Lundi 19 mai 2008

L’ambassadeur du Qatar à Paris recevait le 14 mai dernier la presse et des personnalités du monde culturel pour présenter le projet d’ouverture le 22 novembre 2008 du Museum of Islamic Art à Doha au Qatar.

Entreprise originale, le musée, placé sous le haut patronage de son Excellence Cheikha Al Mayassa bint hamad bin Khalifa Al-Thani, se veut le reflet du « dynamisme, de la complexité et de la richesse des arts du monde islamique. Il sera un lieu d’études et de conservation de chef-d’œuvres provenant de trois continents et embrassant treize siècles d’Histoire». Outre des présentations permanentes mettant en scène 700 œuvres (manuscrits, céramiques, métaux, verres, ivoires, textiles, bois et pierres précieuses), le musée accueillera d’importantes expositions temporaires.

Construit sur une île artificielle, le bâtiment conçu par l’architecte Pei serait le résultat d’un voyage initiatique « à la recherche de l’âme de l’architecture islamique». Dans le dossier du projet, on remarque en effet de multiples allusions au style traditionnel mais transposé dans une atmosphère minimaliste. Jean Michel Wilmotte signe la muséographie.

 

 

Conférence de presse dans le salon en demi-cercle de l’Ambassade du Qatar :

 

Aperçu de l’architecture de M. Pei :

 

Concert au cours du cocktail qui a suivi la conférence de presse :


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Lundi 28 avril 2008

 

A Moscou, les styles d’architecture se côtoient dans des juxtapositions saisissantes : néo-classique, constructiviste, stalinien… et les immeubles de la nouvelle économie.

Le plus impressionnant reste à mon avis l’architecture stalinienne.

J’ai visité l’une des fameuses maisons de Staline, ces gigantesques bâtiments construits pour loger dans des appartements de prestige les proches du régime, la « nomenclatura ». Tout y est démesuré, même les histoires que l’on raconte. Certains les appellent les maisons des fous. D’autres parlent de fantômes, ceux des hommes que Staline a fait liquider après leur avoir tout donner. Il est aujourd’hui pratiquement impossible d’acheter un de ces appartements devenus inabordables comme tout le centre de la ville, mais même si on m’en offrait un, je n’en voudrais pour rien au monde ! Dès l’entrée, on est glacé par une atmosphère oppressante et un gardien à moitié dingue qui veut vous jeter dehors ! Reste un décor digne de Métropolis.


Architecture constructiviste :

 

 

Une des maisons de Staline :


Entrée de la maison :

 


Bas-relief de l’entrée :


 
Entrée de l’immeuble de style néo-classique :

 

 

 

Eglise où Poutine s’est marié :

 

Le très élégant « Manège » construit entre 1817 et 1825 :

 

 

 

 

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Vendredi 25 avril 2008

La nuit est une activité en soi à Moscou et cela correspond à une certaine tradition historique. Pendant la Belle Epoque, les princes russes animaient de leurs extravagances la vie nocturne parisienne assurant notamment le succès de Maxim’s.

A Moscou, des clubs et des restaurants ouvrent sans arrêt dont beaucoup ferment aussi vite afin de maintenir la curiosité en éveil. Mais selon un journaliste, cette tendance à vivre la nuit serait en train d’évoluer vers une autre forme de convivialité. Les moscovites préféreraient se recevoir entre eux, dans des cadres plus intimistes.

J’ai « testé » quelques clubs comme le Café Most qui fêtait l’exposition du photographe Anton Lange. Ambiance très bling-bling avec des cohortes de filles sublimes assez dévêtues et quelques entraîneuses sans doute en corsets d’Agent Provocateur. Le club « Cricha » qui signifie « Sur le toit » porte bien son nom. Réparti sur plusieurs étages, il offre une vue, sur le toit, sur la toute nouvelle City moscovite construite par l’architecte Norman Foster. Mais interdiction de photographier et inutile de plaisanter avec les impressionnants gardes du corps qui protégent la boîte. Autre service d’ordre qui ne rigole pas au club Justo, très difficile à trouver car il vient de changer d’adresse et aucun passant ne connaît cette nouvelle adresse. Chez Justo, on passe par des détecteurs d’armes à l’entrée ! Mais pour le reste, l’ambiance est très sympathique. De nombreuses salles permettent de choisir entre un concert, une pièce de théâtre, des espaces pour boire ou fumer. C’est d’ailleurs ce qui fait l’attrait en général de ces lieux de nuit, ces espaces fragmentés en plusieurs salles. Je ne verrais pas le tout nouveau « Paradis ». Ce sera pour une prochaine fois.

Pour les restaurants, je recommande le « traditionnel » café Pouchkine au décor reconstitué à l’ancienne et le café Galleria au look contemporain-baroque. 


Avec Pierre Christian Brochet, dans une bonne vieille Lada improvisée Taxi :

 

Le café Galleria :

 

Le café Pouchkine :

 

 

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Mardi 15 avril 2008

Comme chaque année, la marque d’édulcorants Canderel collabore avec une figure du monde de la mode. Après Karl Lagerfeld, Sonia Rykiel ou encore Chistian Lacroix, c’est au tour de la créatrice de lingerie Chantal Thomass de se prêter au jeu du relooking de Canderel. La créatrice a imaginé quatre « Pin up » accompagnées des mentions « un peu », « beaucoup », « passionnément » ou « à la folie ». Le pocket est commercialisé à l’unité en grande distribution. Ses quatre différentes déclinaisons sont aussi réunies et proposées dans une boîte à chapeaux rose, en vente à la boutique Chantal Thomass de la rue St Honoré à Paris. 
 



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Lundi 7 avril 2008

La fondation Cartier consacre une exposition à la légende du rock Patti Smith. Cette musicienne-poêtesse l’a conçue elle-même comme une sorte de portrait intime, un parcours parmi les différentes facettes de sa personnalité : dessins, photographies, objets, installations comme celle en hommage à Robert Mapplethorpe. C’est cet aspect intimiste de l’exposition qui devrait passionner les fans.

Le jour du vernissage Patti Smith était très à l’aise, très détendue. Elle se laissait photographier et interviewer par les nombreux journalistes avec gentillesse et sans jamais jouer à la star. Bien des simili-star devraient en prendre de la graine !

Je me suis souvenue de l’avoir croisée un jour dans une rue de San Francisco et de l’avoir reconnue à la dernière minute. Je l’avais prise pour un photographe. Sa longue silhouette d’allure bohémienne ne laisse pourtant pas indifférent.


Fondation Cartier. Jusqu’au 22 juin.





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Mercredi 2 avril 2008

Impossible de remarquer ce quartier populaire authentique du Nord-Ouest de Pékin depuis la grande avenue qui le borde (Fuchengmen). Seul un marché aux oiseaux le dimanche créé une micro animation sur la grande artère. Mais si on suit les quelques personnes qui surgissent de derrière les maisons, on découvre tout un dédale de ruelles anciennes (hutongs) bordées de maisons construites à l’ancienne. Certaines sont en reconstruction et permettent d’observer que les techniques n’ont pas changé : murs en briques, piliers et charpentes en bois, montée à tenons et mortaises, toiles en tuiles… On peut ainsi avec ces matériaux et ces savoirs-faire reconstruire de l’authentique ancien-neuf !

Mais dans ce quartier rien ne semble fait pour épater le bourgeois ou le touriste. D’ailleurs on nous regarde comme des ovnis, mais on finit par s’intéresser à nous, au fil des achats en tout genre, puisque partis du marché aux oiseaux, nous traversons des échoppes de petits chats, chiens, lapins (je vous rassure, vendus comme animaux de compagnie)… puis poissons d’ornement, migales, scorpions… Puis des plantes, des noix, des antiquités, et des cuisines en plein air… De quoi aller de surprises en surprises pendant deux heures avant d’aller visiter le musée Lu Xun.

Le musée dédié à l’homme de lettres Lu Xun (1881-1936) occupe l’emplacement d’une de ses anciennes maisons. Il ne reste rien de la maison achetée par l'écrivain en 1924, mais le musée présente dans une muséographie un peu « socialiste » une partie des 30 000 objets et documents souvenirs évoquant la vie du grand homme.

Au marché aux oiseaux :

Les cages sont aussi jolies que leurs occupants :
Il n’est pas rare de voir l’uniforme toujours porté comme par ce vendeur d’oiseau :

Super display !

Rien ne vaut deux noix à malaxer pour se déstresser :

Un marchand de piques à point d’acupuncture montre à Lucas Delattre comment s’en servir. Bien joué, il gagne un client !

Trop mignon !

Des vers de différents calibres :

Poissons en tous genres :

Plantes en tous genres, difficile à identifier :

Restaurant en plein, au vrai coin de la rue :

 

Visite de Chantier :

 

Au Musée Lu Xun, un des bureaux de l’écrivain devant une vue de son quartier dans les années 20 :

 

Portrait de Lu Xun. Trop beau !

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Mercredi 30 janvier 2008
Plusieurs rendez-vous ponctuent le parcours des défilés et rompent la ligne toute tracée des enchaînements de défilés.
 

Lancement de la collection de papeterie d'Olivier Saillard.
Au Bon Marché, dans un petit salon très privé, Olivier Saillard présentait ses objets de papeterie de mode qui seront en vente dans le magasin à partir d'avril prochain. Tous portent des textes et ses fameux poèmes qui depuis quelques saisons défilent dans ces défilés sans robes qui n'existent que par le verbe. Papier d'emballage, carte à imprégner de parfum, carnet de notes, chemises à documents, sacs... Cette collection "Griffonage" s'inscrit  ainsi bien dans la continuité des "shopping-poêmes".

Le "couturier-performeur" annonçait la collection habillé en homme sandwich :
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Cocktail de lancement de la collection de robes de chambre de Christophe Robin.
Zoran recevait dans la boutique Homme de Maria Luisa et présentait la dernière activité de Christophe Robin, couturier en robes de chambre... de luxe, c'est inutile de le préciser. Confection dans laquelle les doublures sont aussi importantes que le dessus, dans la tradition des robes d'intérieur de gentlemen. Les imprimés exclusifs faisaient éclater leurs couleurs rehaussées par de vrais bouquets de fleurs dans les vitrines de la rue du Mont Thabor.

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A l'ambassade de Grande Bretagne.
Au fond de décor le trône de sa royale majesté et au milieu de la galerie des glaces de l'ambassade, le défilé de Saint-Hill Couture.

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Jeudi 24 janvier 2008
Une carte au design parfait, avec sa signature en suspension maintenue comme un mobile. Voilà un objet digne de rester hors de son enveloppe et de poser comme une fragile sculpture de papier, au delà de la convention de souhait de bonne année.
 
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Mardi 15 janvier 2008
H&M ne se contente pas d’être une marque 100% « fashion addicts » avec ses lignes signées par des stars de la mode, de la musique et du cinéma. Depuis quelques années, H&M s’est engagé en faveur de la prévention du sida. « Fashion against AIDS » est le nom donné à une collection qui sera commercialisée en février prochain. Cette collection est le fruit d’une collaboration entre des créateurs de l’association « Designers against AIDS » et des artistes de renommée internationale tels que Rihanna, The Cardigans, Timbaland... L’objectif de cette initiative est de sensibiliser l’opinion publique à la lutte contre le Sida. Artistes et créateurs ont participé gratuitement à cette collection et 25% du produit des ventes sera reversé à des missions de prévention de la maladie à travers le monde. L’opération s’engage également sur la voie de la mode éthique qu’H & M a déjà exploré par ailleurs dans la fabrication d’autres lignes de vêtements. Toutes les pièces sont fabriquées à partir de coton certifié 100% biologique. Margareta Van den Bosh, responsable des collections chez H&M, n’hésite pas à annoncer sur les étiquettes « ce que pourrait être le vêtement le plus important que vous n’ayez jamais eu entre vos mains ».
La ligne « Fashion against AIDS » comprend des tee-shirts, des tops et des sweat shirts aux graphismes colorés. Ils portent tous un message ainsi que le nom de leur créateur. Les prix s’échelonnent entre 11 et 28 euros. 
 
La chanteuse Rihanna pose pour la campagne publicitaire :
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Jeudi 10 janvier 2008
La chocolaterie Puyricard, fondée par Jan Guy et Marie-Anne Roelandts en 1967, est aujourd'hui dirigée par le fils aîné Tanguy. Une famille originaire de Bruxelles, une des capitales du chocolat, qui après un long séjour en Afrique a décidé de s'installer dans le sud de la France, donnant la préférence au soleil méditerranéen sur la grisaille belge. L'entreprise bien qu'expatriée a réussi à imposer sa marque baptisée du nom du village proche de l'atelier d'origine à partir d'une  dizaine de boutiques en propre. L'actualité, c'est l'installation d'une boutique sur la 5ème avenue à New York et la création d'un chocolat en collaboration avec le chorégraphe Angelin Preljocaj dont la compagnie et le Pavillon Noir sont installés à Aix en Provence. Tanguy Roelandts a conçu le "Angelin N°100" en s'inspirant de la personnalité de l'artiste. Ce chocolat associe la menthe fraîche au poivre noir dans un duo de puissance et douceur. Le décor à la feuille d'or reprend les notes personnelles que le chorégraphe prend sur un carnet au cours de ses créations. Le parfum et l'essence de la création en cours s'expriment ainsi dans une friandise qui s'inscrit bien dans la tendance à la préciosité qui caractérise l'univers de la chocolaterie.

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