 

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Aperçu des pages du livre et des photos d'Olivier Saillant :

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Mardi 30 octobre 2007
Cet ouvrage collectif publié par Dominique Veillon et Michèle Ruffat est le résultat de plusieurs années de recherches menées par un groupe d'historiens, professeurs et experts en mode réunis sous l'égide de l'Institut d'Histoire du Temps Présent (CNRS). Le cadre de ces études dépasse le strict espace temporel de la décennie des années soixante pour remonter aux années cinquante et se terminer dans les années soixante-dix. La chronologie établie par Farid Chenoune commence avec l'arrivée aux Galeries Lafayette de Ghislaine de Polignac, la première styliste de l'histoire et s'achève avec le premier choc pétrolier en 1973 et la fondation de la Chambre Syndicale du Prêt-à-porter des Couturiers et des Créateurs de Mode. Elle recoupe ainsi toute la génèse d'un prêt-à-porter de création qui finit par se dresser face aux anciens tenants des tendances internationales, les grands couturiers.
Au fil des contributions, chaque auteur livre des concentrés de ses sujets de prédilection. Trois grandes parties envisagent les pôles de développement de la mode des sixties : "l' éclatement des lieux de la création", le "Renouveau des pratiques et des représentations de mode" et enfin la "Production et distribution: un rapport de force inversé". Ce qui prépare le terrain au "tout mode" d'aujourd'hui se construit alors sur un élargissement des champs d'expression de la mode, un territoire d'influence, de production et de distribution à l'échelle planétaire, une généralisation de la consommation de produits de mode. Enfin "l'esthétique jeune a remplacé l'esthétique chic".  

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par Florence Muller publié dans : Livres
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